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Fed : taux inchangés, mais une dissension au FOMC inédite depuis 10 ans

Économie
fed taux 2026

La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux directeurs inchangés en juillet 2026

La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux directeurs inchangés mercredi 29 juillet, dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %. Le vote du Federal Open Market Committee s'est joué à 9 voix contre 3, trois membres, issus des banques régionales, réclamant une hausse. Il faut remonter 10 ans en arrière pour retrouver un tel niveau de division au sein du comité de politique monétaire.

Kevin Warsh, qui présidait là sa 2e réunion à la tête de l'institution, avait lui-même appelé à davantage de confrontation dans les discussions internes. Le résultat a dépassé ses attentes, y compris face à la presse : les journalistes l'ont interrogé une heure durant sur la contradiction apparente entre ses prises de position publiques et le choix de ne pas remonter les taux. Il a tenté de désamorcer la tension avec le sourire : « J'avais demandé une bonne dispute de famille et j'en ai eu une. »

Aucun objectif d'inflation « souple »

Warsh a fermé la porte à toute réinterprétation de la cible d'inflation de la Fed. Il a affirmé que 5 années d'inflation élevée avaient laissé, pour certains ménages, entreprises et professionnels des marchés, une impression erronée et difficile à dissiper : celle d'un objectif implicite supérieur à 2 %. Sa formule a été sans ambiguïté : il n'existe ni objectif souple, ni objectif implicite souple sous la responsabilité du comité, un seul objectif, fixé à 2 %.

Le raisonnement derrière le statu quo

Le président de la Fed a justifié en partie le maintien des taux par un argument technique : les rendements obligataires, sous la pression des investisseurs, s'étaient déjà sensiblement tendus sur l'ensemble de la courbe depuis la précédente réunion. « Cela nous a apporté un certain confort », a-t-il reconnu.

Pour l'économiste Tiffany Wilding, chez PIMCO, ce raisonnement laisse penser qu'un tour de vis supplémentaire pourrait encore se justifier, même si l'échéance n'est peut-être pas aussi proche que les marchés l'anticipaient. Elle relève que Warsh, contrairement à d'autres membres du FOMC qui s'étaient exprimés publiquement avant la réunion, n'a laissé filtrer aucune indication sur une possible hausse dès septembre. Les marchés continuaient, après la conférence de presse, d'anticiper une hausse de 50 points de base, mais dans un calendrier à l'incertitude accrue.

Une inflation sous tension, entre pétrole et droits de douane

L'inflation mesurée par les dépenses de consommation des ménages s'est établie à 4,1 % en mai, le double de l'objectif de la Fed. Les indicateurs déjà connus laissent attendre un repli à 3,7 % en juin. Mais un rebond se profile dès juillet, porté par les tensions entre les États-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz : le baril a gagné en moyenne 25 % sur le mois, et le cours de l'or noir se rapprochait de 90 dollars mercredi, après la reprise des frappes. Ce choc pétrolier amplifie les effets des droits de douane décidés par Donald Trump, tandis que l'essor de l'intelligence artificielle continue d'alimenter les pressions inflationnistes au sein de la première économie mondiale.

Une communication plus sobre, des marchés nerveux

Warsh a défendu sa nouvelle méthode de communication : la raréfaction des prises de parole individuelles des membres du comité aurait, selon lui, permis aux marchés de mieux s'ajuster par eux-mêmes aux évolutions économiques. Il a précisé vouloir maintenir les conférences de presse tout au long de l'année, sans engagement pour la suite de son mandat. Le lendemain de l'annonce, jeudi, les marchés, très soucieux de la reprise de l'inflation, marquaient une certaine nervosité : le rendement de l'obligation américaine à 30 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2007, à 5,23 %.

Sources :

Le Figaro, Fed : Kevin Warsh reporte une éventuelle hausse de taux à l'automne, par Anne de Guigné
Le Monde, La Fed choisit de maintenir ses taux inchangés, malgré une forte inflation, 30 juillet 2026 (extrait fourni)
Boursorama (Reuters), M. Warsh, de la Fed, affirme qu'il n'y a pas d'« objectif souple » en matière d'inflation, mais uniquement un objectif de 2%, 29 juillet 2026 (extrait fourni)

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Publié le 11 Juin 2026 :

Fed : les économistes n’attendent plus de baisse de taux avant 2027

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Le scénario d’un assouplissement monétaire rapide aux États-Unis s’éloigne. Selon une enquête Reuters réalisée auprès de plus de 100 économistes, la Réserve fédérale américaine devrait maintenir son principal taux directeur dans une fourchette comprise entre 3,50 % et 3,75 % jusqu’à la fin de l’année 2026.

Cette position marque un changement notable par rapport aux anticipations observées ces derniers mois. Alors qu’une partie du marché envisageait encore récemment une baisse des taux, le maintien d’une inflation élevée et la résilience de l’économie américaine conduisent désormais les économistes à repousser toute détente monétaire à 2027, voire au-delà.

Une inflation toujours loin de l’objectif de la Fed

La principale préoccupation de la banque centrale américaine demeure l’inflation. Celle-ci évolue actuellement à des niveaux nettement supérieurs à l’objectif de 2 % fixé par la Fed.

Selon les prévisions citées par Reuters, l’indice des prix à la consommation aurait atteint 4,2 % en mai, son niveau le plus élevé depuis plus de 3 ans. Dans le même temps, l’inflation sous-jacente serait ressortie à 2,9 %.

L’indicateur privilégié par la Fed, l’indice des dépenses de consommation personnelles (PCE), a atteint 3,8 % en rythme annuel en avril. Les économistes anticipent désormais un maintien de cette inflation autour de 3,6 % à 3,9 % au cours des prochains trimestres.

Cette situation est notamment alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs conséquences sur les marchés de l’énergie.

Kevin Warsh confronté à son premier test à la tête de la Fed

La réunion du Federal Open Market Committee (FOMC) prévue les 16 et 17 juin constituera la première réunion de politique monétaire présidée par Kevin Warsh depuis sa nomination à la tête de la Réserve fédérale.

Aucun des économistes interrogés ne prévoit une baisse des taux lors de cette réunion.

Cette position pourrait placer le nouveau président de la Fed dans une situation délicate. Nommé par Donald Trump, Kevin Warsh fait déjà face à des attentes fortes concernant un éventuel assouplissement monétaire destiné à soutenir l’activité économique.

Toutefois, l’environnement inflationniste actuel limite considérablement sa marge de manœuvre.

Pour Tom Porcelli, chef économiste chez Wells Fargo, il serait aujourd’hui extrêmement difficile pour la Fed de justifier une baisse des taux et d’obtenir un consensus au sein du comité de politique monétaire en faveur d’un tel mouvement.

Le marché commence à envisager une hausse des taux

La perspective d’une baisse des taux n’est plus le scénario dominant. Certains membres du FOMC ont déjà évoqué la possibilité d’un nouveau relèvement des taux directeurs si les tensions inflationnistes devaient persister.

Les marchés financiers intègrent progressivement cette hypothèse. Les contrats à terme sur taux d’intérêt anticipent désormais au moins une hausse des coûts d’emprunt d’ici la fin de l’année.

Cette évolution contraste fortement avec les projections publiées par la Fed en mars dernier, qui laissaient encore entrevoir un assouplissement monétaire au cours de l’année.

Les investisseurs surveilleront particulièrement la publication du prochain « dot plot », le document qui synthétise les anticipations individuelles des membres de la Fed concernant l’évolution future des taux directeurs.

Le souvenir de l’erreur de 2022 hante toujours les banquiers centraux

De nombreux économistes estiment que la prudence actuelle de la Fed s’explique également par les erreurs d’appréciation commises lors de la précédente poussée inflationniste.

En 2022, une grande partie des banques centrales considérait l’inflation comme un phénomène temporaire. Cette analyse s’était révélée erronée, conduisant ensuite à l’un des cycles de resserrement monétaire les plus rapides des dernières décennies.

Aujourd’hui, les responsables monétaires redoutent qu’une nouvelle série de chocs d’offre, notamment liés à l’énergie ou aux tensions géopolitiques, ne provoque une hausse durable des anticipations d’inflation.

Pour Eli Nir, économiste chez TD Securities, le risque réside désormais dans la répétition de ces chocs successifs plutôt que dans leur caractère ponctuel.

Une économie américaine qui reste solide malgré des taux élevés

Malgré des conditions monétaires restrictives, l’économie américaine continue de faire preuve de résilience.

Les créations d’emplois publiées au mois de mai ont dépassé les attentes des économistes, confirmant la solidité du marché du travail. Le taux de chômage devrait rester proche de 4,3 % au cours des prochains trimestres.

Les prévisions de croissance demeurent également relativement stables avec une expansion attendue autour de 2 % par an.

Dans ce contexte, la Fed semble disposée à maintenir durablement une politique monétaire restrictive afin de ramener l’inflation vers son objectif, même si cela implique de repousser les espoirs d’un assouplissement monétaire rapide.

Sources : Reuters, Federal Reserve, Wells Fargo, Rabobank, TD Securities

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Pour compléter votre lecture :

Publié au 16 mars 2026 :

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Une Fed confrontée à un environnement économique plus incertain

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La prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine s’annonce particulièrement délicate. Entre inflation encore persistante, tensions géopolitiques et signaux de ralentissement économique, la banque centrale doit arbitrer entre plusieurs forces contradictoires. Depuis plusieurs mois, la Fed maintient une posture prudente. Les taux directeurs évoluent dans une fourchette comprise entre 3,5 % et 3,75 %, niveau considéré comme restrictif mais proche de la neutralité monétaire. Les responsables de la banque centrale cherchent désormais à évaluer les effets cumulatifs du resserrement monétaire sur l’économie américaine avant d’envisager toute modification de cap.

Dans ce contexte, les marchés financiers anticipent majoritairement un statu quo lors de la prochaine réunion. Les investisseurs considèrent que les conditions ne sont pas encore réunies pour un assouplissement rapide de la politique monétaire.

Une inflation encore trop élevée pour justifier une baisse de taux

Le principal obstacle à une détente monétaire reste l’inflation. L’indicateur privilégié par la Fed, l’indice core PCE, évolue encore autour de 3 %, soit un niveau sensiblement supérieur à l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale. Les dernières statistiques montrent une progression de l’indice PCE global proche de 2,8 %, tandis que l’inflation sous-jacente reste plus résistante. Cette situation renforce l’argument d’une pause monétaire prolongée afin de s’assurer que la désinflation s’inscrit durablement dans le temps.

Le choc pétrolier au Moyen-Orient rebattrait les cartes de la politique monétaire

La remontée récente des prix de l’énergie complique encore davantage la lecture des données macroéconomiques. La forte volatilité du pétrole, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, pourrait relancer les pressions inflationnistes dans les mois à venir. Pour plusieurs économistes, une hausse durable des prix de l’énergie pourrait ainsi maintenir l’inflation américaine autour de 3 % en 2026, réduisant la marge de manœuvre de la Fed pour assouplir sa politique monétaire.

Lire aussi : Inflation PCE : peu d’amélioration mais consommation américaine en ralentissement

La flambée récente des cours du pétrole constitue l’un des principaux risques pour les banques centrales. Le Brent a connu des variations particulièrement importantes, oscillant entre 85 et plus de 115 dollars le baril en quelques jours. Cette volatilité renforce les incertitudes sur l’évolution future de l’inflation. Les banques centrales redoutent notamment les effets de second tour sur les prix et les salaires.

Les marchés anticipent un cycle d’assouplissement plus limité

Face à ces incertitudes, les anticipations des marchés ont nettement évolué. Alors que les investisseurs envisageaient auparavant plusieurs baisses de taux en 2026, le consensus s’oriente désormais vers un scénario plus prudent. Les marchés monétaires intègrent désormais l’hypothèse d’une seule baisse de taux sur l’ensemble de l’année, voire d’un maintien prolongé des taux directeurs si les pressions inflationnistes persistent.

Sources : Barron’s, Financial Times

Lire aussi : Commentaire pré-BCE : Statu quo monétaire face à l’incertitude géopolitique

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Des débats internes révélés par les minutes de février 2026. possible hausse des taux évoqués

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Les minutes de la Réserve fédérale américaine, publiées mercredi 18 février 2026 montrent que les responsables ont décidé à la quasi-unanimité de maintenir les taux d’intérêt lors de leur réunion des 27 et 28 janvier 2026. Le taux directeur a été laissé inchangé dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 %. La décision de statu quo a été partagée par « presque tous » les participants, qui souhaitaient évaluer la situation de l’économie après les 75 points de base de baisse cumulés l’an dernier.

Deux gouverneurs, Christopher Waller et Stephen Miran, se sont prononcés en faveur d’une réduction des taux, invoquant leurs préoccupations concernant un possible affaiblissement du marché de l’emploi.

Le compte rendu indique que « plusieurs participants » ont évoqué la possibilité d’un ajustement à la hausse de la fourchette cible des fed funds si l’inflation restait supérieure à l’objectif de 2 %. L’inflation se situe actuellement environ un point de pourcentage au-dessus de cette cible.

Les minutes précisent que « plusieurs participants ont indiqué qu’ils auraient pu soutenir une description bilatérale des futures décisions de taux d’intérêt du comité, reflétant la possibilité que des ajustements à la hausse de la fourchette cible du taux des fonds fédéraux pourraient être appropriés si l’inflation reste à des niveaux supérieurs à l’objectif fixé ».

D’autres responsables ont estimé que les taux devraient être maintenus « pendant un certain temps » afin de disposer de nouvelles données sur l’inflation et l’économie. Certains ont ajouté que des baisses de taux pourraient ne pas être appropriées tant qu’il n’y aurait pas de preuve que « la désinflation est de nouveau sur la bonne voie ».

À l’inverse, « plusieurs » participants ont indiqué que leurs perspectives de base incluaient de nouvelles réductions de taux.

Les données publiées depuis la réunion de janvier montrent que l’inflation des prix à la consommation pour janvier a été plus faible que prévu. Dans le même temps, la croissance de l’emploi a dépassé les attentes et le taux de chômage a reculé.

La prochaine réunion de la Fed est prévue les 17 et 18 mars, avec la publication de nouvelles projections économiques et de taux.

Sources : Reuters, Investir Les Échos

Lire aussi :

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Kevin Warsh à la Fed : quel cap pour la politique monétaire américaine ?

Kevin Warsh à la Fed : quels impacts pour les investisseurs ?

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Retour sur le 29 octobre 2025 : une 2ème baisse consécutive pour soutenir l’économie américaine

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La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé, mercredi 29 octobre 2025, une nouvelle baisse de ses taux d’intérêt d’un quart de point, ramenant la fourchette des taux directeurs entre 3,75 % et 4 %. Cette décision, largement anticipée par les marchés financiers, marque la deuxième détente monétaire consécutive après celle opérée en septembre.

La banque centrale justifie ce nouvel assouplissement par les risques accrus pesant sur le marché du travail au cours des derniers mois. Les créations d’emplois ralentissent, notamment sous l’effet des politiques commerciales et migratoires restrictives, qui pèsent sur la disponibilité de la main-d’œuvre et la consommation intérieure.

Cette politique vise à prévenir un ralentissement de l’économie américaine tout en maintenant la stabilité financière. Cependant, elle intervient dans un contexte de paralysie budgétaire (“shutdown”), qui suspend le versement des salaires de centaines de milliers de fonctionnaires et freine temporairement l’activité.

Lire aussi :

‍Coup de frein confirmé sur l’emploi américain

Etats-Unis : un très net ralentissement du marché du travail

Fait inhabituel, la décision de la Fed n’a pas fait l’unanimité. Sur les douze membres votants du comité, deux s’y sont opposés. Le gouverneur Stephen Miran, nommé par Donald Trump, plaidait pour une réduction plus marquée d’un demi-point, tandis que Jeffrey Schmid, président de la Fed de Kansas City, souhaitait un statu quo face à une inflation qu’il juge toujours élevée.

Lors de la conférence de presse suivant la réunion, Jerome Powell, président de la Fed, a souligné que les responsables de la banque centrale restaient profondément divisés sur la trajectoire future : « Une réduction supplémentaire des taux directeurs lors de la réunion de décembre n’est pas acquise, loin de là. »

Cette prudence a refroidi les marchés financiers, qui espéraient un signal plus clair en faveur d’un cycle de baisse prolongé. À Wall Street, le Dow Jones a reculé de 0,41 %, le S&P 500 de 0,49 % et le Nasdaq de 0,17 % en fin de séance.

Lire aussi : La politique monétaire est-elle entre les mains de la Fed ou du Trésor ?

Si cette baisse a été bien accueillie par les acteurs économiques, les perspectives pour décembre demeurent incertaines. Selon Heather Long, économiste de la Navy Federal Credit Union, « une baisse supplémentaire des taux reste probable : aucun des responsables de la Fed ne veut être tenu pour responsable d’un ralentissement ou d’une récession ».

La Fed reste toutefois attentive à l’évolution de l’inflation, qui ne montre pas encore de signes clairs de repli. La politique monétaire américaine s’oriente donc vers une approche graduelle, privilégiant les ajustements modestes pour éviter de raviver les tensions sur les prix tout en préservant la dynamique de l’emploi.

Jerome Powell a également annoncé la fin du resserrement quantitatif à partir du 1er décembre. La banque centrale reprendra l’achat d’actifs financiers, injectant ainsi de nouvelles liquidités dans l’économie. Cette mesure vise à soutenir le marché obligataire et à compenser les effets du ralentissement économique temporaire lié au shutdown.

Si Donald Trump a longtemps réclamé des baisses de taux plus rapides, son influence directe sur la politique monétaire semble s’être atténuée. Son conseiller économique, Stephen Miran, siège désormais au conseil des gouverneurs, mais la Cour suprême a refusé de lui permettre de révoquer sans délai la gouverneure Lisa Cook.

Jerome Powell, souvent ciblé par les critiques du président américain, a quant à lui obtenu un répit jusqu’à la fin de son mandat au printemps 2026. En attendant, la Maison-Blanche évalue déjà les profils susceptibles de lui succéder, alors que la Fed tente de préserver son indépendance face aux pressions politiques.

Dans ce contexte, la baisse des taux d’octobre marque un tournant prudent, plus politique qu’économique. Si elle apporte un soutien bienvenu aux marchés et à l’emploi, elle met aussi en lumière une banque centrale fragmentée, contrainte d’agir avec précaution dans un environnement économique et institutionnel incertain.

Sources : Le Monde, Boursorama

Lire aussi : Fed : au moins trois prochaines baisses de taux ?

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Retour sur la réunion du 17 septembre 2025 : des signaux convergents en faveur d’un assouplissement monétaire

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La Réserve fédérale américaine devrait abaisser ses taux directeurs de 25 points de base lors de sa réunion du 17 septembre, ramenant la fourchette des Fed Funds à 4-4,25 %. Les marchés monétaires anticipent désormais une baisse lors de chacune des trois dernières réunions de l’année, alors qu’au début de l’été une seule réduction était attendue. Cette révision s’appuie sur un ralentissement confirmé du marché du travail, renforçant les attentes d’un cycle de baisse des taux.

Le dernier rapport sur l’emploi et les révisions des indices de référence montrent un affaiblissement progressif des créations d’emplois. Le Beige Book de la Fed souligne que l’activité économique a stagné dans la majorité des districts au cours de l’été et que le marché du travail est resté atone. Ces données confortent la Fed dans sa volonté d’agir pour protéger l’emploi, même si l’inflation demeure légèrement au-dessus de son objectif.

L’indice PCE core, suivi de près par la Fed, ressort à 2,9 % en glissement annuel, un niveau supérieur à la cible de 2 %. La croissance du PIB réel a cependant été divisée par deux par rapport à 2024 et les revenus réels des ménages continuent de se contracter. Ce contexte plaide pour un ajustement prudent, la Fed privilégiant une baisse limitée à 25 points de base plutôt qu’un mouvement plus marqué de 50 points.

Au-delà de septembre, le calendrier des prochaines réductions dépendra de l’ampleur de la dégradation du marché de l’emploi et de l’évolution de l’inflation. De nouvelles surprises haussières sur les prix pourraient freiner la politique d’assouplissement, tandis qu’une détérioration plus nette de l’activité accélérerait le rythme des baisses. Les investisseurs anticipent déjà un taux terminal des Fed Funds inférieur à la projection médiane actuelle de 3 % à long terme.

L’administration Trump accroît sa pression sur la banque centrale, alimentant les spéculations sur un changement de gouvernance. Le président américain envisage de proposer des candidats plus favorables à la croissance et de remplacer Jerome Powell lorsque son mandat expirera en mai 2026. Cette perspective entretient l’idée d’un taux terminal plus bas dans les prochaines années.

La perspective d’une baisse de taux soutient les actifs risqués et alimente l’appétit des investisseurs. Les marchés obligataires anticipent une pentification de la courbe des taux américains, tandis que le dollar reste soumis à des vents contraires cycliques et structurels. Les opérateurs privilégient par ailleurs les TIPS (Treasury Inflation-Protected Securities) pour se protéger contre d’éventuelles surprises inflationnistes.

Les places financières, du CAC 40 à Wall Street, évoluent prudemment dans l’attente de l’annonce de la Fed. Les investisseurs suivront attentivement les commentaires de Jerome Powell pour évaluer le rythme des prochaines baisses. La décision américaine pourrait éclipser les annonces de la Banque d’Angleterre et de la Banque du Japon, attendues inchangées, et marquer un tournant pour la politique monétaire mondiale.

Sources : Boursorama, Tribune Libre, ABC Bourse

Lire aussi : Possible baisse de taux de la Fed, résultats de NVIDIA et incertitude politique en France

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