La priorité, c'est donc l'organisation des marchés qui doit être remise à plat à l'occasion de la révision de la directive sur les marchés d'instruments financiers (MIF). On est allé trop loin dans la libéralisation des marchés avec l'ouverture à la concurrence des différents lieux de passation des ordres, parfois au détriment de la sécurité des émetteurs et des investisseurs. Il faut aussi asseoir le pouvoir de l'autorité européenne des marchés financiers (...)
Dans le contexte de crise, nous avons fait de la protection de l'épargne notre première priorité et considérablement accru notre vigilance sur la commercialisation. Mais j'ai un regret, notre action pourrait être plus efficace si la régulation et le contrôle de la commercialisation des produits d'épargne n'étaient pas morcelés entre l'AMF et l'ACP. Je suis favorable à une autorité unique qui superviserait la distribution de l'ensemble des produits d'épargne, y compris ceux des assureurs et des banques. Je suggère aussi à mon successeur d'être plus offensif sur l'encadrement des métiers du conseil. On l'a vu après l'apparition de « petits Madoff » dans le Var ou en Bretagne : on ne peut pas laisser des milliers de CIF être aussi peu encadrés. Enfin, il faut progresser au niveau de la gouvernance.
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