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Amaury Demarta
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BDL Capital Management
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Schroders
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Gérald Grant
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Marc Uzan
Carmignac
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Althéis
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Rivage Investment
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Principal Asset Management
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Triodos IM
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H2O AM
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Ginjer AM
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Groupe MAGELLIM
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Gérald Grant
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Altaroc
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Groupe MAGELLIM
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1er semestre : « Jusqu’à fin mai tout était rose » Gilles Etcheberrigaray et Igor de Maack

Analyses de marchés
VITALÉPARGNE
1er semestre : « Jusqu’à fin mai tout était rose » Gilles Etcheberrigaray et Igor de Maack

Ils reviennent sur la première partie de l'année qui a été plus atypique que les périodes précédentes.

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>> Regarder l'interview au complet

Quel bilan tirer du premier semestre tant pour les actions que pour les obligations ?

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Gilles Etcheberrigaray : Oui, tout à fait. Si nous revenons au 31 décembre, aux premières émissions que nous avons faites nous avons anticipé éventuellement un soft landing avec la FED qui baisse ses taux parce que l'inflation baissait. Nous étions un peu sceptiques en disant que c'était peut-être un peu trop d'enthousiasme à l'époque, mais quand même nous étions dans une vision d'atterrissage. Là c'est plutôt sur les taux et devise le scénario de no landing, de non atterrissage, avec une inflation qui résiste, une croissance qui reste dynamique. Donc les perspectives de baisse de la Fed se sont reculées, la BCE en a fait vraiment une pour faire quelque chose et ne semble pas vouloir aller plus loin. Nous parlerons de la France après. Le dollar est resté fort, donc les marchés taux ont été décevants par rapport à ce que nous attendions. La conséquence aurait dû être que les actions suivent et les actions n'ont pas suivi. Et c'est le nœud du problème du semestre. Les actions ont continué de monter, ont touché sur les grands indices des niveaux plus hauts pendant ce semestre alors que les marchés de taux ont plutôt prôné l'inverse.

En quoi le début d'année est-il atypique ?

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Igor De Maack : Oui atypique parce que le semestre en fait c'est pas six mois c'est 5 plus 1 c'est-à-dire que jusqu'à fin mai tout est rose quasiment, un scénario monétaire qui commence à se dessiner même si la FED sera un peu plus en retard que la BCE, des indices qui franchissent leur record, toujours des valeurs phare qui tirent. Nous en parlerons la technologie notamment Nvidia mais aussi le réveil de compartiments qui étaient très endormis, les Smalls et Mids Caps  françaises et puis intervient la dissolution surprise et ça casse cette dynamique au moins pour les actifs français, un peu européens et aussi ça a des conséquences sur les taux d'intérêt et notamment sur les spreads par rapport au Bond qui est l'actif de qualité. Un risque qui intervient de manière étonnante, focalisée, puisque les grands indices américains n'ont pas trop réagi, et même le dollar s'est raffermi. Donc en fait, ceux qui étaient aux États-Unis, investis sur des actifs libellés en dollars, n'ont pas senti. Il faut toujours écouter ceux qui vous disent qu'il faut être diversifié, géographiquement, sectoriellement.

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Et pour les États-Unis ?

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IdM : Les États-Unis, c'est là où il y a le plus de croissance macroéconomique, donc c'est là où il peut y avoir plus de résultats microéconomiques. Combien nous les valorisons ? Pour quels secteurs ? Quelles sociétés ? Nous le verrons dans la troisième partie. Les États-Unis, c'est le marché le plus profond et le plus diversifié. C'est 50% de l'indice mondial des actions aujourd'hui. Et vous avez de tout, de la techno au luxe en passant par tous les secteurs.

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Que faut-il penser de l'ascension de Nvidia ?

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GE : 3 trillions de dollars, c'est 3/4 du CAC 40 sur une seule valeur. Il y a une valeur qui fait +10, - 5 certains jours. Donc il faut voir la volatilité associée et la taille de cette valeur. Au début de l'année, nous pensions vu que les taux allaient monter que le secteur de la technologie ferait preuve de moins d'exubérance. C'était en début de semestre. Nous avons eu tord et nous avons analysé pourquoi. Et la réponse est claire : il y a une bulle. Et aujourd'hui, en tout cas sur Nvidia... En tout cas, sur Nvidia et sur le secteur des semi-conducteurs, nous sommes sur des valorisations probablement excessives.

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Vous restez à l'écart ?

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GE : Nous restons à l'écart. Nous ne participons pas au phénomène Nvidia. Nous, on est même passé short là depuis quelques jours. Nous essayons que le trend arrive au bout. Nous sommes passés short.
IdM : C'est l'été, donc on se met en short. Quand vous êtes dans votre baignoire et que vous mettez du bain moussant, il y a des bulles qui restent très longtemps à la surface.

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Ça pourrait être une bulle qui persiste ?

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IdM : Pour moi, les valeurs technologiques, ça a toujours été comme ça, là c'est Nvidia, c'était les grands réseaux avant, mais ça représente l'hégémonie américaine économique, financière, technologique. Donc en fait, tant que ce présupposé n'est pas remis en cause ou qu'il y ait des problèmes comptables, ce qui est possible, mais je ne vois pas...

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Il n'y a pas de risque d'éclatement ?

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IdM : Non, parce que les Américains ont tellement tous attrapé dans cette histoire boursière que ça pourrait avoir des conséquences si tout le monde en sort. Nvidia est au coude à coude en market cap avec Apple, avec Microsoft. C'est le paradoxe parce que Nvidia est le fabricant de microprocesseurs, le fabricant de pelle et pioche. Il est plus gros que ses clients.

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