Un rebond de l'inflation en mars dû au choc énergétique lié au Moyen-Orient
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Avec le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février 2026, l’inflation s’est envolée dans l’Hexagone. Au mois de mars, selon les premières données publiées ce mardi par l’Insee, l’inflation, calculée en rythme annuel, atteint 1,7 %, après seulement 0,9 % un mois plus tôt. Entre février et mars, les prix à la consommation ont progressé de 0,9 %, après une hausse de 0,6 % le mois précédent.
Dans le même temps, sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 1,9 % en mars, après +1,1 % en février. Sur un mois, il augmenterait de 1,1 %, après +0,7 % le mois précédent.
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La forte hausse des prix de l’énergie à 7,3% annuel tire l’inflation
Sans grande surprise, l’essentiel de cette accélération est imputable, selon l’Insee, à « la forte hausse des prix de l’énergie » et notamment ceux des produits pétroliers comme le gazole, l’essence et les combustibles liquides. Les prix de l’énergie, pris dans leur ensemble, se seraient envolés de 7,3 % en rythme annuel. Alors qu’ils affichaient un repli de 2,9 % en février.
Une mauvaise nouvelle qui risque de s’amplifier avec la poursuite du conflit en Iran et qui a conduit le gouvernement à annoncer, la semaine dernière, des mesures ciblées pour certains secteurs. Des mesures jugées insuffisantes, notamment par les transporteurs routiers et les agriculteurs.
Les prix de l’énergie ne sont pas les seuls à mordre le pouvoir d’achat des Français. L’Insee note que les prix de l’alimentation augmentent aussi légèrement sur un an (+1,8 % après +2 %), de même que ceux du tabac (+3,2 % après +3 %). Seuls les prix des produits manufacturés et des services afficheraient au final plus de sagesse, avec un repli de 0,6 % en rythme annuel (après -0,2 % un mois plus tôt).
Une consommation des ménages toujours en repli
Les achats de biens manufacturés se sont repliés au mois de février. Une baisse en partie imputable à la météo qui a permis de faire baisser la consommation d’énergie (-2,4 %), mais pas uniquement. Tous les autres postes de dépenses des ménages s’avèrent en repli. Des baisses qui touchent les biens de consommation durable comme les meubles, l’électronique, les voitures ou bien encore des achats de textile et d’habillement, pour lesquels l’Insee note une « nette contraction » de 4 % contrastant avec la hausse de 3,6 % de janvier, mais aussi l’alimentation. En février 2026, la consommation alimentaire des ménages se replie (-0,5 % après +0,4 % en janvier 2026), du fait de la baisse des dépenses en produits agroalimentaires, notamment les boissons et le tabac, explique l’Insee.
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Une inflation encore éloignée des niveaux observés en 2022
L’inflation a fait ces deux derniers mois un bond qui n’avait plus été vu depuis 2022 et le déclenchement de la guerre en Ukraine. L’Insee a annoncé que les prix à la consommation en France au mois de mars avaient augmenté de 1,7 % par rapport à ceux relevés en mars 2025. Un chiffre largement supérieur à celui du mois de février (0,9 %), qui était lui-même en forte hausse par rapport à celui de janvier (0,3 %).
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L’Insee prévoit que l’inflation devrait atteindre voire dépasser les 2 % dans le courant du printemps
En l’état actuel des choses, elle ne devrait toutefois pas atteindre les niveaux mesurés après la guerre en Ukraine, quand l’inflation en France avait dépassé les 6 %.
Sources : Insee, Les Echos, Ouest France
Inflation France février 2026 : un rebond des prix après la désinflation
Après plusieurs mois de ralentissement marqué, l’inflation en France montre un léger regain en février 2026. Selon les dernières données publiées par l’Insee, l’indice des prix à la consommation progresse de +1,0 % sur un an, après un niveau particulièrement faible observé en début d’année. Ce mouvement marque une inflexion dans la trajectoire de désinflation engagée depuis 2023.
Le rebond observé en février s’explique en grande partie par un effet de base lié aux prix de l’énergie. La forte baisse enregistrée un an plus tôt, notamment sur l’électricité, accentue mécaniquement la progression annuelle actuelle. Parallèlement, les prix des services repartent à la hausse, soutenus par des éléments saisonniers comme les transports. L’alimentation contribue également, dans une moindre mesure, à cette évolution, tandis que les produits manufacturés poursuivent leur modération.
Malgré cette remontée, l’inflation reste globalement contenue et nettement inférieure aux niveaux observés en 2022 et 2023. La tendance de fond demeure celle d’un retour progressif vers des niveaux proches de la cible des banques centrales. Pour autant, ce rebond rappelle que la trajectoire des prix n’est pas linéaire. Elle reste dépendante des évolutions des marchés de l’énergie, des dynamiques sectorielles et du contexte macroéconomique.
L’inflation en France retombe à 0,3 % en janvier 2026
L’inflation en France a poursuivi son net ralentissement au début de l’année 2026. Selon les premières estimations publiées par l’Insee ce mardi 3 février, les prix à la consommation étaient en janvier 0,3 % plus élevés qu’un an plus tôt. Ce chiffre marque une baisse significative par rapport au mois de décembre 2025, où l’inflation sur douze mois atteignait encore 0,8 %, après 0,9 % observé en octobre et en novembre.
Ce niveau confirme le maintien d’une inflation particulièrement faible dans l’économie française. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. L’Insee souligne notamment le rôle de prix de l’énergie demeurés relativement bas, dans un contexte de normalisation progressive après les tensions observées ces dernières années. La dynamique salariale, plus modérée que dans d’autres pays européens, contribue également à limiter les pressions inflationnistes. À cela s’ajoute une croissance économique jugée modeste, pénalisée par l’incertitude politique intérieure et par un environnement international toujours fragile, autant d’éléments qui pèsent sur la demande et sur l’évolution des prix.
L’institut statistique met également en avant une baisse prononcée des prix des produits manufacturés, qui participe directement à la faiblesse de l’inflation globale. Ce repli constitue l’un des principaux moteurs du ralentissement observé en ce début d’année.
Une inflation attendue en légère remontée dans les prochains mois
Si l’inflation reste à un niveau très contenu, les projections suggèrent toutefois une remontée progressive au cours des prochains mois. Dans ses prévisions de long terme publiées mi-décembre, la Banque de France indiquait que l’inflation totale devrait être plus élevée à l’avenir, notamment sous l’effet de la stabilisation des prix de l’énergie. Cette évolution intervient après la forte baisse des prix de l’électricité enregistrée un an plus tôt, qui avait contribué à tirer l’inflation vers le bas.
À partir du printemps 2026, la baisse marquée des prix de l’électricité observée en février 2025 sortira mécaniquement du calcul de l’inflation sur douze mois glissants. Cet effet de base ne jouera donc plus en faveur d’une inflation faible et devrait conduire à un redressement progressif de l’indice global. Selon les estimations communiquées par l’Insee fin décembre, l’inflation atteindrait ainsi 1,5 % sur un an en juin 2026.
Un contexte très éloigné du pic inflationniste de 2023
Malgré cette remontée attendue, l’inflation resterait très inférieure aux niveaux observés lors du pic inflationniste lié à la guerre en Ukraine. En février 2023, la hausse des prix sur un an avait culminé à 6,3 %, portée principalement par l’envolée des prix de l’énergie. L’inflation était ensuite demeurée relativement élevée jusqu’aux premiers mois de l’année 2024, avant d’amorcer un ralentissement progressif.
Le niveau observé en janvier 2026 illustre ainsi le changement de régime inflationniste intervenu en France, avec un retour à des taux compatibles avec un environnement de prix beaucoup plus stable, même si les prochains mois devraient marquer la fin du point bas actuellement observé.
Sources : Insee, Banque de France, Ouest France
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Les actualités économiques en France
Une inflation moyenne annuelle ramenée à 0,9 % en 2025
Au-delà du mois de décembre, l’Insee a établi la moyenne annuelle de l’inflation pour l’année 2025. Celle-ci s’élève à 0,9 %, contre 2 % en 2024. Ce niveau est également très inférieur à ceux observés lors de la crise inflationniste, avec 4,9 % en 2023 et 5,2 % en 2022. La baisse de l’inflation en moyenne annuelle est principalement tirée par le net repli des prix de l’énergie, en baisse de 5,6 % après une hausse de 2,3 % en 2024. Les prix de l’électricité enregistrent un recul marqué sur l’année, tandis que ceux du gaz augmentent fortement. L’Insee souligne également un ralentissement des prix dans l’ensemble des autres secteurs. Les prix de l’alimentation progressent de 1,2 % en moyenne, ceux des services de 2,3 %, ceux du tabac de 4,3 %, tandis que les prix des produits manufacturés reculent légèrement.
Ce ralentissement de l’inflation en 2025 intervient dans un contexte de progression des salaires. Selon l’Insee, cette configuration a permis aux rémunérations versées en France de retrouver l’essentiel du pouvoir d’achat perdu durant la période de forte inflation, lorsque la hausse des prix avait largement dépassé celle des revenus.
Des perspectives d’inflation encore modérées en 2026
Dans ses prévisions de moyen terme publiées mi-décembre, l’Insee anticipe une inflation qui devrait rester limitée au cours des premiers mois de 2026, à des niveaux proches de ceux observés à l’automne 2025. L’institut prévoit toutefois une légère remontée à partir de la fin du printemps, liée à un effet de base sur les prix de l’électricité. La forte baisse enregistrée au printemps 2025 sortira progressivement du calcul en glissement annuel, ce qui devrait mécaniquement relever l’inflation. L’Insee estime ainsi que l’inflation pourrait atteindre 1,5 % sur un an en juin 2026.
Sources : Insee, Ouest France, Boursorama, Le Figaro
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Décembre 2025 : +0,8 % sur un an
L’inflation en France ralentit légèrement en décembre 2025, atteignant 0,8 % sur un an, contre 0,9 % en novembre. Cette modération s’explique principalement par la baisse marquée des prix de l’énergie, en recul de 6,8 %, malgré une hausse des prix alimentaires à 1,7 %.
Sur un mois, les prix rebondissent légèrement de 0,1 %, sous l’effet de facteurs saisonniers. Les prix des services restent dynamiques à 2,2 %, tandis que les produits manufacturés poursuivent leur baisse.
L’inflation française demeure l’une des plus faibles de la zone euro, à 0,7 % selon l’indice harmonisé, contre 2,1 % en moyenne. À moyen terme, l’Insee anticipe une légère remontée autour de 1,5 % d’ici juin 2026, tout en restant bien en dessous des niveaux observés en 2022-2023.
En novembre 2025 : les prix reculent de 0,2 % et progressent de 0,9 % sur un an
En novembre 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) recule de 0,2 % sur un mois, après une hausse de 0,1 % en octobre. Cette baisse est principalement liée au repli des prix des services, en diminution de 0,5 % après une hausse de 0,2 % le mois précédent. Le mouvement s’explique avant tout par la forte baisse saisonnière des prix des transports, en recul de 5,4 % après une hausse marquée de 6,2 % en octobre.
Les prix des produits manufacturés contribuent également à cette évolution, avec une baisse de 0,1 % après une progression de 0,2 %. À l’inverse, les prix de l’énergie rebondissent nettement sur un mois, en hausse de 1,3 % après un recul de 0,4 %, sous l’effet de la hausse des prix des produits pétroliers, en augmentation de 2,7 %. Les prix du tabac progressent légèrement de 0,1 %, tandis que ceux de l’alimentation restent stables, après un recul de 0,2 % en octobre.
Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation augmentent toutefois de 0,1 % en novembre, après une stabilité observée le mois précédent.
Sur un an, l’inflation s’établit à 0,9 % en novembre 2025, un niveau identique à celui observé en octobre. Cette stabilité résulte de dynamiques opposées entre les composantes de l’indice. D’un côté, les prix des services ralentissent, avec une progression annuelle de 2,2 % après 2,4 %, tandis que la baisse des prix des produits manufacturés s’accentue légèrement, à –0,6 % après –0,5 %. De l’autre, la baisse des prix de l’énergie est moins marquée, à –4,6 % après –5,6 %, et les prix de l’alimentation accélèrent légèrement, à +1,4 % après +1,3 %.
Les prix du tabac évoluent sur un an au même rythme qu’en octobre, en hausse de 4,1 %.
Sur un an, la progression des prix des services reflète des évolutions contrastées. Les prix des « autres services » ralentissent, en hausse de 2,5 % après 2,8 %, sous l’effet d’une moindre augmentation des prix de l’hébergement, des services liés aux véhicules particuliers et de l’entretien et réparation automobile. Les prix des assurances ralentissent légèrement, tandis que ceux de la protection sociale et de la restauration accélèrent modestement.
Les services de communication se replient sur un an, en baisse de 1,6 % après une hausse de 2,0 %, en raison notamment du net ralentissement des prix de la téléphonie mobile et de la baisse plus marquée des services groupés de télécommunication. Les loyers, l’eau et l’enlèvement des ordures ménagères accélèrent, en lien avec l’amoindrissement de la réduction du loyer de solidarité dans le parc social.
Sur un an, les prix de l’énergie diminuent de 4,6 % en novembre, après –5,6 % en octobre. Les prix des produits pétroliers rebondissent, portés notamment par le gazole, tandis que la baisse des prix de l’électricité se poursuit à un rythme légèrement plus soutenu. Les prix du gaz accélèrent également.
Les prix des produits manufacturés reculent de 0,6 % sur un an. La baisse s’accentue pour plusieurs catégories, notamment les gros appareils ménagers et les jeux et jouets. Les prix des véhicules ralentissent, ceux de l’habillement et des chaussures progressent plus faiblement, et la baisse des prix des produits de santé s’atténue.
Sur un an, les prix de l’alimentation augmentent de 1,4 % en novembre, après 1,3 % en octobre. Cette évolution est portée par les produits hors produits frais, avec une accélération des prix de la viande, des produits sucrés, des boissons non alcoolisées et des produits laitiers. À l’inverse, les prix du pain, des céréales et des boissons alcoolisées ralentissent légèrement.
La baisse des prix des produits frais s’accentue, en raison du recul des prix des fruits et des légumes, tandis que les prix des poissons frais accélèrent.
L’inflation sous-jacente, mesurée hors prix les plus volatils, recule à 1,0 % sur un an en novembre, après 1,2 % en octobre. L’indice des prix à la consommation harmonisé recule de 0,2 % sur un mois et progresse de 0,8 % sur un an, un rythme inchangé par rapport au mois précédent.
Octobre 2025 : +2,0 % sur un an
La France retrouve un rythme de hausse des prix proche de la normale, marqué par une stabilisation générale des composantes de l’indice.
Septembre 2025 : un rebond de l'inflation à 1,2 % sur un an
En septembre 2025, les prix à la consommation ont progressé de 1,2 % sur un an, contre 0,9 % en août. La France conserve ainsi l’un des taux d’inflation les plus faibles de l’Union européenne, juste derrière Chypre. L’indice des prix à la consommation harmonisé, permettant la comparaison européenne, affiche une hausse de 1,1 % sur la période.
La hausse est imputable à une nette accélération des prix des services, dont l’augmentation atteint 2,4 % sur un an en septembre, après 2,1 % en août. Cette évolution résulte d’une baisse moins marquée des tarifs de communication et d’une accélération dans les services de santé. Dans le même temps, les prix de l’alimentation (+1,7 %) et du tabac (+4,1 %) progressent légèrement, alors que les produits manufacturés (-0,4 %) et l’énergie (-4,5 %) poursuivent leur recul.
En comparaison mensuelle, les prix reculent de 1 % en septembre, après une hausse de 0,4 % en août. Ce mouvement s’explique par des baisses saisonnières dans les transports, notamment aériens, et l’hébergement. Les prix de l’énergie et du tabac restent stables, tandis que l’alimentation fléchit légèrement et que les produits manufacturés progressent modestement.
Selon l’Insee, l’inflation devrait rester modeste au cours des prochains mois. Les prix alimentaires, notamment du café, du chocolat, des œufs et de la viande, devraient continuer à accélérer en raison de la hausse passée des cours mondiaux, atteignant +2,3 % en décembre. À l’inverse, les prix de l’énergie devraient poursuivre leur baisse, tandis que les produits manufacturés enregistreraient un repli plus marqué en fin d’année (-0,7 % en décembre), sous l’effet de l’appréciation de l’euro.
Entre 2021 et 2023, l’inflation avait fortement progressé, atteignant 6,3 % en février 2023, alimentée par la reprise post-confinement et la guerre en Ukraine. Depuis la fin de l’année 2024, elle est revenue sous les 2 %, puis est descendue sous 1 % début 2025, grâce à la baisse des prix de l’électricité et aux effets de la concurrence dans les télécommunications. Le rebond observé en septembre marque un retournement, mais reste limité en comparaison avec la période de forte inflation des années précédentes.
La consommation des ménages, en baisse de 0,6 % en juillet, a progressé de 0,1 % en août. Ce rebond provient surtout des achats d’habillement et textiles (+1,8 % après -2,6 % en juillet). Sur un an, la consommation reste toutefois en retrait de 0,8 %, et de 0,9 % pour les seuls produits manufacturés.
Sources : Ouest-France, Insee, Les Échos
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Août 2025 : une inflation qui s'établit à 0,9% sur un an
L’inflation en France s’est établie à 0,4 % sur un mois et 0,9 % sur un an en août 2025, selon les données définitives publiées par l’Insee. Après une progression limitée à 0,2 % en juillet, la hausse des prix s’explique principalement par le rebond des produits manufacturés (+1,3 % après -2,4 %), notamment dans l’habillement et les chaussures (+5,6 % après -9,3 %) lié à la fin des soldes d’été. Les prix des services continuent de progresser (+0,2 % après +1,3 %) tandis que l’alimentation repart légèrement à la hausse (+0,3 %). En revanche, l’énergie recule (-0,2 % après +0,9 %) et le tabac reste stable.
Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation sont stables en août, après +0,2 % en juillet. Sur un an, l’inflation ralentit légèrement à 0,9 %, contre 1 % en juillet. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’alimentation et l’énergie, s’établit à +1,2 % après +1,5 %. Ce reflux résulte du ralentissement des services (+2,1 % après +2,5 %) et de la baisse plus marquée des produits manufacturés (-0,3 % après -0,2 %).
Les prix de l’énergie reculent de 6,2 % sur un an, après -7,2 % en juillet. Les produits pétroliers diminuent à un rythme moins soutenu (-3,6 % après -5,4 %), en raison d’une moindre baisse du gazole (-2,9 % après -4,6 %) et de l’essence (-5,1 % après -7,3 %). Le gaz progresse davantage (+6,5 % après +5,7 %) sous l’effet d’une hausse de TVA partiellement compensée par la baisse des accises, tandis que l’électricité reste en fort recul (-13,6 %).
Sur un an, les prix alimentaires augmentent de 1,6 %, un rythme inchangé par rapport à juillet. Les produits frais accélèrent légèrement (+1,7 % après +1,6 %), portés par les légumes (+1,7 % après -1,0 %), tandis que les fruits ralentissent (+4,4 % après +5,5 %). Hors produits frais, l’inflation alimentaire reste stable (+1,6 %).
Les prix des produits manufacturés diminuent de 0,3 % sur un an après -0,2 % en juillet. L’habillement et les chaussures ralentissent (+1,4 % après +1,9 %) et les « autres produits manufacturés » reculent légèrement (-0,2 % après -0,1 %), notamment pour les meubles, les biens culturels et certains articles de papeterie.
Les services progressent de 2,1 % sur un an, après +2,5 % en juillet. Les prix des transports chutent (-1,9 % après +3,7 %), particulièrement le transport routier (-2,6 % après +1,9 %) et ferroviaire (-2,3 % après +0,9 %). Les services de communication poursuivent leur baisse (-10,2 % après -11,3 %), tandis que les services récréatifs et culturels accélèrent (+2,1 % après +1,9 %). Les prix de l’hébergement continuent de grimper (+4,9 % après +4,6 %), tout comme ceux de la restauration (+2,0 %).
Source Insee
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Juin et Juillet 2025 : la désinflation se poursuit
En juin 2025, l’inflation atteint +2,4 % sur un an selon l’Insee. La désinflation se poursuit, soutenue par la stabilisation des prix des biens et un ralentissement de certaines composantes énergétiques. Les services restent le principal facteur de hausse. En juillet 2025, l’inflation s’établit à +2,3 % sur un an. La progression des prix continue de ralentir, avec une contribution plus faible de l’alimentation et des biens manufacturés. Les services conservent une dynamique haussière.
Une inflation historiquement faible en France au mois de mai 2025
En mai 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) a diminué de 0,1 % sur un mois, après une hausse de 0,6 % enregistrée en avril. Ce recul s’explique notamment par une quatrième baisse consécutive des prix de l’énergie (-1,4 % après -1,6 %), en particulier ceux des produits pétroliers (-1,7 % après -2,7 %) et du gaz (-4,4 % après +1,8 %). Les prix des services ont également reculé de 0,2 %, après une hausse notable de 1,1 % le mois précédent.
Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation sont restés stables en mai 2025, contre une hausse de 0,3 % en avril, traduisant un affaiblissement généralisé des pressions inflationnistes dans l’économie.
Sur un an, l’inflation atteint 0,7 % en mai, après 0,8 % en avril. Ce léger ralentissement est attribuable principalement à la baisse prolongée des prix de l’énergie (-8,0 % après -7,8 %) et à un net ralentissement des prix des services (+2,1 % après +2,4 %). L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils comme l’énergie et les produits alimentaires non transformés, recule également à +1,1 %, contre +1,3 % en avril.
Si l’énergie et les services voient leurs prix ralentir, d’autres postes affichent une évolution différente. Les prix de l’alimentation ont progressé de 1,3 % en mai sur un an, contre 1,2 % en avril. Cette légère accélération est portée par les boissons non alcoolisées, dont les prix ont bondi de 8 % (contre +6,4 % le mois précédent), et les boissons alcoolisées (+0,3 % après +0,1 %). En revanche, les produits frais enregistrent un ralentissement avec une hausse limitée à 1,5 %, après 4 % en avril.
Les prix des produits manufacturés restent inchangés par rapport au mois d’avril (-0,2 % en glissement annuel), ce qui reflète une absence de tensions inflationnistes dans ce secteur. Le prix du tabac, quant à lui, poursuit sa trajectoire haussière avec une progression de 4,1 %, stable par rapport au mois précédent.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet de comparer l’inflation entre pays de la zone euro, diminue de 0,2 % sur un mois, après une hausse de 0,7 % en avril. Sur un an, il progresse de 0,6 %, contre 0,9 % en avril, confirmant ainsi le ralentissement global de la dynamique des prix.
Au sein des services, le secteur des transports contribue fortement à la désinflation. Les prix y ont augmenté de 1,2 % en mai, après une hausse de 3,9 % en avril. Cette évolution est notamment due au ralentissement marqué du transport aérien (+0,7 % après +6,2 %) et du transport routier (+3,6 % après +5 %), traduisant une détente sur les coûts logistiques.
Depuis août 2024, l’inflation annuelle reste inférieure à 2 %, loin du pic de +6,3 % observé en février 2023. Ce mouvement reflète l’atténuation des effets de la crise énergétique consécutive à la guerre en Ukraine et le retour progressif à la normale des chaînes d’approvisionnement. Le net ralentissement des prix dans l’ensemble de la zone euro a également permis à la Banque centrale européenne de baisser ses taux directeurs pour la huitième fois en un an début juin, confirmant un changement de cap monétaire face à la normalisation de l’inflation.
Inflation en France en avril 2025 : +2,6 % sur un an
En avril 2025, l’inflation recule à +2,6 % sur un an selon l’Insee. Cette baisse s’explique par la poursuite de la modération des prix alimentaires et manufacturés, tandis que les prix de l’énergie demeurent volatils. La tendance générale confirme un retour progressif vers des niveaux plus modérés.
Inflation en mars 2025 : +2,8 % sur un an
En mars 2025, l’inflation s’établit à +2,8 % sur un an selon l’Insee. La désinflation se confirme progressivement, portée par un ralentissement des prix des biens manufacturés et de l’alimentation. Les services restent le principal moteur de la hausse des prix.
En février 2025 : +3,0 % sur un an pour l'inflation française
En février 2025, l’inflation atteint +3,0 % sur un an selon l’Insee. Le ralentissement amorcé fin 2024 se poursuit, avec une contribution moins marquée des produits alimentaires, tandis que les services restent dynamiques. L’énergie continue d’influencer les évolutions mensuelles dans un contexte encore volatil.
Janvier 2025 : +3,1 % sur un an portée par les prix des services et de l'énergie
En janvier 2025, l’inflation en France s’établit à +3,1 % sur un an selon l’Insee. Cette progression reste portée par les prix des services et de l’énergie, tandis que la hausse des prix de l’alimentation continue de ralentir. Sur un mois, les prix augmentent modérément, traduisant une inflation encore présente mais en phase de stabilisation.
En 2024, l’inflation en France a nettement ralenti après deux années de forte hausse. Selon l’Insee, l’indice des prix à la consommation a progressé en moyenne annuelle de +2,0 %, contre +4,9 % en 2023 et +5,2 % en 2022, marquant un retour vers des niveaux plus proches de la cible de stabilité des prix. Ce ralentissement s’explique principalement par la décélération des prix de l’alimentation, qui n’augmentent plus que modérément après une hausse marquée l’année précédente, ainsi que par la stabilisation des prix des produits manufacturés et le ralentissement de ceux de l’énergie et des services. Dans ce contexte, l’année 2024 s’inscrit dans une phase de désinflation progressive, même si certains postes de dépenses, notamment certains services ou le tabac, continuent d’enregistrer des hausses soutenues.
En 2023, l’inflation en France est restée à un niveau élevé, bien qu’en léger recul par rapport au pic atteint en 2022. Selon l’Insee, l’indice des prix à la consommation a progressé en moyenne annuelle de +4,9 %, après +5,2 % en 2022. Cette inflation soutenue s’explique principalement par la forte hausse des prix de l’alimentation, qui ont connu une progression à deux chiffres sur l’année, ainsi que par l’augmentation des prix des services. Les prix de l’énergie, bien que toujours élevés, ont contribué de manière plus modérée à l’inflation grâce aux dispositifs publics de soutien. Dans ce contexte, 2023 apparaît comme une année de transition, marquée par un début de ralentissement de l’inflation, mais avec des tensions persistantes sur plusieurs postes de dépenses essentiels.
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