Cap sur 2026 : tendance positive pour la croissance mondiale malgré les incertitudes (Arkéa AM)

En décembre, la Banque centrale américaine a réduit, pour la troisième fois consécutive, ses taux directeurs dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. L’institution a également annoncé la reprise de ses achats d’obligations souveraines à hauteur de 40 milliards de dollars par mois afin de réduire les tensions sur le marché monétaire, exacerbées par les émissions massives du Trésor sur cette partie de la courbe des taux.
Si les membres votants de la Fed apparaissent moins confiants sur la poursuite d’un cycle de baisse des taux significatif, l’influence de l’administration Trump sur les décisions de la Banque centrale semble s’affirmer. Les taux à deux ans ont ainsi continué à très légèrement refluer en décembre, tandis que les taux à dix ans sont remontés de 16 points de base pour atteindre 4,17 %, dans un contexte de résilience de l’activité économique et d’inflation en amélioration, mais toujours à des niveaux jugés trop élevés. Le dollar s’est inscrit en baisse de 1,3 % face à l’euro dans ce contexte.
En zone euro, la Banque centrale européenne maintient un cap de stabilité et a conservé ses taux directeurs inchangés pour le sixième mois consécutif. L’inflation se situe désormais proche de l’objectif et le plan de relance allemand attendu en 2026 pourrait réserver des surprises positives sur la croissance européenne. Dans cet environnement, l’Euro Stoxx 50 a surperformé les principales autres zones en décembre, avec une baisse limitée à 0,1 % pour le S&P 500 contre une progression supérieure à 2 % pour l’indice européen.
À l’horizon 2026, les marchés resteront toutefois impactés par un contexte géopolitique de plus en plus tendu. L’exfiltration du président vénézuélien Maduro en début d’année illustre la volonté et la capacité de l’administration Trump à bousculer d’autres zones, y compris l’Union européenne et l’OTAN, comme l’a montré le dossier du Groenland.
Malgré ces incertitudes, la croissance mondiale devrait rester proche de son rythme de 2025, autour de 3,0 %. Les marchés actions pourraient ainsi continuer à s’apprécier, non plus grâce à des niveaux de valorisation désormais très exigeants, mais sous l’effet de la croissance des bénéfices, dont la dynamique pourrait s’améliorer cette année pour les valeurs non technologiques. Sur les marchés obligataires, les obligations d’entreprises apparaissent correctement valorisées, mais deviennent plus attractives sur la partie longue de la courbe, entre cinq et dix ans.
Par Xavier Chapon, Directeur de la gestion cotée et non cotée, Arkéa AM
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