"Le marché qui a vécu une nouvelle semaine d'apaisement sur le front de la crise de la dette en Europe, devrait continuer sur cette lancée dans les prochains jours, d'autant qu'aucune nouvelle macroéconomique ne risque de perturber la tendance", a expliqué Renaud Murail, gestionnaire de portefeuilles chez Barclays Bourse.
Le marché a repris confiance depuis que le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi s'est dit prêt fin juillet à se porter au secours de la zone euro, y compris en intervenant sur le marché obligataire.
Cette perspective a maintenu l'indice parisien entre 3.400 et 3.500 points et limité l'impact des inquiétudes sur le ralentissement économique mondial.
La tendance est aussi soutenue par l'attente d'une demande d'aide financière globale de l'Espagne, en sus de celle déjà prévue pour ses banques. Les investisseurs voient dans ce scénario une bonne nouvelle, tablant qu'une telle demande enclencherait l'intervention tant attendue de la BCE.
"Mais attention", rappelle M. Murail, "la bonne tenue du marché repose uniquement sur des anticipations et des rumeurs, ce qui est très fragile et risque de se traduire par une violente réaction dans l'autre sens, si le marché devait être déçu à la rentrée".