CAC 40 : record absolu à 8 429 points en février 2026

Analyses de marchés
CAC 40 record

La Bourse de Paris a franchi un cap symbolique mercredi 18 février 2026 en inscrivant un double record historique, à la fois en séance et à la clôture. Porté par les valeurs de la défense et par les banques françaises en pleine saison de résultats annuels, l’indice phare parisien confirme la solidité actuelle des marchés actions européens.

18 février 2026 : un double record historique pour l’indice parisien

Le CAC 40 a culminé en séance à 8 438,52 points, dépassant son précédent sommet intraday de 8 437,35 points enregistré le 12 février dernier. À la clôture, l’indice a terminé en hausse de 0,81 %, soit un gain de 67,57 points, à 8 429,03 points. Il efface ainsi son précédent record de clôture établi le 9 janvier à 8 362,09 points.

Il s’agit de la première fois que le CAC 40 termine au-delà du seuil des 8 400 points depuis sa création. Cette progression intervient dans un contexte de bonne tenue de Wall Street et de publications d’entreprises globalement jugées satisfaisantes.

Selon Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore, interrogé par l’AFP, « les résultats d’entreprises du jour ne favorisent pas le CAC 40 aujourd’hui, et pourtant, on arrive quand même à des records ». Il attribue cette performance « à la façon dont l’indice est construit », avec « des poids lourds qui marchent très fort sur toute la partie défense mais aussi la partie financière ».

Le secteur de la défense a largement contribué à la performance de la place parisienne. Thales a signé la plus forte progression du CAC 40, en hausse de 4,26 % à 259,50 euros. Dassault Aviation a également progressé de 2,82 %. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour du nucléaire iranien. Les États-Unis empêcheront l’Iran de se doter de l’arme nucléaire « d’une manière ou d’une autre », a déclaré le secrétaire américain à l’Énergie Chris Wright en marge d’un sommet à Paris. Selon Pierre-Alexis Dumont, « les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis n’avancent absolument pas », ce qui alimente le « manque de visibilité du marché » et ravive les inquiétudes géopolitiques.

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Le secteur de la défense, particulièrement sensible aux annonces internationales, avait récemment fait l’objet de prises de bénéfices, laissant une marge de rebond significative. En parallèle, le britannique BAE Systems a publié un carnet de commandes record de 83,6 milliards de livres, en hausse de plus de 7 % sur un an, renforçant l’intérêt des investisseurs pour l’ensemble du segment.

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Les banques françaises soutiennent la dynamique du CAC 40

Les valeurs bancaires ont également nettement progressé. BNP Paribas a gagné 2,04 % à 94,25 euros, Société Générale 3,35 % à 72,84 euros et Crédit Agricole 1,39 % à 18,30 euros.

Pour Pierre-Alexis Dumont, c’est dans le secteur bancaire que « les surprises positives les plus importantes » apparaissent « entre ce qui est attendu par les analystes et ce qui est publié par l’entreprise ».

Les grandes banques françaises ont en effet publié des résultats financiers particulièrement solides pour 2025. BNP Paribas et Société Générale ont toutes deux enregistré des bénéfices historiquement élevés. Crédit Agricole est resté proche de son record de 2024, malgré un impact comptable lié à sa participation dans la banque italienne Banco BPM.

Dans la structure actuelle du CAC 40, le poids des établissements financiers contribue mécaniquement à amplifier les mouvements haussiers lorsque leurs publications dépassent les attentes.

Carrefour décroche après des résultats jugés décevants

À l’inverse, Carrefour a signé la plus forte baisse de l’indice, reculant de 4,84 % à 14,65 euros. Le distributeur a publié un bénéfice net 2025 divisé par plus de deux, à 319 millions d’euros, pénalisé notamment par la cession de Carrefour Italie.

Les ventes, taxes et carburant compris, ont légèrement progressé à 91,5 milliards d’euros, en hausse de 1,2 %. Toutefois, le résultat opérationnel récurrent est ressorti en baisse à 2,16 milliards d’euros, affecté par un effet de change négatif et par les coûts d’intégration de Cora et Match en France.

Les analystes de Jefferies évoquent des « résultats en demi-teinte », avec un chiffre d’affaires à périmètre constant et une marge au second semestre inférieurs aux prévisions.

Carrefour a également présenté un nouveau plan stratégique à horizon 2030, visant un milliard d’euros d’économies annuelles, un recentrage sur la France, l’Espagne et le Brésil, ainsi qu’une accélération de la digitalisation grâce à un partenariat avec le spécialiste des étiquettes électroniques Vusion.

Source : AFP

Retour sur le record du CAC 40 au 21 octobre 2025

Le CAC 40 a battu, mardi 21 octobre 2025, son précédent record du 10 mai 2024, en atteignant 8 271,48 points en séance et 8 258,86 points à la clôture, soit un nouveau plus haut absolu pour l’indice phare de la place parisienne.
Cette progression de 0,64 % reflète à la fois le recul des incertitudes politiques en France, la détente commerciale entre les États-Unis et la Chine, et la solidité des résultats trimestriels publiés par les entreprises cotées.

Après plusieurs semaines de tensions liées aux débats sur la réforme des retraites et au risque de dissolution, le gouvernement de Sébastien Lecornu a échappé à la censure, offrant aux marchés un climat politique jugé plus stable.
Selon Guillaume Chaloin, directeur de la gestion actions chez Delubac AM, « le sujet de la dissolution s’éloigne » et cette stabilisation « ramène une certaine visibilité ».
Les investisseurs étrangers, très attentifs au risque institutionnel, ont ainsi retrouvé un certain optimisme, voyant dans ce répit politique une condition favorable au rebond de la cote parisienne.

Des publications trimestrielles supérieures aux attentes

La dynamique haussière s’explique aussi par la saison des résultats : de nombreuses sociétés du CAC 40 ont publié des performances au-delà des anticipations.
Le titre Edenred a bondi de près de 20 %, après avoir dévoilé un chiffre d’affaires supérieur aux prévisions au troisième trimestre.
LVMH, déjà en forte hausse la semaine précédente (+12,22 %), a également rassuré les marchés grâce au retour des clients chinois et à une reprise des ventes de champagne.
Pour Vincent Juvyns, stratégiste chez ING, le groupe « a redonné confiance dans un secteur du luxe déconsidéré ».

Les marchés européens ont terminé la séance du 21 octobre en territoire positif : Francfort a progressé de 0,29 %, Londres de 0,25 % et Milan de 0,60 %.
Cette hausse généralisée s’appuie sur un contexte apaisé entre Washington et Pékin, après des déclarations plus conciliantes de Donald Trump sur le commerce bilatéral.
Selon Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France, la perspective d’un accord commercial « réduit les craintes d’un nouvel épisode de guerre tarifaire ».

Un record à relativiser face aux autres indices mondiaux

Si la performance du CAC 40 reste notable, elle demeure modeste comparée aux autres grands indices internationaux. Depuis le début de 2025, Paris affiche une progression d’environ +12 %, contre +22,3 % pour le DAX 40 à Francfort et +36 % pour l’Ibex 35 à Madrid.
Cette différence s’explique notamment par la méforme du secteur du luxe sur la première partie de l’année et par une incertitude politique prolongée en France.
Le rebond observé à l’automne traduit toutefois une phase de rattrapage bienvenue, soutenue par la reprise des grandes valeurs françaises, notamment industrielles et de services.

Les vedettes du jour : Edenred, LVMH et les valeurs industrielles

Au sein de l’indice, plusieurs titres ont signé des performances marquantes :

  • Edenred (+19,6 %), dopé par la croissance de son activité dans les services prépayés ;
  • EssilorLuxottica, Safran et Airbus, tous trois à de nouveaux plus hauts historiques ;
  • LVMH, moteur du compartiment luxe.
    En revanche, Eurofins a cédé 2,2 %, pénalisé par une activité inférieure aux attentes, tandis que Worldline a légèrement abaissé sa prévision de rentabilité pour 2025.

Les marchés américains entre prudence et attentes technologiques

À Wall Street, le S&P 500 a terminé stable mardi, dans un contexte d’attentisme avant les publications des grandes valeurs technologiques.
Netflix a déçu avec un bénéfice d’exploitation de 3,24 milliards de dollars, inférieur à ses propres prévisions, tandis que Tesla doit publier ses résultats dans la soirée.
Selon Alicia Levine, stratégiste chez BNY Wealth, la capacité des géants de la Tech à confirmer la vigueur du marché de l’intelligence artificielle sera déterminante pour la suite de la tendance.

Sources : Le Monde, Les Échos Investir, BFM Bourse / Tradingsat

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