Carmignac
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Althéis
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Rivage Investment
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Principal Asset Management
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Triodos IM
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Apax by Seven2
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Christian Bito
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Natixis Investment Managers
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VEGA Investment Solutions
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Janus Henderson Investors
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Auris Gestion
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Commerce UE–États-Unis : l'accord entre en vigueur alors que les exportations européennes chutent de 30 %

Économie
echanges ommerciaux etats unis europe

Le 1er juillet 2026, l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis est officiellement entré en vigueur. Il concrétise les engagements pris dans la déclaration conjointe d'août 2025 et ouvre une nouvelle phase des relations commerciales transatlantiques. Son entrée en application intervient toutefois alors que les premiers chiffres publiés par Eurostat montrent un net ralentissement des échanges. Au premier trimestre 2026, les exportations européennes de biens vers les États-Unis ont reculé de 30,4 % par rapport à la même période de l'année précédente. Une évolution qui contraste avec les niveaux records atteints en 2025 et qui donne une nouvelle importance à l'accord commercial.

Les exportations européennes vers les États-Unis chutent de 30 % au premier trimestre 2026

Les premiers chiffres disponibles pour 2026 font apparaître un ralentissement marqué des échanges commerciaux.

Au premier trimestre, l'Union européenne a exporté 119,4 Md€ de biens vers les États-Unis, contre plus de 171 Md€ un an plus tôt, soit une baisse de 30,4 % sur un an. Les États-Unis restent néanmoins le premier débouché des exportations européennes, avec 18,6 % des exportations totales de biens de l'Union.

Les importations européennes en provenance des États-Unis reculent également, de 5,7 % sur un an, pour atteindre 85,9 Md€.

Au total, les exportations de biens de l'Union européenne vers les pays tiers ont diminué de 8,8 % au premier trimestre 2026 par rapport au premier trimestre 2025, tandis que les importations reculent de 3,3 %.

Les États-Unis enregistrent la baisse la plus marquée parmi les principaux partenaires commerciaux de l'Union européenne, devant la Turquie (-8,2 %) et la Chine (-7,9 %).

Ces chiffres traduisent les premiers effets d'un environnement commercial plus tendu, avant même l'entrée en vigueur de l'accord commercial du 1er juillet.

Lire aussi : Croissance mondiale : le FMI abaisse sa prévision à 3 % pour 2026

2025 avait pourtant marqué un niveau record d'échanges

Ce ralentissement intervient après une année 2025 particulièrement dynamique.

Les relations économiques entre l'Union européenne et les États-Unis représentent toujours près de 30 % du commerce mondial de biens et de services et 43 % du PIB mondial.

En 2025, les échanges de biens et de services entre les deux partenaires ont atteint 1 770 Md€, selon les données provisoires du Conseil de l'Union européenne.

Les échanges de marchandises se sont élevés à plus de 910 Md€, avec 554,6 Md€ d'exportations européennes vers les États-Unis et 356,2 Md€ d'importations.

Les échanges de services ont, de leur côté, atteint près de 865 Md€, répartis entre 521,8 Md€ d'importations européennes de services américains et 343,4 Md€ d'exportations européennes.

L'analyse des échanges montre également que l'excédent commercial européen est plus limité qu'il n'y paraît. Si l'Union européenne affiche un excédent de 198 Md€ sur les échanges de biens, celui-ci est presque entièrement compensé par un déficit supérieur à 178 Md€ sur les services.

Au total, l'excédent commercial de l'Union européenne avec les États-Unis atteint environ 20 Md€, soit près de 1 % seulement de l'ensemble des échanges entre les deux partenaires.

Les principaux produits exportés par l'Union européenne vers les États-Unis restent les produits médicaux et pharmaceutiques, les véhicules routiers ainsi que les machines et équipements industriels. Les importations concernent principalement les produits pétroliers, les produits médicaux et pharmaceutiques ainsi que les équipements destinés à la production d'électricité.

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L'accord commercial du 1er juillet ouvre une nouvelle étape dans les relations transatlantiques

Le recul observé au premier trimestre 2026 intervient alors que l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis est désormais entré en vigueur.

Conclu en juillet 2025 entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président américain Donald Trump, puis formalisé par une déclaration conjointe en août 2025, il a été traduit dans le droit européen par deux règlements adoptés par le Conseil de l'Union européenne en juin 2026.

Depuis le 1er juillet 2026, l'Union européenne a supprimé les droits de douane sur les importations de la plupart des produits industriels américains. Plusieurs produits agricoles et produits de la mer bénéficient également d'un accès préférentiel au marché européen grâce à l'ouverture de contingents tarifaires ou à la réduction des droits de douane.

La Commission européenne estime que ces mesures permettront aux importateurs européens d'économiser près de 5 Md€ de droits de douane chaque année.

En contrepartie, les États-Unis appliquent un plafond tarifaire de 15 % sur la majorité des exportations européennes. Ce plafond concerne notamment l'automobile, les semi-conducteurs, les produits pharmaceutiques ou encore le bois, sans cumul avec d'autres droits de douane.

L'accord prévoit également une coopération renforcée sur plusieurs sujets, parmi lesquels les normes automobiles, les chaînes d'approvisionnement, la sécurité économique, les contrôles à l'exportation ou encore les approvisionnements énergétiques.

Lire aussi : Accord commercial UE-États-Unis : Bruxelles évite une nouvelle escalade douanière avec Donald Trump

Les nouvelles règles prévoient aussi plusieurs mécanismes de protection

L'ouverture du marché européen s'accompagne de plusieurs dispositifs destinés à protéger les intérêts économiques de l'Union.

La Commission européenne pourra suspendre les avantages tarifaires si les États-Unis ne mettent pas en œuvre les engagements pris dans la déclaration conjointe, s'ils adoptent des mesures discriminatoires à l'égard des entreprises européennes ou si les conditions ayant conduit à l'accord évoluent de manière significative.

Une clause de sauvegarde pourra également être activée lorsqu'une hausse des importations américaines menace de causer un préjudice grave à un secteur européen. Dans ce cas, une enquête pourra être ouverte à l'initiative de la Commission ou à la demande d'États membres ou des producteurs concernés.

Les nouvelles dispositions rappellent également que les avantages tarifaires restent soumis au respect des règles d'origine. Les produits devront répondre aux critères définissant leur origine américaine pour bénéficier des nouvelles conditions d'accès au marché européen. Les contingents tarifaires ouverts à certains produits agricoles et de la mer resteront, quant à eux, limités aux volumes prévus par les règlements

Les investissements restent le véritable socle de la relation économique

Les échanges commerciaux ne reflètent qu'une partie des liens entre l'Europe et les États-Unis.

Chaque jour, plus de 6,4 Md$ de biens et de services sont échangés entre les deux rives de l'Atlantique, dont 4,5 Md$ entre l'Union européenne et les États-Unis.

Mais la relation économique repose également sur un niveau d'investissements sans équivalent.

L'Europe représente 56 % des investissements directs américains réalisés à l'étranger entre 2009 et 2025. Les entreprises européennes représentent également 56 % de l'ensemble des investissements directs étrangers détenus aux États-Unis selon le bénéficiaire effectif final.

Cette intégration apparaît aussi dans les échanges entre filiales d'un même groupe. En 2024, 65 % des importations américaines en provenance de l'Union européenne et du Royaume-Uni correspondaient à des échanges intra-entreprises. Dans l'autre sens, ces flux représentaient 40 % des exportations américaines vers ces marchés.

Les filiales européennes implantées aux États-Unis ont réalisé près de 3,5 T$ de ventes en 2024. Les filiales américaines présentes en Europe ont, de leur côté, généré près de 3,9 T$ de chiffre d'affaires.

Au total, près de 16 millions d'emplois dépendent directement ou indirectement de cette relation économique.

Les auteurs de The Transatlantic Economy 2026 rappellent d'ailleurs que les entreprises américaines réalisent davantage de chiffre d'affaires en Europe via leurs filiales que par leurs seules exportations. Le même constat vaut pour les groupes européens implantés aux États-Unis.

Comment les échanges commerciaux entre l'Union européenne et les États-Unis ont évolué de 2013 à 2024

Le ralentissement observé depuis le début de l'année 2026 intervient après plus d'une décennie de progression des échanges entre l'Union européenne et les États-Unis.

Entre 2013 et 2024, les exportations européennes vers les États-Unis sont passées de 246 Md€ à 532 Md€, tandis que les importations en provenance des États-Unis ont progressé de 165 Md€ à 333 Md€.

Cette évolution reflète le renforcement progressif des échanges entre les deux économies. Les secteurs pharmaceutique, automobile, industriel et technologique ont largement contribué à cette progression, tandis que les chaînes de production se sont progressivement intégrées de part et d'autre de l'Atlantique.

L'augmentation des exportations européennes a également renforcé l'excédent commercial de l'Union sur les biens. Cette évolution est devenue l'un des principaux sujets de discussion entre Bruxelles et Washington au cours des dernières années.

Les chiffres de 2025 permettent toutefois d'apporter une lecture plus complète. Si l'Union européenne dégage un important excédent sur les marchandises, celui-ci est largement compensé par son déficit sur les services. L'équilibre global des échanges apparaît ainsi beaucoup moins marqué lorsqu'on prend en compte l'ensemble de la relation économique.

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échanges commerciaux entre UE et US de 2013 à 2024

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Les premiers chiffres de 2026 ouvrent une nouvelle séquence

Le recul des exportations européennes vers les États-Unis au premier trimestre 2026 intervient au moment où le nouveau cadre commercial entre progressivement en application.

Il est encore trop tôt pour mesurer les effets de l'accord entré en vigueur le 1er juillet. Les données disponibles portent essentiellement sur les premiers mois de l'année, avant sa mise en œuvre.

Les prochains trimestres permettront d'évaluer si la suppression d'une partie des droits de douane, les nouvelles règles d'accès au marché et les mécanismes de coopération prévus par l'accord contribuent à stabiliser les échanges entre les deux partenaires.

Au-delà des seules statistiques commerciales, les chiffres montrent que les relations économiques entre l'Union européenne et les États-Unis reposent sur plusieurs piliers. Les échanges de biens et de services, les investissements directs, les implantations de filiales et les chaînes de valeur intégrées continuent de placer les deux partenaires au cœur de l'économie mondiale.

Dans ce contexte, les premiers indicateurs publiés en 2026 marquent davantage un ralentissement des flux commerciaux qu'une remise en cause de la relation économique transatlantique. Les prochaines publications d'Eurostat permettront de mesurer si cette baisse des exportations vers les États-Unis s'inscrit dans la durée ou si l'entrée en vigueur de l'accord commercial ouvre une nouvelle phase de stabilisation.

Sources : Eurostat, US Chamber, Sullivan & Cromwell, Commission Europa, Conseil de l'Union européenne

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