Plus que la taille de la maison à vendre à une clientèle internationale, la superficie du terrain et sa vue font le prix. Pour des biens de qualité, les prix de l'immobilier résidentiel ont quasiment doublé depuis dix ans. Pour des actifs d'exception, la hausse est encore plus spectaculaire. « Jusqu'à 4 millions de francs suisses (3,3 millions d'euros), les biens immobiliers sont achetés par des résidents suisses. Au-delà les propriétés intéressent des acquéreurs étrangers ». En fait, il s'agit des cadres des multinationales domiciliées essentiellement près de Lausanne, les expatriés, et les fameux « forfaitistes » comme les Suisses nomment ces étrangers établissant leur résidence fiscale en Suisse. Qui dit résidence fiscale, dit résidence principale dans la confédération. Sur la rive gauche très cotée du Lac Léman, en limite de Genève, à Cologny, les transactions se concluent sur la base de quelques dizaines de millions de francs suisses. Et même lorsqu'un franc suisse s'échange sur la base de 0,83 euro, les sommes sont loin d'être négligeables. « Des acquéreurs russes font la course à la surenchère pour s'offrir une villa dans la commune des milliardaires » confient un observateur. Dans cette petite commune de 4.871 habitants, la superficie des parcelles se chiffre à 1.527 mètres carrés par habitants ! Et les transactions peuvent grimper jusqu'à une quarantaine de millions de francs suisses. Entre Genève et Lausanne, cette fois dans le canton de Vaud, les prix sont encore élevés, mais un peu plus sages.