Les investisseurs finissent l’année sur une note positive

Extrait de l'analyse de la lettre mensuelle des marchés d'APICIL AM
Les investisseurs finissent l’année sur une note positive, tant sur le plan macroéconomique qu’en termes de performances boursières.
Aux États-Unis, la croissance du PIB au troisième trimestre a été plus forte que prévu, atteignant 4,3% en glissement annuel. Une consommation robuste et des investissements d’entreprise ont surpris positivement. Les ventes au détail d’octobre témoignent de cette résilience.
Très attendu, le CPI du mois de novembre est ressorti en dessous des attentes, à 2,7% contre 3% attendu. La collecte des données a été largement perturbée par le shutdown, éclipsant la publication d’octobre ainsi que le chiffre mensuel de novembre. Les emplois salariés ont chuté en octobre, pour rebondir de 64K en novembre. Malgré cela, le taux de chômage a atteint 4,6%.
Combiné à une inflation modérée, ce contexte a permis à la Fed de réduire ses taux directeurs de 25 bps. Le président Powell évoque une posture attentiste à court terme, avec une politique qui se situe maintenant dans une fourchette neutre. La porte reste ouverte à de nouvelles coupes en cas de détérioration supplémentaire de l’emploi.
En Europe, les données du PIB du troisième trimestre ont également dépassé les attentes. En ce sens, les PMI se sont redressés. Cette amélioration est principalement portée par les services tandis que l’industrie reste faible.
Au cours des derniers trimestres, l’investissement (des ménages et des entreprises) a amorcé un léger rebond. La diffusion de la politique plus accommodante de la BCE porte ses fruits. Les banques desserrent les conditions financières, bien que modérément. Les dépenses en consommation ont retrouvé leur rythme de croissance d’avant le Covid. Les salaires réels progressent et l’épargne reste extrêmement élevée, laissant des marges de manœuvre pour consommer.
Cela a conduit la BCE à réviser à la hausse ses prévisions de croissance à 1,4% pour l’année en cours et à 1,2% pour l’an prochain. L’inflation demeure conforme à l’objectif de 2% de la BCE.
En 2025, le marché n’a pas attendu la fin des crises pour avancer : tandis que les conflits dominent l’actualité, la bourse se projette déjà plus loin. De nombreux records ont été battus. Un découplage inédit entre perception des risques, performances boursières, données d’enquêtes (Soft Data) et données réelles macroéconomiques (Hard Data).
En termes de perspectives 2026, l'activité économique mondiale devrai maintenir une dynamique solide, alors que l'incertitude diminue (politique, tarifaire, craintes de récession) et que les politiques (monétaires et fiscales) restent en soutien. Les foyers brûlants de tensions géopolitiques sont multiples, mais le déroulé des événements ne peut constituer un scénario central. La seule certitude est que la volatilité sur les marchés sera au rendez-vous.
Une croissance à 1,1% pour l’ensemble de la zone euro nous semble raisonnable (l’épargne et le pouvoir d’achat en soutien, multiplicateur budgétaire prudent), mais avec la possibilité d’un fort loupé ( en raison notamment d’une contribution atipyque de l’Irlande, de la volatilité du commerce observée l’année dernière et de l’hypothèse encore fragile d’une efficience des plans de relance allemands). Aux États-Unis, la croissance est attendue à plus de 2%, ce qui est en ligne avec le potentiel de croissance de long terme (productivité, infrastructures, démographie …). À l’approche des Midterms, l’administration tentera probablement de rallier la classe moyenne, plus en souffrance dans l’économie, à travers des chèques aux ménages et initiatives pour soutenir le marché immobilier.
Nous anticipations une nouvelle année positive pour les marchés actions.
Lire aussi :
Des tensions géopolitiques accrues
"Sacrées résolutions en 2026 : les bourses au galop ?" Christian Bito (ESSEC et SLGP)
Contributeurs
Les indispensables de votre veille professionnelle
Graph du jour
Chaque jour, nous sélectionnons pour vous, professionnels de la gestion d'actifs, une actualité chiffrée précieuse à vos analyses de marchés.
Statistiques marchés, baromètres, enquêtes, classements, résumés en un graphique ou une infographie dans divers domaines : épargne, immobilier, économie, finances, etc. Ne manquez pas l'info visuelle quotidienne !
Brevets IA : qui concentre les titres accordés dans le monde ?

Brevets IA : la Chine concentre 74 % des titres accordés dans le monde
En 2024, la Chine a obtenu 74 % des brevets d’IA accordés dans le monde, contre 12 % pour les États-Unis et 3 % pour l’Europe, selon Stanford.
Le top 5 des graphiques les plus consultés
Un outil pratique mis à votre disposition pour découvrir et vous inscrire aux prochains événements de nos partenaires : webinars, roadshow, formations, etc.















.webp)



















