Vie Plus : collecte, digitalisation et nouvelles offres, quelles ambitions pour 2026 ?

À l'occasion de Patrimonia 2026, Jérôme Lamarque, Directeur commercial de Suravenir, fait le point sur la stratégie de Vie Plus. Entre progression de la collecte, accompagnement des nouveaux CGP, développement des outils digitaux et évolution de l'offre financière, le directeur commercial de Suravenir présente les priorités de la marque. Avec Thomas d'Hauteville, Fondateur de La Financière d'Hauteville, Eve-Marie Dyon, Dirigeante et Fondatrice d'EMD Patrimoine
Un mot avant de commencer de présentation de Vie Plus. Qu'est-ce qu'il faut en retenir ?
Jérôme Lamarque : Vie Plus est une marque bien connue des CGP. Je pense qu'on fait partie clairement des leaders sur la distribution des contrats d'assurance vie sur le marché des CGP. Vie Plus est une marque de l'assureur Suravenir et, pour boucler la boucle, Suravenir est filiale de Crédit Mutuel Arkéa.
Thomas d'Hauteville :
L'année 2026 est très porteuse pour l'assurance vie. Qu'est-ce que ça donne en termes de collecte et d'activité pour vous en ce moment ?
Jérôme Lamarque : On a la chance d'être dans une très bonne dynamique de collecte. Ça fait depuis le début des années 2020 que le niveau de collecte de Vie Plus a considérablement accéléré. L'année dernière, Vie Plus, c'est quasiment 3 Md€ de collecte sur l'ensemble de l'année 2025. Là, les indicateurs que j'ai à ma disposition montrent qu'on est sur une très, très forte progression, quelque part entre 15 et 20 %, donc on est hyper satisfaits parce que c'est très au-delà de notre plan stratégique. Mais on profite de cette bonne dynamique. On a des CGP qui nous font confiance. On en est ravis. Et j'ai une équipe commerciale extrêmement proactive qui va chercher beaucoup de nouveaux clients. On parle beaucoup des consolideurs, mais on oublie de parler de ceux qui rentrent sur le marché. Et je peux vous garantir, Thomas, qu'il y en a beaucoup.
Ève-Marie Dyon : Justement, pour un CGP qui ne travaillerait pas encore avec vous, s'il y en a, quelles seraient les trois raisons fondamentales pour lesquelles il faudrait venir travailler avec Vie Plus dans ce marché qui est de plus en plus concentré ? Quelles sont vraiment les trois grosses convictions de Vie Plus pour vous rejoindre ?
Jérôme Lamarque : Le premier point, parce que c'est important dans la relation qu'on a avec vous, CGP, c'est la qualité de l'équipe commerciale. Donc, on a une équipe commerciale qui est nombreuse. On couvre l'ensemble du territoire. On a certains collaborateurs qui sont là depuis très longtemps, qui connaissent très bien le tissu local. Et je pense que ça fait partie de l'ADN de Vie Plus d'être implanté localement, pas seulement à Paris, mais vraiment partout en province. Le deuxième point, c'est le back-office. Parce que le back-office, c'est quand même un point qui, chez certains de nos concurrents, je me permets de le dire, pêche un petit peu de temps en temps. Et c'est un vrai point fort de Vie Plus. Et c'est vrai sur la durée. Ça fait longtemps qu'on est bons. On est encore très bons cette année. Je touche du bois pour que ce soit vrai encore dans les années à venir. Mais je peux vous dire, Ève-Marie, qu'on investit beaucoup là-dedans en hommes, en outils, en intelligence artificielle pour continuer à être performants malgré la progression. Et puis, le troisième point, c'est le digital, parce qu'effectivement, c'était peut-être accessoire il y a 10 ans. Mais aujourd'hui, c'est central. Les CGP ont envie de pouvoir faire des souscriptions 100 % en ligne. Et je pense qu'on fait partie des meilleurs élèves du marché.
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Thomas d'Hauteville : Jérôme, vous avez évoqué les grands consolidateurs du marché. Et c'est vrai que pour les CGP plus classiques, qui sont souvent seuls dans leurs structures, ou pour les jeunes CGP, qui sont parfois un peu les parents pauvres du secteur, qu'est-ce que vous faites concrètement pour cette cible de gestionnaires de patrimoine qui est parfois un peu délaissée ?
Un accompagnement de tous les CGP, quelle que soit leur taille
Jérôme Lamarque : C'est hyper important parce que c'est, je pense, un autre point qui va faire le prolongement de la question d'Ève-Marie. C'est ce qui va nous définir par rapport à certains de nos concurrents. Nous, on a une conviction forte, c'est d'être au service des CGP. Et donc, les CGP, on est très contents si dans nos clients, et on en a quelques-uns. Je vous rassure, on a quelques noms très connus qui font partie de cette dizaine de consolideurs. On a des gros CGP, on a des CGP moyens. On a des petits CGP qui font beaucoup avec nous, des gros CGP qui font peu avec nous. Peu importe, parce que de toute façon, c'est des cycles. Il y a des gens qui sont très à l'aise avec nous, des gens qui sont allés vers nos concurrents. Peu importe. Nous, on est très à l'aise avec tout le monde. Et surtout, pour finir cette intervention, on met un soin tout particulier, et je l'ai dit un peu tout à l'heure, à recruter des nouveaux CGP, donc que ce soient des jeunes qui sortent de l'école. Il y en a certains qui ont le courage de se lancer. Et on a aussi beaucoup de banquiers privés qui veulent s'installer et qui, parce qu'on est connus, parce que le nom, se tournent vers nous et on les accueille vraiment. Donc, on travaille là-dessus. Et puis, pour finir, on a même créé un séminaire dédié aux nouveaux CGP pour les onboarder et vraiment bien les accompagner.
Ève-Marie Dyon : Du coup, évidemment, c'est le sujet digital qui m'intéresse énormément et je pense intéresse beaucoup de CGP pour nous faire gagner du temps aussi autour de l'intelligence artificielle. Concrètement, quels sont vos projets ou quels sont déjà ceux qui ont été développés chez Vie Plus ? Comment vous nous les mettez à disposition ou quel est votre planning de développement dans les prochains mois ou prochaines années ? Quelles sont vos ambitions ?
Intelligence artificielle en back-office : automatiser les vérifications et le rapprochement de données
Jérôme Lamarque : En fait, il y a deux éléments dans votre question, Ève-Marie. Le premier point, c'est effectivement notre boulot au niveau de Vie Plus, c'est de parfaire Oriadys, qui est l'extranet dédié aux CGP. Pour vous donner un exemple de sujets qu'on a améliorés cette année, on n'avait pas fait la souscription pour les personnes morales. Ça a été effectivement très demandé par les CGP et on l'a développé cette année. Donc, l'idée, c'est effectivement de travailler là-dessus. Dans votre question, il y avait une partie sur l'IA. L'IA, on y travaille beaucoup, surtout en ce moment sur la partie back-office. Il y a beaucoup de tâches qui peuvent être traitées par l'IA, des tâches de vérification, des tâches pour faire matcher des données. Ça prenait beaucoup de temps à des gens qui faisaient tourner des tableaux Excel énormes. Là, pour le coup, l'IA nous aide beaucoup parce que ça permet de mettre nos collaborateurs sur des tâches à plus forte valeur ajoutée et de faire faire à l'IA des tâches qui étaient un peu rébarbatives.
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Thomas d'Hauteville :
Est-ce que la hausse des taux actuelle est vue en interne comme une opportunité par rapport à la collecte sur le fonds euro ?
Jérôme Lamarque : La hausse des taux, c'est aussi un élément qui va agir de manière différente. Ça peut être une opportunité, effectivement, pour reluer, comme on dit en bon français, le fonds euro, parce que la collecte nette positive qu'on va faire sur le fonds euro. Et je vous rassure, elle est positive en ce moment. Effectivement, ça permet d'augmenter les rendements, mais ça va aussi, de manière assez ponctuelle, faire baisser certaines valeurs qui sont à l'intérieur du fonds euro. Donc, il y a un peu un jeu d'opposition entre des bonnes nouvelles et des nouvelles qui sont conjoncturellement moins bonnes. Après, ce qui est sympa, c'est que la partie positive de ce que je viens de vous expliquer sera positive plus longtemps, alors que ce qui est conjoncturel, ça peut nous embêter un peu en 2026, peut-être en 2027, mais c'est quand même une bonne nouvelle.
Ève-Marie Dyon : Et si on reste un petit peu sur l'offre, est-ce qu'en ce moment, vous faites des offres bonus sur le fonds garanti ou sur la finance aussi ? Est-ce que vous vous sentez concernés par la finance durable et est-ce que vous avez une offre particulière ? Enfin, voilà, deux questions encore en une.
Les bonus et la finance durable
Jérôme Lamarque : Sur la première question, on a proposé différentes offres bonus tout au long de l'année. On n'en a pas eu tout au long de l'année. On les saupoudre. Des moments, on l'ouvre, des moments, on n'en propose pas. Là, on vient de le rouvrir mi-septembre, si je ne me trompe pas, et on a une offre qui devrait tenir jusqu'à la fin de l'année, et pour être très concret, c'est 1,50 % de bonus sur le fonds euro à partir de 50 % d'UC, tout versement qui a au moins 50 % d'UC. La question sur la partie développement durable, c'est un point extrêmement, j'ai envie de dire, sensible, mais positivement sensible pour nous. Comme je vous l'ai dit en introduction, on est filiale de Crédit Mutuel Arkéa. Crédit Mutuel Arkéa est une entreprise à mission. Donc, le groupe et toutes les filiales, les banques et les filiales comme la compagnie d'assurance que je représente aujourd'hui, sont impliqués et ont des objectifs. Et donc, nous, à notre niveau, le boulot, c'est de verdir notre annexe financière. Donc, depuis quelques années, Suravenir ne référence que des fonds qui sont SFDR 8 ou SFDR 9. Donc, on est quand même très proactifs en la matière. Jérôme Lamarque : Non, on ne référence plus de 6, donc très proactifs en la matière. On fait aussi ce travail avec notre offre de fonds de private equity. On va aussi privilégier dans le référencement des fonds qui vont financer les transitions, qui vont financer des infrastructures. Et puis, dernier point, n'oubliez pas, Ève-Marie, que le siège de Crédit Mutuel Arkéa est à Brest, donc à côté de la dissuasion nucléaire et donc à côté des transitions, il y a aussi des sujets de souveraineté qui nous intéressent. Et quand on a vu ce qui s'est passé depuis le début de l'année, je pense que la souveraineté, ça peut être un sujet de financement intéressant pour vos clients.
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Thomas d'Hauteville : Ma dernière question, c'est en dehors de la partie souscription et produits purs
Quels sont les services qui sont mis à disposition des CGP ?
Jérôme Lamarque : Sur notre plateforme Oriadys, tous les actes de gestion sont digitalisés. Les versements, les arbitrages, je ne vais pas tous les citer. Peut-être une nouveauté qui est encore assez peu connue par nos partenaires. Et je sais que ça peut être vite un sujet irritant. C'est les transferts de PER. Donc, on a initié quelque chose qui permet de faire ce transfert de PER. Donc, nous, on le traite. Ça nous permet aussi de gagner du temps, d'avoir de la visibilité. Et là où on a mis une deuxième couche, c'est que cette visibilité sur où on en est. Est-ce qu'on a contacté l'autre compagnie ? Est-ce qu'on a eu un retour de la compagnie ? On donne cette visibilité sur Oriadys, donc notre extranet aux CGP. Donc, c'est beaucoup de confort pour nous et aussi pour les CGP, qui, effectivement, sont toujours un peu gênés à avoir du mal à donner des réponses à un client qui se dit : pourquoi ce dossier n'avance pas ?
Voir les nouveaux services et plateformes
Retour sur le teaser Patrimonia 2026 de Vie Plus :
Vie Plus fête ses 40 ans avec de nouvelles solutions digitales
Vie Plus célèbre ses 40 ans à Patrimonia avec plusieurs nouveautés pour les CGP. Au programme : un module de souscription dédié aux personnes morales, la double authentification et une année 2026 annoncée en forte progression après près de 3 Md€ de collecte en 2025. Avec Jérôme Lamarque, Directeur commercial de Suravenir.
Pour moi, ça va être la 17e édition. Comme dirait Julien, les 17 à la suite. Pour Vie Plus, je ne sais pas exactement. En revanche, ce que je sais, c'est que ce sont nos 40 ans, les 40 ans de Vie Plus. Donc on va fêter ça sur Patrimonia.
Quelles sont les actualités de Vie Plus ?
L'actualité est placée pour nous sous le signe du digital. Il y a deux sujets importants. Le premier sujet, c'est le lancement de notre module de souscription pour les personnes morales. C'était très attendu de la part de nos partenaires CGP. Ça y est, c'est en ligne. Et la deuxième actualité, c'est la double authentification pour accéder au site de Vie Plus. La sécurité informatique est un sujet primordial. On ne va pas lésiner avec ça, donc on le déploie d'ici la fin de l'année.
Le chiffre clé de Vie Plus
Un chiffre qui me tient à cœur, il date de 2025, mais je vous le rappelle, c'est que Vie Plus, c'est quasiment 3 milliards de collecte auprès des CGP. On ne donne pas des chiffres comme ça en cours d'année, mais je peux quand même vous dire que le chiffre 2026 sera bien supérieur. On fait une très belle année et merci beaucoup à nos partenaires CGP pour leur confiance.
Où et pourquoi rencontrer Vie Plus sur Patrimonia ?
Il faut venir nous voir sur le stand H12. Je vous l'ai dit, il faut toujours venir nous voir, mais particulièrement cette année, ce sont les 40 ans de Vie Plus. On va fêter ça ensemble. Il y aura évidemment toutes les équipes, donc n'oubliez pas : H12.
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