L’inflation en France retombe à 0,3 % en janvier 2026

L’inflation en France a poursuivi son net ralentissement au début de l’année 2026. Selon les premières estimations publiées par l’Insee ce mardi 3 février, les prix à la consommation étaient en janvier 0,3 % plus élevés qu’un an plus tôt. Ce chiffre marque une baisse significative par rapport au mois de décembre 2025, où l’inflation sur douze mois atteignait encore 0,8 %, après 0,9 % observé en octobre et en novembre.

Ce niveau confirme le maintien d’une inflation particulièrement faible dans l’économie française. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. L’Insee souligne notamment le rôle de prix de l’énergie demeurés relativement bas, dans un contexte de normalisation progressive après les tensions observées ces dernières années. La dynamique salariale, plus modérée que dans d’autres pays européens, contribue également à limiter les pressions inflationnistes. À cela s’ajoute une croissance économique jugée modeste, pénalisée par l’incertitude politique intérieure et par un environnement international toujours fragile, autant d’éléments qui pèsent sur la demande et sur l’évolution des prix.
L’institut statistique met également en avant une baisse prononcée des prix des produits manufacturés, qui participe directement à la faiblesse de l’inflation globale. Ce repli constitue l’un des principaux moteurs du ralentissement observé en ce début d’année.
Une inflation attendue en légère remontée dans les prochains mois
Si l’inflation reste à un niveau très contenu, les projections suggèrent toutefois une remontée progressive au cours des prochains mois. Dans ses prévisions de long terme publiées mi-décembre, la Banque de France indiquait que l’inflation totale devrait être plus élevée à l’avenir, notamment sous l’effet de la stabilisation des prix de l’énergie. Cette évolution intervient après la forte baisse des prix de l’électricité enregistrée un an plus tôt, qui avait contribué à tirer l’inflation vers le bas.
À partir du printemps 2026, la baisse marquée des prix de l’électricité observée en février 2025 sortira mécaniquement du calcul de l’inflation sur douze mois glissants. Cet effet de base ne jouera donc plus en faveur d’une inflation faible et devrait conduire à un redressement progressif de l’indice global. Selon les estimations communiquées par l’Insee fin décembre, l’inflation atteindrait ainsi 1,5 % sur un an en juin 2026.
Un contexte très éloigné du pic inflationniste de 2023
Malgré cette remontée attendue, l’inflation resterait très inférieure aux niveaux observés lors du pic inflationniste lié à la guerre en Ukraine. En février 2023, la hausse des prix sur un an avait culminé à 6,3 %, portée principalement par l’envolée des prix de l’énergie. L’inflation était ensuite demeurée relativement élevée jusqu’aux premiers mois de l’année 2024, avant d’amorcer un ralentissement progressif.
Le niveau observé en janvier 2026 illustre ainsi le changement de régime inflationniste intervenu en France, avec un retour à des taux compatibles avec un environnement de prix beaucoup plus stable, même si les prochains mois devraient marquer la fin du point bas actuellement observé.
Sources : Insee, Banque de France, Ouest France
Lire aussi : L'inflation en zone euro en décembre 2025 sous les 2% installe la BCE dans l’attentisme
Les actualités économiques en France
Une inflation de 0,8 % en décembre 2025 sur un an en France
L’Insee a publié jeudi 15 janvier les chiffres définitifs de l’inflation en France pour le mois de décembre 2025, ainsi que la moyenne annuelle de l’évolution des prix. Les données confirment un net ralentissement de l’inflation, tant sur le mois que sur l’ensemble de l’année, après plusieurs exercices marqués par une forte tension sur les prix. En décembre 2025, l’indice des prix à la consommation calculé selon les normes françaises ressort en hausse de 0,8 % sur un an, après +0,9 % en novembre. Sur un mois, les prix progressent de 0,1 %, après un recul de 0,2 % en novembre. Ces chiffres confirment l’estimation provisoire publiée précédemment par l’Insee.
Cette évolution s’explique principalement par une baisse plus marquée des prix de l’énergie, en recul de 6,8 % sur un an, contre –4,6 % en novembre. Les prix des produits pétroliers contribuent largement à cette dynamique, tandis que ceux du gaz se replient légèrement sur la période. À l’inverse, les prix de l’alimentation accélèrent légèrement sur un an, à +1,7 %, notamment sous l’effet des produits frais. Les prix des services augmentent de 2,1 % et ceux du tabac de 4,1 %, à des rythmes identiques à ceux observés le mois précédent. Selon l’indice des prix à la consommation harmonisé, utilisé pour les comparaisons européennes, l’inflation ressort à 0,7 % sur un an en décembre, après 0,8 % en novembre. Sur un mois, l’IPCH progresse également de 0,1 %.
Une inflation moyenne annuelle ramenée à 0,9 % en 2025
Au-delà du mois de décembre, l’Insee a établi la moyenne annuelle de l’inflation pour l’année 2025. Celle-ci s’élève à 0,9 %, contre 2 % en 2024. Ce niveau est également très inférieur à ceux observés lors de la crise inflationniste, avec 4,9 % en 2023 et 5,2 % en 2022.
La baisse de l’inflation en moyenne annuelle est principalement tirée par le net repli des prix de l’énergie, en baisse de 5,6 % après une hausse de 2,3 % en 2024. Les prix de l’électricité enregistrent un recul marqué sur l’année, tandis que ceux du gaz augmentent fortement. L’Insee souligne également un ralentissement des prix dans l’ensemble des autres secteurs. Les prix de l’alimentation progressent de 1,2 % en moyenne, ceux des services de 2,3 %, ceux du tabac de 4,3 %, tandis que les prix des produits manufacturés reculent légèrement.
Un pouvoir d’achat en voie de reconstitution
Ce ralentissement de l’inflation en 2025 intervient dans un contexte de progression des salaires. Selon l’Insee, cette configuration a permis aux rémunérations versées en France de retrouver l’essentiel du pouvoir d’achat perdu durant la période de forte inflation, lorsque la hausse des prix avait largement dépassé celle des revenus.
Des perspectives d’inflation encore modérées en 2026
Dans ses prévisions de moyen terme publiées mi-décembre, l’Insee anticipe une inflation qui devrait rester limitée au cours des premiers mois de 2026, à des niveaux proches de ceux observés à l’automne 2025. L’institut prévoit toutefois une légère remontée à partir de la fin du printemps, liée à un effet de base sur les prix de l’électricité. La forte baisse enregistrée au printemps 2025 sortira progressivement du calcul en glissement annuel, ce qui devrait mécaniquement relever l’inflation. L’Insee estime ainsi que l’inflation pourrait atteindre 1,5 % sur un an en juin 2026.
Sources : Insee, Ouest France, Boursorama, Le Figaro
Inflation en France : les prix ont augmenté de 0,8 % sur un an en novembre
Zone euro : l’inflation des services ralentit enfin !
Une inflation historiquement faible en France au mois de mai 2025

En mai 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) a diminué de 0,1 % sur un mois, après une hausse de 0,6 % enregistrée en avril. Ce recul s’explique notamment par une quatrième baisse consécutive des prix de l’énergie (-1,4 % après -1,6 %), en particulier ceux des produits pétroliers (-1,7 % après -2,7 %) et du gaz (-4,4 % après +1,8 %). Les prix des services ont également reculé de 0,2 %, après une hausse notable de 1,1 % le mois précédent.
Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation sont restés stables en mai 2025, contre une hausse de 0,3 % en avril, traduisant un affaiblissement généralisé des pressions inflationnistes dans l’économie.
Sur un an, l’inflation atteint 0,7 % en mai, après 0,8 % en avril. Ce léger ralentissement est attribuable principalement à la baisse prolongée des prix de l’énergie (-8,0 % après -7,8 %) et à un net ralentissement des prix des services (+2,1 % après +2,4 %). L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils comme l’énergie et les produits alimentaires non transformés, recule également à +1,1 %, contre +1,3 % en avril.
Si l’énergie et les services voient leurs prix ralentir, d’autres postes affichent une évolution différente. Les prix de l’alimentation ont progressé de 1,3 % en mai sur un an, contre 1,2 % en avril. Cette légère accélération est portée par les boissons non alcoolisées, dont les prix ont bondi de 8 % (contre +6,4 % le mois précédent), et les boissons alcoolisées (+0,3 % après +0,1 %). En revanche, les produits frais enregistrent un ralentissement avec une hausse limitée à 1,5 %, après 4 % en avril.
Les prix des produits manufacturés restent inchangés par rapport au mois d’avril (-0,2 % en glissement annuel), ce qui reflète une absence de tensions inflationnistes dans ce secteur. Le prix du tabac, quant à lui, poursuit sa trajectoire haussière avec une progression de 4,1 %, stable par rapport au mois précédent.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet de comparer l’inflation entre pays de la zone euro, diminue de 0,2 % sur un mois, après une hausse de 0,7 % en avril. Sur un an, il progresse de 0,6 %, contre 0,9 % en avril, confirmant ainsi le ralentissement global de la dynamique des prix.
Au sein des services, le secteur des transports contribue fortement à la désinflation. Les prix y ont augmenté de 1,2 % en mai, après une hausse de 3,9 % en avril. Cette évolution est notamment due au ralentissement marqué du transport aérien (+0,7 % après +6,2 %) et du transport routier (+3,6 % après +5 %), traduisant une détente sur les coûts logistiques.
Depuis août 2024, l’inflation annuelle reste inférieure à 2 %, loin du pic de +6,3 % observé en février 2023. Ce mouvement reflète l’atténuation des effets de la crise énergétique consécutive à la guerre en Ukraine et le retour progressif à la normale des chaînes d’approvisionnement. Le net ralentissement des prix dans l’ensemble de la zone euro a également permis à la Banque centrale européenne de baisser ses taux directeurs pour la huitième fois en un an début juin, confirmant un changement de cap monétaire face à la normalisation de l’inflation.
Sources : Lettre de Philippe Crevel, Le Figaro
Lire aussi : Inflation stable en France en avril 2025 selon l’INSEE
Focus Octobre 2024 : une stabilité sur le front des prix en France

Sur un an, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois par l’INSEE, les prix à laconsommation augmenteraient de 1,2 % en octobre, après +1,1 % en septembre. Cettequasi-stabilité de l’inflation est lié à un ralentissement des prix des services. Les prixdes produits manufacturés, de l’alimentation et du tabac évolueraient sur un an à desrythmes proches de ceux du mois précédent.Sur un mois, les prix à la consommation augmenteraient de 0,2 % en octobre 2024(après -1,2 % en septembre). Cette légère hausse s’expliquerait par celles des prix del’énergie (principalement ceux des produits pétroliers et du gaz), des prix des produitsmanufacturés (notamment ceux de l’habillement et des chaussures), des prix desservices (notamment ceux des transports) et des prix de l’alimentation (en particulier lesproduits frais). Les prix du tabac seraient stables par rapport à septembre.Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 1,5 % enoctobre 2024, après 1,4 % en septembre. Sur un mois, il augmenterait de 0,3 % après-1,3 % le mois précédent.
Focus Juillet 2024 : stabilisation de l'inflation en France

En juin 2024, selon l’INSEE, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 0,1 %sur un mois, après 0,0 % en mai. Cette quasi-stabilité des prix résulte d’une hausse des prix des services (+0,3 % après +0,1 %) et des prix des produits manufacturés (+0,1 % après +0,1 %), qui est en grande partie compensée par une baisse des prix de l’énergie(-0,8 % après -1,2 %), principalement ceux des produits pétroliers (-1,9 % après -2,4 %), et de l’alimentation (-0,2 % après +0,4 %). Les prix du tabac sont stables sur un mois comme en mai. Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation sont stables en juin 2024, comme en mai. Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 2,2 % en juin, après +2,3 % en mai. Cette légère baisse de l’inflation s’explique par le ralentissement sur un an des prix de l’énergie (+4,8 % après +5,7 %) dû à celui des produits pétroliers (+0,7 % après+2,9 %), ainsi que par celui des prix de l’alimentation (+0,8 % après +1,3 %). À l’inverse, les prix des services accélèrent légèrement (+2,9 % après +2,8 %), tandis que ceux des produits manufacturés (0,0 % après 0,0 %) et du tabac (+8,7 % après +8,7 %) évoluent sur un an au même rythme qu’en mai. L’inflation sous-jacente augmente légèrement sur un an et s’établit à +1,8 % en juin 2024, après +1,7 % en mai. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmente de 0,2 % sur un mois, après +0,1 % en mai. Sur un an, il augmente de 2,5 % en juin 2024, après +2,6 % en mai.
Voir aussi :
Inflation en France et pays comparables
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