Les experts du patrimoine privé et professionnel
   Edito
L’Europe du Sud est malade de son chômage...
 
par Jean-Pierre CORBEL
 

La première nouvelle de la semaine, c’est bien sûr le chômage…
5 millions de chômeurs en France si l’on tient compte des personnes exerçant une activité réduite et   des chiffres d’outre-mer, c’est énorme et c’est un chiffre que l’on n’entend pas souvent !
Oui, l’Europe du Sud est malade de son chômage. L’Espagne a passé la barre des 6 millions de chômeurs soit 27% de la population active… La France est dans le camp de l’Europe du Sud… Avec un taux supérieur à 20% si l’on prend en compte les chiffres réels… On n’ose pas imaginer les conséquences… D’autant plus que pendant que des pays comme  l’Espagne réforment et attirent de nouveaux investisseurs, La France s’endort… A la Une du Point, une vraie question : « Les Français sont-ils paresseux ? ». Et les chiffres sont éloquents : Nous sommes les derniers de la classe en termes de durée effective du travail des salariés… Et les premiers pour ce qui est de l’âge de départ à la retraite… En revanche, les Français non salariés travaillent plus qu’ailleurs en Europe… En réalité, ils travaillent plus pour payer plus de charges et d’impôts… L’écart se creuse et comme l’aurait écrit Boris Vian : Y a quelque  chose qui cloche là dedans !!!
Et toujours aucune réforme en vue ??? 
Et bien si… Il semble que le Président veuille faire machine arrière sur la taxation des plus-values mobilières… Et même arrière toute… Si les plus values resteront bien taxées à L’IR elles suivraient deux régimes d’abattement… Le premier régime, de droit commun, prévoirait des abattements jusqu’à 65 % (dont 50 % au bout de deux ans de détention). Le second, ouvert aux investisseurs dans des entreprises de moins de 10 ans, ainsi qu’à tous les bénéficiaires des exonérations actuelles (départ à la retraite), portera l’abattement maximum à 85 %.

C’est un choc culturel par rapport à la première année du quinquennat… Espérons qu’il ne soit pas trop tard en terme de confiance et que le risque social ne soit pas trop prégnant !
La Bourse de Paris a fait parlé d’elle cette semaine.

Après avoir touché son plus bas de l’année à 3 600 points, le CAC vient flirter à nouveau avec les plus hauts avec une hausse de plus de 5 % en deux jours… Et pour de mauvaises raisons… L’Expansion titre « la Bourse de Paris attend la BCE au tournant »… Mauvaises nouvelles partout, mais aussi en Allemagne et les marchés attendent que la BCE fasse tourner la planche à billet et baisse les taux… La cavalerie dans tous les sens du terme en fait… Guillaume Dard, patron de Montpensier Finance, sur BFM conclut qu’ « on ne pourra pas attendre le moment où tout ira parfaitement bien pour investir dans la bourse parce que le marché a toujours une capacité d’anticiper (…) »

Ma conclusion est simple, il est de plus en plus difficile pour un particulier de jouer sur les marchés du fait de la volatilité… C’est un peu comme une douche froide, il faudrait entrer et sortir très vite ! Deux options donc : décider son niveau de risque et rester investi pour jouer les grandes tendances ou investir sur des fonds flexibles… C’est mon top de la semaine…
Mais les gérants peuvent aussi se tromper et prendre ce que l’on appelle des « portes de saloon »… D’où la nécessité de la diversification sur les meilleurs fonds flexibles… Un exemple cette semaine : CPR CROISSANCE REACTIVE...

C’est impressionnant de régularité… Un des meilleurs fonds du marché à retrouver dans la rubrique fonds de la semaine sur Club Patrimoine.

Et juste pour rire,  tout le monde sait que je suis passionné d’art contemporain mais dès que vous laissez l’Etat s’en mêler, c’est n’importe quoi… Regardez cette photo dans Capital… Les locaux du FRAC PACA… Non, ils ne sont pas en travaux… Echafaudage ou sculpture, l’objet d’une créatrice italienne s’est vendu pour la bagatelle de 22 000 euros… Vive la Crise, non ?

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par Safaa Benfarhat (CPR AM)
 

La crise de la dette a mis en évidence la nécessité de repérer les déséquilibres macroéconomiques au sein de la zone euro pour mieux les prévenir et ainsi permettre, peut-être, d’éviter la divergence des économies à laquelle nous avons assisté durant la dernière décennie. Le pacte budgétaire entré en vigueur en janvier dernier et le six pack l’an dernier sont venus élargir le spectre des grandeurs macroéconomiques sous surveillance européenne. La balance commerciale, qui retrace les transactions de biens et services d’un pays avec le reste du monde, fait aujourd’hui l’objet d’une surveillance européenne accrue. En effet, le creusement des déficits commerciaux de certains pays membres de la zone euro durant la dernière décennie, causé en partie par un accroissement rapide des coûts unitaires du travail et par une perte de compétitivité des entreprises, a creusé les déficits courants de ces mêmes Etats, ce qui, couplé à l’insuffisance de l’épargne nationale a rendu d’autant plus hasardeux le refinancement des Etats sur les marchés financiers.  Trois années après le déclenchement de la crise, qu’en est-il des déséquilibres de la balance commerciale ?

Les consolidations budgétaires et les réformes structurelles mises en place en zone euro depuis le début de la crise ont eu entre autres pour conséquence un redressement des balances courantes des pays dits périphériques, via, principalement, une amélioration des balances commerciales. Par quels mécanismes ? Tout d’abord, la baisse des dépenses publiques, l’augmentation du chômage et la nouvelle pression fiscale ont eu pour conséquence, malgré une baisse du taux d’épargne, un recul de la demande des ménages et une baisse des importations. Par le même raisonnement, et confrontées à une crise sans précédent et à des difficultés de financement, les entreprises ont diminué leur production et leurs investissements, touchant encore un peu plus les importations. En Grèce, par exemple, entre 2008 et 2012 , les importations ont chuté de près de 30%, dont 20 points de pourcentage sur la seule année 2009. De même, les importations espagnoles, portugaises et irlandaises ont connu un recul de plus de 12% alors que, sur la même période, les importations allemandes et françaises ont augmenté de 8%, malgré le fort recul enregistré en 2009.

Parallèlement, les politiques structurelles parfois brutales menées dans les pays périphériques, notamment pour flexibiliser le marché du travail et améliorer la compétitivité des entreprises, ont porté leurs fruits. Entre 2010 et 2012, nous avons assisté à une diminution des coûts salariaux unitaires dans les pays périphériques les plus touchés par la crise, qui associée à une baisse de l’euro, a permis aux entreprises de gagner en compétitivité et aux Etats concernés de dynamiser leurs exportations. Ainsi, entre 2008 et 2012, les exportations de biens de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne ont bondi de respectivement 44%, 17% et 13%. Conséquence directe, et malgré le contexte de récession et de recul de la demande mondiale, la balance commerciale de ces pays a connu un redressement significatif – le déficit commercial de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal  a été divisé au moins par deux entre 2008 et 2012 et l’excédent irlandais est passé de 28Mds€ à 42Mds€ sur la même période, l’Espagne, l’Irlande et le Portugal ayant même réussi à gagner des parts de marché à l’exportation.

L’ajustement des balances commerciales a entraîné l’ajustement des balances courantes des pays périphériques les plus touchés par la crise et la réduction des déséquilibres intra-zone euro, essentielle à une résolution de la crise. Le redressement des exportations italiennes est moins spectaculaire mais l’Italie a tout de même vu son solde commercial passer d’un déficit, certes léger, en 2008 à un excédent en 2012. Seule ombre au tableau, la France dont les importations ont crû plus vite que les exportations, et qui est l’un des rares Etats membres de la zone euro à avoir vu son déficit commercial se creuser significativement durant la crise, creusement de quelque 13 milliards d’euros.

 
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par Jean-Pierre Corbel
 

Club Patrimoine : La deuxième édition des assises de la pierre papier se tiendra le 10 juin prochain à Paris.  Olivier Calon, vous êtes directeur du développement de www.pierrepapier.fr, organisateur de cette manifestation. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Olivier Calon : Il était important, compte tenu des niveaux de collecte atteints par les SCPI ces dernières années, de proposer au marché une journée professionnelle spécifiquement dédiée au sujet de la pierre papier… Ce raisonnement est corroboré par l’intérêt des professionnels pour le site www.pierrepapier.fr et l’importance de son trafic… Mais au delà du monde virtuel, rien ne remplace une manifestation qui permette aux différents acteurs de se rencontrer et de mieux se connaître… le succès de la première édition des assises l’an dernier nous a poussés à persévérer… 20 exposants et plus de 500 participants à cette seconde édition et surtout une adhésion du marché avec l’agrément de toutes les associations qui ont entériné 3 à 4 heures de formations validantes. Deux conférences plénières (“La pierre papier se met au vert” et “peut-on faire confiance au logement”) et 6 ateliers compléteront notre organisation… J’animerai moi-même l’atelier : “pierre papier et assurance-vie”.

CP : Effectivement les SCPI c’est à la mode et les assureurs vont chercher l’immobilier pour assurer le rendement des fonds en euros… Tout cela ne  prépare-t-il pas une bulle au moment où l’on dit que l’immobilier est au plus haut ?

O.C : Nous souhaitons aborder cette question sans tabous à l’occasion d’un atelier sur les SCPI passées au crible de l’analyse financière, atelier  animé par Pélagie Terly de l’Agefi actifs au cours duquel les sociétés de gestion joueront au jeu de la vérité et de la transparence « drivées » en cela par  Pierre Schoeffler, Senior Advisor à l’IEIF. Pour l’assurance vie Christian CACCIUTOLO, Daniel COLLIGNON, Gilles GRENOUILLEAU témoigneront de leur expérience de pionniers de la pierre comme élément d’actif des contrats.

CP : Vous vous rapprochez aussi de la distribution avec un atelier sur l’ingénierie patrimoniale et un atelier sur l’optimisation fiscale…

O.C : Le distributeur aujourd’hui s’appelle CIF et le CIF a un devoir de conseil et de suivi qui est la clé de vote de la distribution moderne… Il doit positionner le produit qu’il propose par rapport à son environnement. Il a également un devoir de lecture et de traduction des bulletins trimestriels. Les « Assises de la pierre papier », c’est la rencontre de l’industrie et des CIF pour répondre aux enjeux réglementaires et à la bonne pratique du conseil telle qu’elle s’impose aujourd’hui.
Le nombre de place est limité… N’oubliez pas de vous inscrire  pour la journée du 10 juin sur le site
www.lesassisesdelapierrepapier.fr

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   Question de fonds
 
par Buy Stop
 

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