Parlons finance

Investissements des entreprises : la reprise sera plus rapide qu’en 2009 (DNCA Investments)

Il est commun de dire qu’un bilan constitue la photo patrimoniale d’une entreprise. Comparées d’une année à l’autre, les variations du capital obligataire et social permettent, à la manière d’un arboriculteur qui déduit de la distance entre les cernes d’un tronc les traces de maladie, de se figurer les épisodes de crise traversés par une société, et le cas échéant, si elle en est sortie plus résiliente ou durablement affaiblie. A l’approche de la clôture du premier semestre, les bilans des grandes entreprises cotées présentent des déformations atypiques, impropres à représenter l’intensité de la crise économique causée par plusieurs trimestres de confinement. Le passif s’est gonflé par le recours à l’endettement à des conditions avantageuses, grâce à la politique de stabilisation financière des banques centrales. Cependant, grâce à un retour plus rapide que prévu de la demande et à une gestion active de leur besoin en fonds de roulement (parfois trop prudente) les sociétés n’ont finalement pas eu à tirer sur ces liquidités de précaution empruntées à des taux bonifiés. Les voilà désormais qui pèchent par excès de disponibilités : aux États-Unis, près d’1,5 trilliard de dollars de trésorerie s’accumulent sur les comptes des grands groupes : c’est une fois et demie le niveau de 2019. Au sein du Stoxx 600 Europe, ce montant représente près de 15% du bilan des entreprises. (…)

 

Lire la suite

Afficher plus

Club Patrimoine

Club Patrimoine, média de référence destiné aux professionnels du patrimoine avec plus de 50 000 abonnés, vous propose toute l’actualité patrimoniale, financière et de ses acteurs.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page