Assurance-vie : la collecte reste à des niveaux records en 2026

En mai 2026, l’assurance vie enregistre une collecte nette de 4,0 milliards d’euros, en progression de 0,3 milliard d’euros par rapport au même mois de 2025. Ce niveau, bien qu’en retrait par rapport à avril 2026, demeure nettement supérieur à la moyenne observée sur les dix dernières années, établie à 1,4 milliard d’euros pour un mois de mai.
Traditionnellement favorable à l’assurance vie, le mois de mai confirme sa dynamique historique. Depuis le début du siècle, seules 3 années ont enregistré une décollecte sur cette période, ce qui souligne la régularité du produit dans les cycles d’épargne.
La collecte nette repose principalement sur les supports en unités de compte, qui contribuent à hauteur de 2,8 milliards d’euros, tandis que les fonds en euros participent à hauteur de 1,2 milliard d’euros. Cette répartition illustre la transformation progressive de l’allocation de l’épargne vers des supports plus diversifiés.
Des cotisations stables et une progression annuelle marquée
Les cotisations atteignent 14,0 milliards d’euros en mai 2026, un niveau stable sur un an. Dans le détail, les versements sur les fonds en euros progressent légèrement de 1%, soit 0,1 milliard d’euros, tandis que ceux en unités de compte reculent de 3%, soit 0,1 milliard d’euros.
Sur les cinq premiers mois de l’année, la dynamique apparaît nettement plus soutenue. Les cotisations cumulées s’élèvent à 88,5 milliards d’euros, en hausse de 7,8 milliards d’euros, soit une progression de 10% par rapport à la même période de 2025. Cette croissance concerne à la fois les unités de compte, en hausse de 11%, et les fonds en euros, en progression de 9%.
La part des unités de compte s’établit à 34% des cotisations en mai 2026 et à 38% depuis le début de l’année, traduisant une orientation toujours significative vers ces supports.
Un recul modéré des prestations et une épargne nette en hausse
Les prestations versées en mai 2026 s’élèvent à 10,0 milliards d’euros, en légère baisse par rapport à mai 2025. Cette évolution s’explique par le recul des prestations sur les fonds en euros, en baisse de 5%, tandis que celles en unités de compte restent stables.
Depuis le début de l’année, les prestations atteignent 59,8 milliards d’euros, en hausse limitée de 0,5 milliard d’euros, soit 1%. Cette progression est portée par les unités de compte, en hausse de 0,9 milliard d’euros, alors que les fonds en euros enregistrent un léger recul de 0,4 milliard d’euros.
Dans ce contexte, la collecte nette cumulée sur les cinq premiers mois de 2026 s’établit à 28,7 milliards d’euros, en hausse de 7,3 milliards d’euros sur un an. Les unités de compte représentent 21,6 milliards d’euros de cette collecte, contre 7,1 milliards d’euros pour les fonds en euros.
Un encours en forte progression et un rôle économique affirmé
L’encours total de l’assurance vie atteint 2 162 milliards d’euros à fin mai 2026, en hausse de 5,7% sur un an, soit une augmentation de 117 milliards d’euros. Ce niveau confirme le poids central de ce placement dans le patrimoine financier des ménages.
L’attractivité de l’assurance vie s’inscrit dans un environnement marqué par une moindre compétitivité de l’épargne réglementée et des dépôts à terme. La décollecte observée sur le Livret A, à hauteur de 5 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de l’année, participe à cette réorientation des flux d’épargne.
Par ailleurs, la réallocation progressive des plans d’épargne logement arrivant à échéance constitue un facteur de soutien. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL sont concernés, représentant un encours de 93 milliards d’euros susceptible d’alimenter l’assurance vie.
Les rendements des fonds en euros, associés à la bonne tenue des unités de compte, contribuent également à maintenir un niveau élevé de collecte. Les assureurs proposent des taux bonifiés, en moyenne supérieurs d’un point aux taux initialement annoncés. Dans ce contexte, la hausse attendue du taux du Livret A ne devrait pas modifier sensiblement les arbitrages des épargnants.
Une stabilité fiscale et réglementaire au cœur de l’attractivité
La dynamique observée repose sur un cadre perçu comme stable par les épargnants. Comme le souligne Paul Esmein, directeur général de France Assureurs, « Mois après mois, les résultats de l’assurance vie confirment que l’attractivité de ce produit d’épargne de long terme repose sur la stabilité de son cadre fiscal et réglementaire. C’est cette stabilité qui nourrit la confiance des épargnants et permet à l’assurance vie de faire correspondre les besoins d’épargne des Français avec les besoins de financement de l’économie productive. La récente mobilisation des assureurs dans le cadre de l’initiative Tibi III à hauteur de 5,3 milliards d’euros en est une illustration concrète : l’assurance vie, orientée en partie vers les entreprises innovantes, contribue directement au financement de l’économie et à la souveraineté française et européenne. »
Cette articulation entre épargne longue et financement de l’économie conforte le positionnement de l’assurance vie dans les stratégies patrimoniales. Elle illustre également son rôle dans l’orientation des flux financiers vers des actifs productifs, en particulier dans le cadre d’initiatives ciblées.
Sources : France Assureurs , Cercle de l'Epargne
L’assurance vie continue de capter une part croissante de l’épargne des ménages français. En avril 2026, sa collecte nette a atteint 5,2 Mds €, selon les données du Cercle de l’Épargne. Jamais ce placement n’avait enregistré un tel niveau pour un mois d’avril. Le précédent record remontait à 2010 avec 5,1 Mds €. Un mouvement plus large observé depuis plusieurs mois. Entre la fin progressive de nombreux plans d’épargne logement, la saturation d’une partie des Livrets A et le regain d’attractivité des fonds en euros, plusieurs facteurs convergent aujourd’hui en faveur de l’assurance vie.
Avec un encours de 2 148 Mds €, ce placement confirme plus que jamais sa place centrale dans le patrimoine financier des Français.
Pourquoi les Français continuent de privilégier l’épargne à la consommation
La vigueur de la collecte observée depuis le début de l’année traduit une tendance de fond : les ménages français continuent de privilégier l’épargne.
Malgré le reflux de l’inflation observé ces derniers mois, le contexte économique demeure marqué par de nombreuses incertitudes. Les tensions géopolitiques, les interrogations sur la croissance, mais également les inquiétudes autour du financement des retraites incitent de nombreux épargnants à renforcer leur épargne de précaution et leur épargne de long terme.
Cette prudence se retrouve dans les chiffres de l’assurance vie. Depuis le début de l’année, les cotisations atteignent 74,5 Mds €, en hausse de 12 % par rapport aux 4 premiers mois de 2025. Un rythme de progression particulièrement élevé pour un marché déjà mature.
Dans ce contexte, l’assurance vie conserve un avantage majeur : sa capacité à répondre à des objectifs multiples, qu’il s’agisse de valoriser un capital, préparer la retraite ou organiser sa transmission patrimoniale.
Les 93 Mds € de PEL arrivant à échéance alimentent les flux vers l’assurance vie
Parmi les principaux moteurs de la collecte figure la fin progressive d’une génération de plans d’épargne logement.
Entre 2026 et 2030, près de 3,2 millions de PEL arriveront à échéance, représentant un encours global de 93 Mds €. Une partie de ces capitaux cherche désormais de nouveaux points de chute.
Dans ce mouvement de réallocation, l’assurance vie apparaît comme l’un des bénéficiaires naturels. Les épargnants qui récupèrent les sommes placées sur ces contrats recherchent souvent des solutions offrant davantage de souplesse tout en conservant une perspective de rendement attractive.
Cette vague de réinvestissement pourrait continuer à soutenir la collecte durant plusieurs années, à mesure que les anciens PEL sortent progressivement du paysage de l’épargne réglementée.
Source : Cercle de l’Épargne
L’assurance vie confirme sa solidité dans un environnement pourtant marqué par les tensions géopolitiques. En mars 2026, la collecte nette atteint 6 milliards d’euros, contre 3,8 milliards un an plus tôt. Ce niveau, inédit pour un mois de mars depuis 2010, prolonge une dynamique déjà très soutenue depuis le début de l’année.

Produit d’épargne de long terme privilégié par les Français, et contrairement aux crises précédentes, les épargnants n’ont pas privilégié les placements liquides comme le Livret A, mais ont poursuivi leurs versements sur les contrats.
Cotisations assurance vie : un record historique à 18,3 milliards d’euros
La progression de la collecte repose avant tout sur des cotisations en forte hausse. En mars, elles atteignent 18,3 milliards d’euros, soit leur plus haut niveau depuis 1997, en progression de 17 % sur un an.
Cette dynamique concerne à la fois les unités de compte et les fonds en euros, qui enregistrent une hausse comparable. La part des unités de compte s’établit à 38 % des cotisations sur le mois.
Depuis le début de l’année, les versements atteignent 57 milliards d’euros, en hausse de 14 %, confirmant l’attractivité de l’assurance vie auprès des ménages.
Fonds en euros : un retour en force
Longtemps délaissés, les fonds en euros retrouvent de l’intérêt dans un contexte de remontée des taux. En mars, ils contribuent à hauteur de 2 milliards d’euros à la collecte nette, contre 4 milliards pour les unités de compte.
Ce regain s’explique par des rendements redevenus compétitifs. L’équilibre entre supports sécurisés et supports dynamiques renforce l’attrait global de l’assurance vie.
Hausse des rachats sur les unités de compte
Les prestations atteignent 12,3 milliards d’euros en mars, en hausse de 4 % sur un an. Cette progression est tirée par les unités de compte, en hausse de 15 %, tandis que les fonds en euros restent quasi stables.
Dans un contexte de volatilité des marchés, certains épargnants ont procédé à des arbitrages en réduisant leur exposition aux supports risqués.
Un premier trimestre 2026 à près de 20 milliards d’euros de collecte
Sur les trois premiers mois de l’année, la collecte nette atteint 19,3 milliards d’euros, en hausse de 5,7 milliards d’euros par rapport à 2025.
Les unités de compte représentent 15 milliards d’euros, contre 4,3 milliards pour les fonds en euros. La part des UC s’établit à 41 % sur le trimestre.
Dans le même temps, les prestations atteignent 37,7 milliards d’euros, tandis que l’encours total dépasse 2 115 milliards d’euros, en progression de 4,6 % sur un an.
Assurance vie vs Livret A : un arbitrage en faveur des contrats
Dans un contexte de réallocation de l’épargne, l’assurance vie bénéficie d’un regain d’intérêt. Le Livret A enregistre une décollecte de 3,1 milliards d’euros sur le premier trimestre, son plus mauvais niveau depuis 2009.
Les épargnants privilégient des placements plus diversifiés et potentiellement plus rémunérateurs. L’assurance vie profite également de la fermeture progressive des anciens PEL, qui pourraient concerner 3,2 millions de contrats pour un encours de 93 milliards d’euros d’ici 2030.
PER assurantiel : une collecte en progression en 2026
Le Plan d’épargne retraite s’inscrit dans cette dynamique. Au premier trimestre 2026, la collecte nette des PER assurantiels atteint 2,1 milliards d’euros, en hausse de 3 %.
Les versements hors transferts s’élèvent à 3,3 milliards d’euros pour plus de 240 000 nouveaux contrats. Au total, ces produits regroupent 8,1 millions d’assurés pour un encours de 114,8 milliards d’euros.
Sources : France Assureurs, AOF
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Après 6,2 milliards d’euros en janvier, la collecte nette atteint 7,1 milliards d’euros en février 2026. Cette performance a été enregistrée avant le déclenchement de la guerre en Iran, intervenu le 28 février, et n’a donc pas été affectée par la baisse des marchés actions.
Le mois de février confirme une dynamique historiquement favorable pour l’assurance vie, aucune décollecte n’ayant été observée sur cette période depuis 1997. Le niveau de collecte se situe nettement au-dessus de la moyenne des dix dernières années, établie à 2,6 milliards d’euros.
La collecte nette reste positive sur les deux piliers de l’assurance vie. Les fonds euros enregistrent 1,8 milliard d’euros tandis que les unités de compte atteignent 5,2 milliards d’euros.
Depuis le début de l’année, la collecte nette s’élève à 13,3 milliards d’euros, soit 3,6 milliards de plus qu’à la même période en 2025. Les unités de compte ont bénéficié de la bonne orientation des marchés financiers en début d’année, avant le retournement lié aux tensions géopolitiques.
Les cotisations brutes poursuivent leur progression et atteignent 19,5 milliards d’euros en février, après 19,1 milliards en janvier. Cette hausse concerne à la fois les unités de compte, en progression de 20 % sur un an, et les fonds euros, en hausse de 13 %.
La part des unités de compte dans les cotisations reste élevée à 41 %, confirmant la transformation progressive de l’épargne vers des supports plus dynamiques.
Les prestations s’établissent à 12,5 milliards d’euros en février, en hausse de 8 % sur un an. Cette progression est principalement portée par les unités de compte, en hausse de 16 %, tandis que les fonds euros progressent de 6 %.
L’encours total de l’assurance vie atteint un nouveau record à 2 143 milliards d’euros fin février, en hausse de 5,4 % sur un an. Le placement conserve ainsi sa position centrale dans l’épargne des ménages.
Depuis plus d’un an, l’assurance vie bénéficie d’un environnement porteur, marqué par la baisse des taux de l’épargne réglementée et la bonne tenue des marchés financiers. La réduction du taux du Livret A de 1,7 % à 1,5 % et la communication des rendements des fonds euros, autour de 2,8 % en moyenne avec des pointes à 3,5 %, ont renforcé son attractivité.
La fermeture progressive des plans d’épargne logement ouverts depuis plus de quinze ans pourrait également soutenir les flux vers l’assurance vie. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL représentant 93 milliards d’euros sont concernés, offrant un potentiel de réallocation significatif.
Toutefois, la guerre en Iran introduit un facteur d’incertitude. En période de crise, les ménages tendent à privilégier l’épargne de précaution, notamment le Livret A. La volatilité des marchés pourrait freiner les investissements en unités de compte, même si les précédents épisodes de crise ont montré un impact limité dans le temps.
Par ailleurs, la hausse des taux souverains, liée aux tensions inflationnistes, pourrait avoir des effets contrastés. Si elle reste modérée, elle améliore le rendement des fonds euros. En revanche, une remontée trop rapide des taux pourrait peser sur la valorisation des portefeuilles obligataires existants.
Source : Cercle de l’Épargne
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Les cotisations enregistrées en janvier 2026 s’élèvent à 19,2 milliards d’euros, en hausse de 9 % sur un an, soit 1,6 milliard d’euros supplémentaires par rapport à janvier 2025. Il s’agit du niveau mensuel le plus élevé jamais atteint, dépassant le précédent record de juillet 2025 établi à 18,5 milliards d’euros.
Cette progression concerne à la fois les supports en unités de compte, en hausse de 10 %, et les fonds en euros, en progression de 9 %. La part des unités de compte représente 43 % des cotisations en janvier 2026, un niveau identique à celui observé un an plus tôt. Les épargnants confirment ainsi leur appétence pour des supports potentiellement plus rémunérateurs, malgré une prise de risque accrue.
Les prestations versées par les assureurs s’établissent à 12,9 milliards d’euros, en léger recul de 2 % sur un an, soit 0,2 milliard d’euros de moins qu’en janvier 2025. Cette baisse concerne uniquement les supports en euros, tandis que les prestations en unités de compte progressent légèrement.
Une collecte nette au plus haut depuis 2010
La combinaison d’une forte dynamique de cotisations et d’un recul modéré des prestations porte la collecte nette à 6,2 milliards d’euros en janvier 2026, en hausse de 1,8 milliard d’euros par rapport à janvier 2025. Il s’agit d’un plus haut depuis juillet 2010.
Dans le détail, les unités de compte concentrent l’essentiel de la collecte nette avec 5,8 milliards d’euros, contre 0,4 milliard d’euros pour les fonds en euros. Cette orientation confirme la transformation progressive des flux vers des supports plus diversifiés, dans un environnement de taux redevenu plus porteur.
Selon Paul Esmein, directeur général de France Assureurs : « Avec 19,2 milliards d’euros de cotisations en janvier, l’assurance vie débute l’année 2026 sur une dynamique qui traduit la confiance durable des Français dans ce placement de long terme. » Il souligne également le rôle structurant du secteur dans le financement de l’économie française, précisant qu’à fin juin 2025, 63 % des encours étaient investis en titres d’entreprises et 24 % en obligations souveraines.
Des vents porteurs pour l’épargne longue
L’environnement macroéconomique reste favorable à l’assurance vie. Le taux d’épargne des ménages français demeure élevé, à 17,9 % au quatrième trimestre 2025 selon l’Insee, témoignant d’une prudence persistante face aux incertitudes économiques.
Par ailleurs, les rendements des fonds en euros pour 2025, annoncés en ce début d’année 2026, s’orientent globalement à la hausse. Dans le même temps, le taux du Livret A a été abaissé à 1,5 % en janvier, un niveau net d’impôts mais moins compétitif que certaines performances servies en assurance vie, bien que ces dernières soient soumises à fiscalité.
Ce différentiel de rémunération contribue à expliquer la décollecte observée sur le Livret A en janvier, un phénomène rare, tandis que l’assurance vie capte massivement les flux d’épargne.
Un encours à plus de 2 100 milliards d’euros
À fin janvier 2026, l’encours total des contrats d’assurance vie atteint 2 119 milliards d’euros, en hausse de 5,1 % sur un an. Près de 20 millions de Français détiennent un contrat, pour un encours moyen supérieur à 100 000 euros par souscripteur, souvent réparti sur plusieurs contrats.
Ce début d’année confirme ainsi le statut central de l’assurance vie dans l’allocation patrimoniale des ménages français. Entre recherche de rendement, diversification et préparation de la transmission, le placement conserve une attractivité intacte dans les stratégies d’épargne de long terme.
Sources : Boursorama, France Assureurs
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