Ginjer AM
Léonard Cohen
Lombard Odier Investment Managers
No items found.
No items found.
No items found.
Allianz Global Investors France
No items found.
Linavest
No items found.
Altaroc
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
Galilee Asset Management
No items found.
Lombard Odier Investment Managers
No items found.
Le comptoir
No items found.
Dorval Asset Management
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
Gérald Grant
Tailor AM
No items found.
Lombard Odier Investment Managers
No items found.
Lombard Odier Investment Managers
No items found.
Auris Gestion
No items found.
Sunny AM
No items found.
VEGA Investment Solutions
No items found.
No items found.
Franck Ladrière
No items found.
No items found.
Anaxis AM
No items found.
Candriam
No items found.
ECOFI
No items found.
No items found.
No items found.
Tikehau Capital
No items found.
No items found.
Christian Bito
Financière de l'Arc
No items found.
Althéis
No items found.
Valhyr Capital
No items found.
Natixis Investment Managers
No items found.
No items found.
Gérald Grant
Tailor AM
Julien Quistrebert
J.P. Morgan Asset Management
No items found.
Arkéa Asset Management
No items found.
Murano
No items found.
Galilee Asset Management
No items found.
Galilee Asset Management
No items found.
Rivage Investment
Stéphane Molère
No items found.
No items found.
Pictet AM
No items found.
Financière de l'Arc
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
Jean-François Degait
Janus Henderson Investors
No items found.
No items found.
Christian Bito
Triodos IM
No items found.
No items found.
Rémy Gicquel
Rothschild & Co Asset Management
No items found.
No items found.
No items found.
Aestiam
No items found.
Natixis Investment Managers
No items found.
RGREEN INVEST
No items found.
Ginjer AM
Léonard Cohen
Alderan
No items found.
No items found.
No items found.
Altarea Investment Managers
No items found.
Opale Capital
No items found.
No items found.
Gérald Grant
No items found.
Claire Bourgeois
Groupe MAGELLIM
No items found.
Carmignac
No items found.
Tailor AM
No items found.
IVO Capital Partners
No items found.
Auris Gestion
No items found.
Anaxis AM
No items found.
Murano
No items found.
No items found.
No items found.
SOGENIAL IMMOBILIER
No items found.
SOGENIAL IMMOBILIER
No items found.
No items found.
No items found.
MIMCO
No items found.
No items found.
No items found.
ECOFI
No items found.
Sunny AM
No items found.
Astoria Finance
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
Caroline Benhamou
No items found.
No items found.
Pergam
No items found.
BDL Capital Management
No items found.
Edmond de Rothschild Asset Management
No items found.
Le comptoir
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
Christian Bito
No items found.
No items found.
No items found.
Gérald Grant
No items found.
No items found.
VEGA Investment Solutions
No items found.
Ofi Invest Asset Management
No items found.
Utmost
No items found.
Auris Gestion
No items found.
No items found.
Thomas d'Hauteville
Stéphane Molère
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
Allianz Global Investors France
No items found.
ECOFI
No items found.
Candriam
No items found.

Deux salles, deux ambiances (Ecofi)

Analyses de marchés

Plusieurs banques centrales se sont réunies la semaine dernière, dont la Fed et la BCE. Leurs décisions et les discours associés ont-ils été de nature à modifier notre scénario central et nos prévisions ?

Le bal s’est ouvert le 29 octobre avec la réunion de la Banque centrale américaine (Fed). Sans surprise, cette dernière a une nouvelle fois décidé de réduire ses taux directeurs. Après une première baisse en septembre, ceux-ci se situent désormais sur une fourchette comprise entre 3,75% et 4%, contre 4%-4,25% précédemment. Notons toutefois que deux des membres du comité de politique monétaire ont décidé de voter contre cette décision. Tout comme lors de la réunion de septembre, Stephen Miran, conseiller économique de Donald Trump et membre remplaçant jusqu’en janvier 2026, s’est prononcé en faveur d’une baisse plus importante de 0,50%. A contrario, Jeffrey Schmid, président de la Fed de Kansas City, aurait préféré que la Fed ne baisse pas ses taux. Ces dissensions ne sont pas anecdotiques et reflètent à leur manière la position délicate dans laquelle se trouve actuellement la Banque centrale américaine.

Le mandat de la Fed est double : garantir la stabilité des prix avec une cible de 2% d’inflation et favoriser un taux d’emploi maximum. La séquence de baisse des taux initiée en septembre répond à la détérioration du marché du travail observée ces derniers mois, mettant en péril la deuxième partie du mandat. Cependant, l’inflation demeure encore autour des 3%, que l’on regarde l’indice des prix à la consommation (CPI ; ressorti à 3% sur un an en septembre) ou le déflateur de la consommation des ménages (PCE ; 2,7% en août), dans le sillage d’une augmentation de l’inflation de certaines catégories liées aux droits de douane. Ce dilemme, Jerome Powell l’a laissé transparaître dans son discours teinté d’une grande prudence sur la trajectoire à venir des taux directeurs, au grand dam des marchés et d’une partie du consensus qui anticipaient une baisse quasi certaine en décembre. La Fed reste fidèle à sa posture de « dépendance à la donnée » mais brouille la visibilité, dans un contexte marqué par un manque de statistiques officielles en raison du shutdown. Jerome Powell a également annoncé la fin prochaine du programme de réduction du bilan de la Fed (quantitative tightening). Les tensions récemment observées sur le financement interbancaire devraient ainsi s’atténuer, grâce à une liquidité un peu plus ample.

La Fed reste fidèle à sa posture de « dépendance à la donnée » mais brouille la visibilité, [...]
Avons-nous été surpris par la tournure de cette réunion ? Non. L’emploi s’est détérioré et le marché du travail semble figé, c’est un fait, mais les données n’augurent pas d’une rupture franche et reflètent probablement davantage les effets négatifs de la politique de Donald Trump (voir ici et ici). En l’absence de statistiques officielles à cause du shutdown, les données « alternatives » prennent le relais. Celles-ci, principalement issues d’enquêtes ou de fournisseurs privés, ne coïncident pas avec l’idée d’une dégradation marquée du marché du travail sur les deux derniers mois, corroborant ainsi notre thèse. A titre d’exemple, les ménages américains se sont montrés un peu moins négatifs en octobre s’agissant de leur perception du marché de l’emploi, selon l’enquête du Conference Board. Concernant l’inflation, les derniers chiffres ont légèrement modifié notre scénario. L’augmentation des droits de douane ne s’est pas encore totalement transférée dans l’inflation et nous anticipons désormais une « bosse d’inflation » un peu moins haute mais plus étalée dans le temps (voir ici). Nous continuons donc de penser qu’une nouvelle baisse de taux en décembre n’est pas actée. Est-ce à dire que les baisses sont terminées ? Non. Mais à ce stade, nous maintenons l’idée qu’elles ne seront pas nombreuses. La perspective d’une convergence de l’inflation vers 2%, une fois le phénomène des droits de douane traversé, demeure une justification valable à la poursuite du mouvement, mais de manière non-linéaire toutefois. L’incertitude entourant l’évolution de l’inflation, au-delà des droits de douane, demeure. Aussi, et pour faire écho aux propos de Jerome Powell que nous partageons, le niveau actuel des taux directeurs semble relativement proche de celui qui ne stimule ni ne contraint l’économie – le bien nommé taux neutre.  Autrement dit, que le point d’atterrissage se situe plutôt à ~3,5% qu’à ~3%.

SourcesEcofi, reproduction des résultats obtenus par le modèle de « prévision en temps réel » de la Fed de Chicago, se basant notamment sur les inscriptions hebdomadaires au chômage, aux réponses données par les ménages aux enquêtes ou encore sur les tendances de recherche Google. Les résultats sont dégradés à cause du Shutdown et la non-publication de certaines variables incluses dans le modèle.

Mais les pressions politiques menaçant l’indépendance de la Fed représentent un obstacle encore plus grand à la prévision. Le mandat de Jerome Powell prendra fin en mai 2026. Contrairement à ce que nous pensions, Stephen Miran aurait été écarté de la course des prétendants. Kevin Hasset et Kevin Warsh – tous deux proches de Donald Trump – sont désormais les favoris. Christopher Waller (actuel membre votant de la Fed et nommé par Donald Trump en 2020), moins politisé que les deux autres, figure également en bonne position. Pour le moment, les tentatives d’ingérence ont échoué à l’exception de l’introduction de Stephen Miran au sein du comité de politique monétaire (cf. plus haut). Nous continuons de penser que l’indépendance de la Fed devrait être menacée avec plus d’insistance l’an prochain, mais elle ne sera pas perdue, dans le prolongement de notre concept de « clash monétaire » (voir ici)…

Le lendemain se réunissait la BCE. Sans surprise, non plus, l’institution a maintenu le statu quo sur ses taux directeurs, en laissant notamment son taux de facilité de dépôt à 2%. Du discours tenu, il en ressort que les risques sur la croissance ont diminué – confer les « bons chiffres » du PIB pour le 2ème trimestre, avec une croissance à 0,2% contre 0,1% attendu – et que l’évolution de l’inflation est conforme aux attentes autour de 2% (à 2,1% sur un an en octobre pour l’inflation totale ; à 2,4% pour l’inflation cœur). Christine Lagarde, également dépendante des données, a toutefois insisté sur les incertitudes habillant ces observations comme les tensions géopolitiques, l’incidence négative des droits de douane ou l’appréciation de l’euro et ses conséquences potentielles sur l’inflation.

Cette réunion s’est montrée tout à fait fidèle au scénario que nous dépeignons depuis de nombreux mois maintenant (voir ici par exemple). À court terme, soit pour les six prochains mois, nous sommes donc toujours partisans d’un statu quo prolongé. Et la barre semble même encore plus haute désormais pour que de nouvelles baisses de taux se produisent d’ici la fin de l’année.

Toutefois, des risques subsistent à court terme. La hausse de l’euro par rapport au dollar et à la plupart des devises internationales pourrait exercer des pressions à la baisse sur l’inflation. À ce stade, nous n’en voyons toujours pas les signes. L’économie européenne continue d’afficher une étonnante résilience, malgré les droits de douane imposés par Donald Trump. Des dégâts plus évidents pourraient cependant être constatés au cours du trimestre en cours et lors du prochain, dans des proportions moindres qu’initialement escompté. L’instabilité politique en France menace également la trajectoire économique de la zone. Difficile d’envisager un événement de cette ampleur pour le moment et la BCE dispose d’outils en cas d’évolution très défavorable des taux d’intérêt français. Cela ne serait toutefois pas sans conséquences. La réorientation des exportations chinoises en Europe, au détriment des États-Unis notamment, pourrait accroître la concurrence avec les entreprises domestiques et diminuer les prix de vente. Autant d’éléments à surveiller attentivement, mais pour qu’une baisse supplémentaire se justifie, une nette dégradation des conditions est nécessaire, par le biais d’une baisse forte soit de l’activité, soit de l’inflation, soit des deux. Les données disponibles ne permettent pas d’écarter totalement ce scénario. Aussi, nous serions plus enclins à envisager un scénario alternatif compatible avec une baisse de taux supplémentaire d’ici à six mois.

Si, en revanche, ces risques ne se matérialisent pas, ou bien de manière partielle, la probabilité que la BCE procède à une hausse des taux à moyen terme pourrait augmenter. Le redressement du cycle économique que nous anticipons en Europe, devrait engendrer des pressions inflationnistes modérées, à mesure de la reconstitution d’un écart production* positif, à la faveur du plan allemand de réarmement et d’infrastructures, mais pas seulement.

Le terme « modéré » est toutefois sujet à interprétation et la frontière est mince pour que la situation commence à devenir un sujet d’inquiétude pour la BCE. Ainsi, à moyen terme, d’ici le second semestre 2026 ou un peu après, la possibilité d’une hausse de taux n’est pas exclue. Mais comme le disait le physicien danois Niels Bohr: « Prévoir est un exercice difficile, surtout lorsqu’il s’agit du futur ». D’ici là, nous ne nous manquerons pas d’actualiser nos réflexions et d’en informer le lecteur…

*: un écart de production se mesure comme la différence entre la croissance observée d’une économie et son potentiel de croissance théorique (i.e. lorsque tous les facteurs de production sont utilisés).

Ecofi, au 27 octobre 2025.
Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Document non contractuel. Les analyses et les opinions mentionnées ci-dessus représentent le point de vue de l’auteur. Elles sont émises en date du 27 octobre 2025 et sont susceptibles d’évoluer. Elles ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle. Ce document est produit à titre purement indicatif. Il constitue une présentation conçue et réalisée par Ecofi à partir de sources qu’elle estime fiables. Ecofi se réserve la possibilité de modifier les informations présentées dans ce document à tout moment et sans préavis. Il est produit à titre d’information uniquement et ne constitue pas une recommandation d’investissement personnalisée.

Par Florent Wabont, Economiste, Ecofi

Sondage Club Patrimoine
Prenez quelques instants pour répondre à nos questions concernant votre expérience et vos attentes concernant notre site Club Patrimoine.
Répondre au sondage
Découvrez d'autres contenus du même partenaire

Contributeurs

Les indispensables de votre veille professionnelle

Graph du jour

Chaque jour, nous sélectionnons pour vous, professionnels de la gestion d'actifs, une actualité chiffrée précieuse à vos analyses de marchés.
Statistiques marchés, baromètres, enquêtes, classements, résumés en un graphique ou une infographie dans divers domaines : épargne, immobilier, économie, finances, etc. Ne manquez pas l'info visuelle quotidienne !

Économie

Chine : l’autre économie en K

La Chine affiche un excédent commercial record malgré une consommation intérieure en berne. Un déséquilibre économique qui inquiète.

Voir tous nos graphs
Agenda

Un outil pratique mis à votre disposition pour découvrir et vous inscrire aux prochains événements de nos partenaires : webinars, roadshow, formations, etc.

Voir notre agenda
Challenges & Club Patrimoine
Lire une sélection d'articles publiés dans le numéro spécial 2025 Gestion de Patrimoine "Le nouveau paradigme". Retrouvez également notre sélection 2024.
Découvrir
A venir bientôt : l'édition 2026 !
Les fonds de nos partenaires
Les performances en direct des fonds par univers d'investissement