Budget 2026 : la durée d’exonération des plus-values sur les résidences secondaires réduite à 17 ans ?

Fiscalité Immobilière
résidence secondaire fiscalité
La loi de finances pour 2026 ne mentionne pas de réduction à 17 ans de la durée d’exonération des plus-values immobilières sur les résidences secondaires. Le régime actuel reste donc fixé à 22 ans.

Loi de finances 2026

Une mesure favorable aux propriétaires dans un contexte immobilier tendu

L’Assemblée nationale a adopté, dans le cadre de l’examen du budget 2026, un amendement visant à raccourcir de cinq ans la durée de détention ouvrant droit à exonération totale d’impôt sur la plus-value immobilière des résidences secondaires. Initiée par le député Corentin Le Fur (Les Républicains), la mesure fait passer cette durée de 22 à 17 ans pour les biens non affectés à la résidence principale. L'objectif est de « fluidifier le marché immobilier, de favoriser la mise en vente des logements vacants et de stimuler les transactions dans l’ancien ». Les propriétaires pourraient ainsi bénéficier plus tôt d’une exonération d’impôt sur la plus-value réalisée lors de la revente de leur bien.

Des implications concrètes pour les détenteurs de biens immobiliers

Jusqu’ici, les propriétaires devaient patienter 22 ans pour être exonérés d’impôt sur la plus-value et 30 ans pour ne plus payer aucun prélèvement social (17,2 %) sur le gain réalisé. L’amendement adopté raccourcirait donc le délai d’exonération d’impôt, mais pas celui des prélèvements sociaux.

Concrètement, la plus-value immobilière est imposée à 19 % au titre de l’impôt sur le revenu, auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % au total. Pour une plus-value de 50 000 euros, cela représente un prélèvement de plus de 18 000 euros.

Un effet attendu sur la vacance des logements et la fluidité du marché

Fixée à 22 ans depuis 2014, la durée actuelle d’exonération contribue à figer le marché immobilier et à dissuader les propriétaires de vendre leurs biens avant échéance. En la ramenant à 17 ans, le gouvernement espère accélérer la rotation des biens anciens et libérer des logements vacants, notamment dans les zones tendues où la demande d’habitation reste très forte.

Corentin Le Fur souligne que beaucoup de résidences secondaires pourraient ainsi devenir des résidences principales pour de nouveaux acquéreurs, dans des marchés où trouver un logement relève souvent du parcours du combattant.

Sources :Le Figaro, La Tribune, Capital

Découvrez d'autres contenus du même partenaire

Contributeurs

Les indispensables de votre veille professionnelle
Graph du jour

Chaque jour, nous sélectionnons pour vous, professionnels de la gestion d'actifs, une actualité chiffrée précieuse à vos analyses de marchés.
Statistiques marchés, baromètres, enquêtes, classements, résumés en un graphique ou une infographie dans divers domaines : épargne, immobilier, économie, finances, etc. Ne manquez pas l'info visuelle quotidienne !

Les graphs commentés les plus consultés :

Le top 25 des SCPI en 2025

Croissance 2025 : l’Europe à plusieurs vitesses selon Bruxelles

Dette et déficit : 50 ans de déséquilibre budgétaire

Voir tous nos graphs
Agenda

Un outil pratique mis à votre disposition pour découvrir et vous inscrire aux prochains événements de nos partenaires : webinars, roadshow, formations, etc.

Voir notre agenda
Challenges & Club Patrimoine
Lire une sélection d'articles publiés dans le numéro spécial 2025 Gestion de Patrimoine "Le nouveau paradigme".
Découvrir
Et retrouvez également une sélection d'articles du numéro 2024
Les fonds de nos partenaires
Les performances en direct des fonds par univers d'investissement