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Analyses de marchés

Les bourses européennes attendues en repli, la géopolitique reprend le dessus (Richelieu Gestion)

16
Nov
2022

La Bourse de New York a terminé en hausse mardi, aidée par la confirmation d’un ralentissement de l’inflation, mais l’élan s’est essoufflé en fin de séance, faute de conviction. Le Dow Jones a gagné 0,17 %, l’indice NASDAQ a pris 1,45% et l’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,87 %. Wall Street avait démarré la séance sur les chapeaux de roue, le S&P500 gagnant jusqu’à 1,80 %, porté par une volée de bons indicateurs macroéconomiques et de résultats de sociétés jugés satisfaisants.

Les principales Bourses européennes sont attendues sans grand changement mercredi dans l'attente d'éclaircissements sur le risque d'extension du conflit en Ukraine après qu'un missile de fabrication russe a fait deux morts en territoire polonais, déclenchant une série de consultations au sein de l'Otan tandis que Moscou démentait toute implication.

Les contrats à terme sur indices suggèrent une baisse de0,23% pour le CAC 40 à Paris et de 0,08% pour le Dax à Francfort, et une quasi-stabilité pour le FTSE 100 à Londres comme pour l'EuroStoxx 50.

On ignore toujours d'où a été tiré le missile qui a tué deux personnes en Pologne, à quelques kilomètres de la frontière ukrainienne, en fin de journée mardi après une nouvelle vague de tirs de missiles russes sur des infrastructures énergétiques en Ukraine. La nouvelle inquiète d'autant plus que la Pologne est membre de l'Otan et qu'elle pourrait, si une agression était établie, invoquer l'article 5 du traité de l'Atlantique nord sur la solidarité entre Etats membres en matière de défense.

Au sommet du G20 à Bali, le président américain, Joe Biden, a déclaré que le missile n'avait probablement pas été tiré de Russie et l'agence Associated Press a ensuite cité des responsables américains selon lesquels il pourrait avoir été tiré par l'armée ukrainienne pour tenter d'abattre un missile russe. Moscou a démenti que ses missiles aient touché le territoire polonais, évoquant "une provocation délibérée".

Ces interrogations occultent pour l'instant l'effet bénéfique des chiffres inférieurs aux attentes des prix à la production aux Etats-Unis en octobre, qui confortent l'hypothèse d'un début de ralentissement de l'inflation.

Au Royaume-Uni, la hausse des prix à la consommation s'est en revanche accélérée le mois dernier pour atteindre11,1% sur un an, son plus haut niveau depuis 1981.

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