"Les ressources collectées par le Livret A «sont considérables» et toute disposition le «favorisant davantage peut entraîner des effets de transferts massifs entre catégories d'épargne financière qui peuvent avoir des conséquences fortes sur le financement des entreprises, des ménages et de la dette publique», a averti Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et président de l'observatoire de l'épargne réglementée.
«Il y a actuellement très largement de quoi financer une accélération du programme de construction et de rénovation du logement social, il faut prendre les choses dans l'ordre et commencer par les projets de construction», a estimé le gouverneur. Les fonds d'épargne gérés par la Caisse des dépôts et consignations, qui centralise 65% des encours de livrets A et LDD, affichait un ratio de ressources sur prêts au logement social de 152,9% à fin 2011, et même 156% début 2012 en intégrant la capitalisation des intérêts, contre un ratio minimum de 125% requis par la loi."