Les banques vivent depuis un an le syndrome de la douche écossaise en Bourse. Les valorisations des établissements d'Europe continentale se sont effondrées au cours de l'été 2011, consécutivement à la crise de la zone euro. Les deux injections de liquidités de la BCE, en décembre 2011 et février 2012, ont donné une bouffée d'air frais au secteur, qui a repris des couleurs en Bourse entre janvier et mars 2012. L'action BNP Paribas, deuxième capitalisation européenne, traite à 0,58 fois son actif net par action. La Société Générale affiche un maigre multiple de 0,45.
«Tant que demeurera une inquiétude sur la situation de la zone euro, la décote subsistera. Les établissements les mieux valorisés sont ceux qui sont le moins exposées aux pays comme l'Italie ou l'Espagne». «Les écarts entre acteurs sont justes, estime l'analyste. Les investisseurs détestent les incertitudes; or, ils ne connaissent pas la valeur de ce qui figure dans les livres des banques exposées aux dettes souveraines. Ils expriment notamment leurs doutes sur la composition du bilan par rapport au montant des fonds propres disponibles.»