Tikehau Capital
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Rémy Gicquel
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NextStage AM
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Amaury Demarta
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BDL Capital Management
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Schroders
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Gérald Grant
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Marc Uzan
Carmignac
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Althéis
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Rivage Investment
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Principal Asset Management
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Triodos IM
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Sunny AM
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Apax by Seven2
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Christian Bito
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Natixis Investment Managers
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VEGA Investment Solutions
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Janus Henderson Investors
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H2O AM
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Ginjer AM
Léonard Cohen
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Franck Ladrière
Extendam
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Groupe MAGELLIM
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BDL Capital Management
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Gérald Grant
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Althéis
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Galilee Asset Management
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Altaroc
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Apicil AM
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Magnacarta Group
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Banque Delubac & Cie
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ANACOFI
CNCGP
CNCEF
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Groupe MAGELLIM
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Amiral Gestion
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Le comptoir
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Christian Bito
CNCGP
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Swiss Life Asset Managers France
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Ginjer AM
Léonard Cohen
Carmignac
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Charlotte Ladrière
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Rémy Gicquel
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Tikehau Capital
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Paref Gestion
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MIMCO
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INTENCIAL Patrimoine
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Alienor Capital
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Part des salaires aux États-Unis : un plus bas historique depuis 1947

Économie
Gérald Grant
part du travail Etats-Unis

Le travail perd sa part

52,8%. Jamais, depuis le début de la série statistique en 1947, la part de la production des entreprises américaines revenant au travail n'avait été aussi faible. Derrière ce chiffre se cache l'un des paradoxes les plus intéressants de l'économie américaine actuelle : ce qui constitue une excellente nouvelle pour les profits et Wall Street pourrait, à terme, devenir un problème pour l'économie elle-même.

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Part du travail Etats Unis

Productivité en hausse, salaires à la traîne, un gâteau plus gros, mais une part plus petite

La labor share mesure la part de la valeur produite par les entreprises qui revient aux salariés sous forme de rémunérations. Sa baisse ne signifie donc pas que les salaires diminuent. Ils peuvent parfaitement augmenter, mais moins rapidement que la richesse créée. C'est précisément ce que suggère la situation actuelle. Les entreprises américaines parviennent à accroître leur production avec une progression très limitée du nombre d'heures travaillées. Au deuxième trimestre, la productivité a ainsi progressé de 2,2% sur un an, tandis que les coûts salariaux unitaires n'augmentaient que de 1,4%. Pour les actionnaires, l'équation est particulièrement favorable : si chaque heure travaillée produit davantage sans coûter proportionnellement plus cher, une fraction croissante de la valeur créée peut alimenter les marges et les profits. Voilà aussi pourquoi un marché du travail qui ralentit peut parfaitement cohabiter avec une Bourse qui résiste.

L'IA, nouvel arbitre du partage de la valeur ?

La baisse de la part revenant au travail ne date évidemment pas de l'intelligence artificielle. Elle s'inscrit dans une tendance de plusieurs décennies, alimentée notamment par la mondialisation, l'automatisation et l'évolution du rapport de force entre entreprises et salariés. Mais l'IA pourrait donner à cette tendance une dimension nouvelle. Sa promesse économique consiste précisément à permettre à une entreprise de produire davantage avec les mêmes ressources humaines, voire avec moins. Pour les marchés, c'est probablement l'un des aspects les plus puissants de la révolution actuelle. Jusqu'ici, l'IA a surtout été valorisée à travers les milliards investis dans les semi-conducteurs et les data centers. Sa véritable valeur pourrait pourtant apparaître lorsqu'elle permettra aux entreprises qui l'utilisent d'améliorer durablement leur productivité. Si une partie importante de ces gains se transforme en profits, les bénéficiaires de l'IA dépasseront largement les seuls producteurs de puces.

Lire aussi : IA et emploi : une automatisation moins rapide que prévu

Le risque d'une intelligence artificielle trop efficace pour ses propres consommateurs ?

Mais cette mécanique possède une limite. La consommation des ménages représente près de 70% de l'économie américaine. Or les salariés des entreprises sont aussi leurs consommateurs. Une économie peut donc difficilement augmenter indéfiniment la part de la richesse revenant au capital sans que les revenus du travail finissent par suivre. À défaut, l'ajustement devra venir d'ailleurs : redistribution, endettement supplémentaire des ménages ou, plus simplement, ralentissement de la consommation. C'est peut-être là que se trouve la véritable question derrière ce record historique. L'IA pourrait offrir aux entreprises exactement ce que Wall Street attend d'elle : davantage de productivité, de marges et de profits. Mais pour que cette dynamique soit durable, encore faut-il que Main Street finisse, elle aussi, par en récolter une partie des fruits. L'enjeu de l'IA ne sera donc pas seulement de savoir combien de richesse elle permettra de créer, mais comment cette richesse sera partagée.

Par Gérald Grant, Fundesys

Lire aussi :

‍La révision du BLS ébranle les marchés

L'IA devient le moteur narratif dominant des marchés financiers

D'où viennent les profits des entreprises américaines ?

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