Le climat des affaires en France

Économie
climat affaires france

Le climat des affaires au plus bas depuis juillet 2024

En avril 2026, le climat des affaires en France marque un repli significatif. L’indicateur synthétique calculé par l’Insee perd trois points sur un mois pour s’établir à 94, un niveau inférieur à sa moyenne de longue période fixée à 100. Il revient ainsi à son niveau observé en juillet 2024.

Construit à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés entre fin mars et le 20 avril 2026, il traduit une dégradation globale de la perception de l’activité. L’Insee souligne que les perspectives générales se détériorent dans l’ensemble des secteurs.

Commerce et services en première ligne du ralentissement

Le recul est particulièrement marqué dans le commerce de détail et l’automobile. Le climat des affaires y chute de six points pour atteindre 94, pénalisé par une baisse des intentions de commandes et des anticipations d’activité.

Les services suivent la même tendance. L’indicateur y recule de deux points à 94, atteignant un point bas inédit depuis 2015 hors période Covid. Le secteur reste durablement affaibli, affichant un niveau inférieur à sa moyenne historique depuis un an et demi.

Industrie en résistance, bâtiment fragilisé

À contre-courant, l’industrie montre un léger mieux. L’indicateur gagne un point et retrouve son niveau de référence de long terme à 100, porté par une amélioration des jugements sur la production passée et les carnets de commandes.

Dans le bâtiment, la situation apparaît plus contrastée. L’indicateur reste stable à 96 mais demeure sous sa norme historique. Surtout, les entrepreneurs anticipent une dégradation marquée de leur activité à venir.

Un marché de l’emploi toujours en retrait

Le climat de l’emploi ne montre pas d’amélioration notable. Il se maintient à 95, un niveau inférieur à sa moyenne de long terme, traduisant une prudence persistante des entreprises.

L’Insee met également en avant une hausse des anticipations de prix dans tous les secteurs, dans un contexte où les perspectives d’activité continuent de se dégrader.

Source : Insee

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Le climat des affaires, indicateur en zone de faiblesse en septembre 2025

En septembre 2025, l’indicateur synthétique du climat des affaires en France reste à 96 pour le quatrième mois consécutif. Ce niveau demeure en dessous de sa moyenne de longue période fixée à 100 depuis août 2024, confirmant une morosité persistante dans l’économie française.

climat affaires france 2007 à 2025

Des évolutions contrastées selon les secteurs économiques

Le climat des affaires s’éclaircit dans les services et le commerce de gros, se stabilise dans le bâtiment, mais s’assombrit dans l’industrie et le commerce de détail. Cette dynamique illustre un contexte économique où certaines branches montrent des signes de résistance tandis que d’autres subissent un repli.

Dans les services, le climat des affaires progresse après trois mois de stabilité. L’indicateur synthétique gagne deux points pour atteindre 98, se rapprochant ainsi de sa moyenne de longue période (100). Le secteur de l’information-communication enregistre un net rebond, alors que les autres segments connaissent un léger recul.

Le commerce de gros atteint un plus haut depuis mars 2023

Le climat des affaires bimestriel du commerce de gros s’améliore une nouvelle fois. À 98, l’indicateur gagne un point et atteint son plus haut niveau depuis mars 2023, bien qu’il reste en deçà de sa moyenne de longue période. Les soldes d’opinion sur les livraisons reçues de l’étranger et sur les intentions de commandes poursuivent leur redressement.

Un climat de l’emploi en nette dégradation

L’indicateur synthétique du climat de l’emploi perd deux points en septembre pour s’établir à 93. Sous sa moyenne de longue période depuis juillet 2024, il atteint son plus bas niveau depuis janvier 2015, hors crise sanitaire. Cette détérioration s’explique principalement par la baisse du solde sur les effectifs prévus dans les services, traduisant une montée des inquiétudes des employeurs sur leur capacité à maintenir leurs équipes dans les prochains mois.

Sources : INSEE, Cercle de l'Epargne

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