Les États-Unis restent soumis à la pression de l’inflation et du plein-emploi

Les Echos
Aux Etats-Unis, le moteur continue à chauffer fort - un peu plus fort que ne l'espéraient les banquiers centraux chargés de piloter l'atterrissage en douceur de l'économie.
Mercredi, le gouvernement américain a annoncé que les prix à la consommation avaient encore crû de 0,4 % en mars, en ajustement des variations saisonnières. Sur douze mois, la hausse s'élève à 3,5 %. Le consensus tablait sur respectivement 0,3 % et 3,4 %.
L'écart peut paraître mince. Cependant, il suffira à conforter les banquiers de la Fed qui doutaient à voix haute, ces derniers jours, qu'il soit raisonnable de baisser les taux directeurs trois fois à partir de juin. Cela signifie aussi que les électeurs, marqués par la très forte inflation de 2022, vont continuer à reprocher la « vie chère » au président Biden.
C'est une épine dans le pied du candidat à sa propre réélection. Donald Trump n'a d'ailleurs pas tardé à se saisir de l'occasion. « L'inflation est de retour - et elle fait rage ! La Fed ne pourra jamais baisser les taux d'intérêt de façon crédible, car elle veut protéger le pire président dans l'histoire des Etats-Unis ! » a-t-il immédiatement posté sur son réseau Truth Social.
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