Le taux de chômage remonte à 7,9 % fin 2025 en France

Le point bas du début 2023 s’éloigne. L’Insee a annoncé mardi 10 février 2026 que le taux de chômage en France, hors Mayotte, s’établissait à 7,9 % de la population active au quatrième trimestre 2025. Ce niveau tranche avec le 7,1 % observé au premier trimestre 2023 et avec le 7,5 % indiqué en début d’année 2025. Sur le seul trimestre, le taux progresse de 0,2 point, de 7,7 % au troisième trimestre 2025 à 7,9 % au quatrième, alors qu’il était attendu stable.
En valeur absolue, la hausse représente 56.000 personnes supplémentaires en trois mois, portant à 2,5 millions le nombre total de chômeurs au sens du Bureau international du travail.
Taux de chômage Insee : 7,9 % au 4e trimestre 2025, 56.000 chômeurs de plus
Les données de l’Insee reposent sur la méthodologie du BIT. Est considérée comme chômeur toute personne âgée de 15 ans ou plus qui n’a pas travaillé durant la semaine de référence, est disponible pour travailler dans les deux semaines et a effectué une recherche active d’emploi dans le mois précédent, ou a trouvé un emploi qui commencera dans les trois mois.
Cette approche ne recouvre pas celle de la Dares, qui mesure notamment le nombre de personnes inscrites à France Travail, immédiatement disponibles ou non, et en recherche active ou non.
Chômage des jeunes : +2,4 points sur le trimestre, à 21,5 % chez les 15-24 ans
La dégradation est particulièrement marquée chez les plus jeunes. Le taux de chômage des 15-24 ans augmente de 2,4 points sur le trimestre pour atteindre 21,5 %, la hausse atteignant 2,8 points sur un an. À l’inverse, le chômage des 25-49 ans diminue de 0,2 point sur le trimestre, à 6,9 %. Enfin, le taux de chômage des plus de 50 ans est stable sur le trimestre à 5,1 %, et se situe 0,4 point au-dessus de son niveau de fin 2024.
Sur France 2, Roland Lescure a réagi en soulignant un ralentissement : « On est sur un taux d’emploi qu’on a jamais eu mais l’année dernière, ça s’est ralenti, c’est un avertissement. Le chômage est un combat de tous les jours ». Il a ajouté : « Il faut qu’on se batte pour que les jeunes se retrouvent plus vite et plus fort sur le marché du travail ».
France Travail : la Dares signale +2,6 % d’inscrits en catégorie A au 4e trimestre 2025
Plusieurs indicateurs récents convergent vers l’idée d’une dégradation progressive. Le 29 janvier, la Dares, service statistique du ministère du Travail, a annoncé que le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A avait augmenté de 2,6 % au quatrième trimestre 2025. Sans prendre en compte les effets de la loi plein-emploi, qui depuis janvier accroît le nombre d’inscrits à France Travail via l’inscription automatique des allocataires du RSA, la hausse trimestrielle est indiquée à 2 %.
Emploi privé : recul de 0,2 % sur un an au 4e trimestre 2025, construction et agriculture en première ligne
L’Insee a également fait état d’une baisse de 0,2 % sur un an du nombre d’emplois dans le secteur privé au quatrième trimestre 2025. Cette diminution concerne l’ensemble des secteurs de l’économie française sauf le tertiaire non marchand, qui réunit notamment l’administration, la santé et l’enseignement. La baisse est décrite comme particulièrement marquée dans la construction et l’agriculture.
Objectif de plein-emploi 2027 : un contexte moins favorable, inquiétude des ménages
Avec un taux de chômage de 7,9 %, la France s’éloigne de l’objectif de plein-emploi fixé pour 2027. Après plusieurs années de baisse régulière, hors crise du Covid-19, et un point bas autour de 7 %, la dynamique observée depuis 2015 s’est retournée sur les deux dernières années.
Le climat d’opinion s’est lui aussi tendu. En mai 2025, l’indicateur synthétisant les craintes des ménages face à une hausse du chômage a atteint son plus haut niveau depuis 2016, hors crise sanitaire. Depuis le début de l’année, il demeure durablement au-dessus de sa moyenne de long terme.
Prévisions chômage 2026 : hausse jusqu’à mi-2026, puis léger reflux selon l’Insee et la Banque de France
Les projections mentionnées convergent sur une poursuite de la hausse à court terme. Selon les prévisions de l’Insee et de la Banque de France, le taux de chômage devrait augmenter jusqu’au milieu de l’année 2026, avant de baisser quelque peu au fil des trimestres suivants.
La Banque de France estime que « les derniers indicateurs conjoncturels montrent que le marché du travail plie mais ne rompt pas » et souligne que l’emploi total continuerait de progresser très modérément jusqu’à fin 2026, avant de réaccélérer, à un rythme toutefois inférieur à celui observé lors de la reprise post-Covid. L’institution anticipe un taux de chômage de 7,8 % en 2026, avant un repli à 7,4 % en 2027. De son côté, l’Insee prévoit également 7,8 % au premier semestre 2026, tandis que l’OFCE table sur une progression jusqu’à 8 %.
Zone euro : la France dans la moyenne haute, loin de l’Allemagne
En comparaison internationale, la France se situe dans la moyenne haute des pays de la zone euro, où le taux de chômage est donné à 6,3 %. Elle apparaît nettement distancée par l’Allemagne, où il s’établissait à 3,9 % en décembre 2025. L’écart est particulièrement frappant sur le chômage des jeunes, annoncé à 6,7 % en Allemagne, soit environ trois fois moins qu’en France.
Sources : Ouest France, Les Echos, Le Figaro
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Moyennes trimestrielles du taux de chômage de 2003 à 2026 au sens du BIT
Au troisième trimestre 2025, le taux de chômage au sens du BIT s’établit à 7,7 % de la population active, en légère hausse par rapport au trimestre précédent. Ce niveau marque un point haut depuis 2021 et constitue surtout un point de départ pour une dynamique qui devrait se prolonger en 2026, selon les dernières prévisions de l’Insee. Le graphique central de cette analyse met en évidence la trajectoire conjointe du chômage et du taux d’activité, révélant une tension structurelle entre une population active toujours plus nombreuse et une création d’emplois moins soutenue.

Des prévisions 2026 marquées par une population active toujours en hausse
Le moteur principal de la hausse du chômage réside dans le différentiel persistant entre l’évolution de l’emploi et celle de la population active. Sur un an, 51 000 emplois nets ont été créés au troisième trimestre 2025, contre 214 000 un an plus tôt, traduisant un net ralentissement de la dynamique de l’emploi. Dans le même temps, la population active continue de progresser vivement, avec 171 000 actifs supplémentaires sur un an.
Cette tendance devrait se poursuivre en 2026. En prévision, la population active augmenterait encore, atteignant une hausse de 182 000 personnes sur un an au deuxième trimestre 2026. Cette progression est largement attribuable aux effets différés de la réforme des retraites de 2023, dont la suspension annoncée ne produirait pas encore d’effet au premier semestre 2026. Le graphique montre clairement que cette dynamique soutient un taux d’activité historiquement élevé, qui resterait proche de son maximum observé depuis 1975.
Perspectives 2026 : un taux d’activité historiquement élevé face à un emploi moins dynamique
Au troisième trimestre 2025, le taux d’activité des 15-64 ans s’établit à 75,2 %, à peine en retrait par rapport à son record historique atteint le trimestre précédent. Cette stabilité à très haut niveau constitue un élément structurant des perspectives pour 2026. Le maintien d’une participation élevée au marché du travail, dans un contexte de créations d’emplois modérées, alimente mécaniquement une progression du chômage.
Les prévisions indiquent que l’emploi progresserait moins fortement à partir du quatrième trimestre 2025 et au premier semestre 2026, avec une moyenne de 19 000 créations nettes par trimestre. Cette cadence insuffisante face à l’afflux de nouveaux actifs conduirait à une hausse graduelle du taux de chômage, qui atteindrait 7,8 % à l’horizon mi-2026, comme le suggère la trajectoire projetée sur le graphique.
Alternance, réforme du plein emploi et leurs effets dans les prévisions 2026
L’évolution de la population active en 2026 serait toutefois partiellement freinée par le recul de l’alternance. Face à la diminution du nombre de postes disponibles, une majorité d’étudiants choisirait de prolonger leurs études en formation initiale, retardant leur entrée sur le marché du travail. Cet effet modérateur resterait cependant insuffisant pour inverser la tendance globale.
Par ailleurs, les prévisions intègrent l’impact de la loi pour le plein emploi, avec un effet estimé à environ 20 000 personnes supplémentaires par an dans la population active à partir du premier trimestre 2025. L’inscription automatique auprès de France Travail des personnes sans emploi, notamment des bénéficiaires du RSA, contribue à accroître simultanément le taux d’activité et le taux de chômage. Les analyses des trois premiers trimestres 2025 montrent une contribution légèrement positive de ces publics à la hausse des deux indicateurs, une dynamique prolongée en prévision mais entourée d’incertitudes liées aux aléas d’enquête et au poids limité de ces populations.
Une hausse du chômage progressive et sans rupture à l’horizon 2026
La lecture conjointe des séries de chômage et d’activité présentées dans le graphique met en évidence une évolution sans rupture brutale, mais marquée par une tendance haussière modérée du chômage. La France entrerait ainsi en 2026 avec un marché du travail caractérisé par une forte mobilisation de la population active et une création d’emplois plus contrainte, conduisant à une augmentation contenue mais durable du taux de chômage.
Source : Insee conjoncture en France
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Focus T3 2025 : légère hausse du taux de chômage
Entre juillet et septembre, le taux de chômage en France connaît une légère hausse de 0,1 point pour atteindre 7,7 %. Le nombre de chômeurs augmente de 44 000 personnes par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à 2,4 millions selon la définition du Bureau international du travail. Ce chiffre concerne uniquement les personnes recherchant un emploi et immédiatement disponibles sur le marché du travail. Le taux de chômage est supérieur de 0,3 point à son niveau du troisième trimestre 2024 tout en restant nettement en dessous de son pic de mi-2015.
Sur le trimestre, le taux de chômage des 15-24 ans diminue de 0,2 point pour s’établir à 18,8 %, soit une baisse de 0,8 point sur un an. À l’inverse, le taux de chômage des 50 ans ou plus augmente de 0,3 point sur le trimestre et de 0,4 point sur un an, atteignant 5,1 %. Au deuxième trimestre, le taux de chômage était resté quasiment stable avec 29 000 chômeurs supplémentaires.
Le troisième trimestre 2025 est marqué par une destruction de 60 600 emplois salariés. Sur un an, les pertes atteignent 112 100 postes, soit une baisse de 0,5 %. Selon les indications fournies, cette diminution s’inscrit dans un contexte économique et politique incertain, notamment pour l’alternance. L’Insee révise également à la hausse son estimation du deuxième trimestre, passant de 7,5 % à 7,6 %.
Le gouvernement a cherché à contenir la hausse du chômage tout en réalisant des économies, notamment sur les aides destinées aux entreprises recrutant des apprentis. En 2025, l’aide allouée pour accueillir des alternants est réduite de 1 000 euros pour les PME et de 4 000 euros pour les grandes entreprises. Dans la version initiale du projet de loi de financement de la sécurité sociale, il était également envisagé de supprimer certaines exonérations de cotisations salariales pour les apprentis, une mesure évaluée à 400 millions d’euros mais largement rejetée par les députés.
L’Insee annonce que le taux de chômage du troisième trimestre atteint 7,7 %, confirmant la légère dégradation observée. Au trimestre précédent, le taux s’élevait à 7,6 %, quelques dixièmes au-dessus de son plus bas niveau de l’hiver 2022-2023 à 7,1 %, un niveau inédit depuis les années 1980.
Plusieurs éléments publiés ces dernières semaines montraient déjà une détérioration du marché de l’emploi. L’Insee indiquait le 6 novembre que l’emploi salarié du secteur privé avait diminué de 0,3 % au troisième trimestre. Cette baisse est en partie liée au recul des aides à l’alternance, responsable de deux tiers des destructions de postes entre juillet et septembre. Cette diminution du nombre d’alternants conduit essentiellement à une baisse de la population active, de nombreux étudiants se tournant vers la formation initiale, ce qui limite l’effet sur le taux de chômage.
Le troisième trimestre 2025 constitue le quatrième trimestre consécutif de recul de l’emploi salarié privé depuis le deuxième trimestre 2024, après près de quatre années ininterrompues de créations de postes. Cette évolution confirme un retournement progressif mais installé du marché du travail.
Le ministère du Travail et France Travail annoncent le 28 octobre une augmentation de 1,6 % du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A par rapport au trimestre précédent. La hausse n’est que de 0,7 % si l’on exclut l’effet des inscriptions automatiques d’allocataires du RSA et de jeunes en parcours d’insertion, qui augmentent mécaniquement les effectifs sans refléter la conjoncture. La situation apparaît ainsi moins dégradée que ne le laisse penser la hausse brute des inscrits, même si l’augmentation réelle des demandeurs d’emploi de catégorie A atteste d’un marché du travail moins dynamique qu’auparavant.
Sources : Le Figaro, Ouest-France
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Retour sur le T2 2025 : une baisse artificielle des inscrits à France Travail
Au deuxième trimestre 2025, les chiffres publiés par France Travail indiquent une nette baisse du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, soit sans aucune activité. Le recul atteint 5,7 %, ce qui représente environ 195 000 inscrits de moins en trois mois. Cette évolution s’inscrit dans un contexte particulier : la réforme issue de la loi pour le plein emploi, entrée en vigueur en janvier, a conduit à une modification du périmètre statistique. Les demandeurs d’emploi relevant auparavant du service public de l’insertion, notamment les bénéficiaires du RSA et les jeunes accompagnés par les missions locales, ont été progressivement intégrés dans le système de France Travail, gonflant les chiffres du premier trimestre.
Conséquence directe : la comparaison entre le premier et le deuxième trimestre devient biaisée. La baisse apparente du nombre d’inscrits résulte essentiellement d’un effet de base statistique. Hors impact de la réforme, la tendance réelle serait tout autre. En neutralisant ces effets, les services de France Travail estiment que le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a en réalité progressé de 0,2 % au deuxième trimestre. Cette hausse succède à une autre progression de 0,8 % observée au trimestre précédent.
Une hausse du chômage, surtout chez les jeunes
Les chiffres de l’Insee viennent confirmer cette tendance à la dégradation. L’institut statistique mesure le chômage selon la définition du Bureau international du travail (BIT), sur la base d’une enquête mensuelle menée auprès des ménages. Au deuxième trimestre, le taux de chômage a augmenté de 0,1 point, atteignant 7,5 % de la population active. Cette hausse succède à une précédente augmentation de même ampleur sur les trois premiers mois de l’année. Sur un an, le chômage reste stable, mais l’accumulation de trimestres en légère hausse témoigne d’un retournement de tendance.
Cette évolution concerne principalement les jeunes. Le taux de chômage des 15-24 ans progresse de 0,3 point et s’établit à 19,3 %, tandis que celui des 25-49 ans reste stable à 6,8 %. Les plus de 50 ans connaissent une légère amélioration avec une baisse de 0,1 point, à 4,6 %. Le taux d’emploi, quant à lui, se replie de 0,1 point pour s’établir à 68,8 %, ce qui traduit un affaiblissement de la dynamique sur le marché du travail.
Une dégradation modérée mais significative du marché du travail
Le double constat dressé par France Travail et l’Insee met en lumière une situation ambivalente. D’un côté, les chiffres administratifs montrent une baisse spectaculaire du nombre d’inscrits en catégorie A, mais celle-ci est artificielle et liée aux effets de périmètre induits par la réforme. De l’autre, les données de l’Insee révèlent une augmentation réelle du chômage, certes modérée, mais persistante depuis le début de l’année.
Le gouvernement n’a pas commenté officiellement ces résultats, mais la lecture conjoncturelle invite à la prudence. La dégradation est loin d’être brutale, et certains indicateurs, comme l’emploi des seniors ou le taux d’activité des femmes, conservent une certaine stabilité. Néanmoins, l’enchaînement de trimestres en hausse constitue un signal d’alerte, d’autant plus que le ralentissement économique observé en zone euro pourrait peser davantage sur le marché du travail dans les mois à venir.
Vigilance face aux biais statistiques
Les acteurs de l’emploi et les observateurs économiques appellent à ne pas surinterpréter les données administratives. La réforme du plein emploi a profondément modifié les modalités d’inscription à France Travail, rendant les comparaisons délicates sur plusieurs trimestres. L’inclusion progressive de nouveaux publics, notamment les bénéficiaires du RSA, fausse les dynamiques apparentes de baisse ou de hausse. Seules les données issues de l’enquête emploi de l’Insee permettent de mesurer avec rigueur l’évolution réelle du chômage en France.
Dans ce contexte, les prochaines publications du troisième trimestre seront particulièrement scrutées. Elles permettront de déterminer si la tendance à la dégradation du marché du travail se confirme ou si elle marque une pause. En attendant, la prudence reste de mise dans l’interprétation des chiffres, en particulier dans les communications institutionnelles et médiatiques.
Sources : 20 Minutes, Le Monde, Le Figaro
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Retour sur le T1 2025 : une remontée modérée du chômage
Le taux de chômage a atteint 7,4 % de la population active au premier trimestre 2025, en hausse de 0,1 point par rapport à la fin de l’année précédente. Cette légère progression représente environ 64 000 demandeurs d’emploi supplémentaires, portant le nombre total de chômeurs à 2,4 millions. L’Insee précise que cette augmentation reste modeste et s’inscrit dans un contexte de stabilité générale du marché du travail.

Une dynamique de l’emploi qui reste favorable
Malgré cette remontée, plusieurs indicateurs témoignent d’une conjoncture toujours porteuse pour l’emploi. Le taux d’emploi se maintient à un niveau historiquement élevé, notamment chez les jeunes et les personnes âgées de 50 à 64 ans. Le taux d’activité progresse également, atteignant 74,1 %, soutenu par une forte participation féminine au marché du travail.
Cette résilience est soulignée par les responsables de France Travail, qui y voient un signal rassurant pour la suite de l’année. La hausse du chômage pourrait en partie s’expliquer par une augmentation du nombre de personnes rejoignant le marché du travail, ce qui traduit une confiance accrue dans les perspectives d’emploi.
La loi plein emploi n’a pas encore d’impact visible sur les chiffres
Entrée en vigueur en janvier 2025, la loi pour le plein emploi a pour ambition de renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi et de simplifier les démarches d’insertion. Elle prévoit notamment l’inscription automatique des bénéficiaires du RSA à France Travail, ainsi qu’un suivi renforcé pour les personnes sans activité.
Toutefois, l’Insee souligne que les effets de ce dispositif sur les statistiques du chômage sont encore peu perceptibles. La hausse enregistrée pourrait même être en partie imputable à une meilleure détection administrative des personnes en recherche d’emploi, sans dégradation réelle du marché du travail. Le ministère du Travail rappelle que ces effets mécaniques doivent être distingués des tendances structurelles.
La hausse du chômage touche principalement les jeunes de 15 à 24 ans, avec un taux en hausse de 0,4 point, à 16,8 %, tandis qu’il reste stable chez les 25-49 ans et les seniors. Chez les femmes, le taux progresse de 0,3 point pour atteindre 7,5 %, tandis qu’il recule légèrement chez les hommes. Cette évolution contraste avec les trimestres précédents, où les femmes avaient davantage bénéficié du dynamisme du marché de l’emploi.
Sources : Insee, Le Figaro, Le Monde, Ouest France
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