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48 800 euros …

(Pierrepapier) C’est le prix moyen au mètre carré de l’immobilier de luxe monégasque. Selon le conseil en immobilier Savills, la principauté reste le marché le plus cher au monde, devant Hong Kong. Paris est en 10e position, à 14 500 € le mètre carré moyen…
+18% en 2018… Non seulement l’immobilier de luxe monégasque est le marché le plus cher du monde (48 800 € le mètre carré moyen… (ou : 48 800 €/m2 en moyenne), mais il est le seul à avoir affiché une progression à deux chiffres l’an dernier.

D’après une étude publiée en mai dernier par le conseil en immobilier Savills, le marché résidentiel de luxe mondial a connu une année 2018 en demi-teinte. Sa croissance, sur l’ensemble de l’année écoulée, s’établit à seulement 2,3% (contre 3,4% en 2017), en raison d’un second semestre en net ralentissement : +0,3%. « Les valeurs du résidentiel de luxe s’installent dans une tendance de croissance des prix plus lente et plus régulière, et nous ne prévoyons pas un retour à une croissance annuelle à deux chiffres comme celle que nous avions connue avant la crise financière mondiale », expliquait alors Sophie Chick, directrice de Savills World Research.

Certaines villes ont même connu un recul de la valeur de leur immobilier haut-de-gamme. C’est le cas, notamment, de New York (-4,3% sur l’année), de Dubaï (-6,1%) ou, dans une moindre mesure, de Londres (-2,1%). D’autres, au contraire, ont continué à progresser fortement, comme Berlin (+9,1%), Paris (+4,5%), Madrid (+4,3%), ainsi que les principales villes asiatiques, tels Shanghai, Singapour ou Hong Kong (+7,9% à +7,3% de hausse). Pour Savills, les principaux facteurs expliquant ces nouvelles tendances sont « les mesures de réduction de la croissance des prix, les conséquences du Brexit qui ont bloqué le marché londonien, l’essor de la demande dans les villes européennes continentales à moindre valeur, et l’envolée continue des économies technologiques des villes de la côte ouest ».

Le conseil en immobilier ne s’inquiète pas outre mesure. Les plus grosses fortunes mondiales vont continuer à « ajouter une ou plusieurs propriétés résidentielles à leur portefeuille d’investissement ». Mais, estime-t-il, « à mesure que les villes atteindront leur maturité sur la scène internationale, le potentiel de croissance des prix, jusqu’ici spectaculaire, diminuera ». Il y aura, bien sûr, des exceptions. A court terme, ce sont les villes européennes qui devraient connaître les taux de croissance des prix les plus élevés, « en raison du Brexit, des prix plus bas et d’une confiance renouvelée dans des marchés comme celui de l’Espagne ». Autre cas particulier : Monaco. Dans une étude complémentaire publiée début juillet, Savills constate que la principauté monégasque « jouit d’une réputation inégalable par les grosses fortunes », ne serait-ce qu’en raison de l’attrait pour le statut de résident fiscal monégasque… L’an dernier, ce sont un peu plus de 2,7 Md€ d’actifs résidentiels qui s’y sont échangés (+31% vs 2017), pour un prix de vente moyen de 5,2 M€. Conséquence : les valeurs moyennes de l’immobilier résidentiel de luxe pour Monaco sont maintenant 237% plus élevées qu’à Paris, 176% plus élevées qu’à Londres et 10% plus élevées qu’à Hong Kong…

 

 

Source : pierrepapier.fr

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