L’appétit pour le risque toujours présent sur le crédit corporate (Anaxis AM)

Une zone euro plus résiliente avec une inflation sous 2 %
En janvier, la zone euro a évolué dans un environnement macroéconomique plus constructif, caractérisé par une inflation repassée sous le seuil des 2 % et une croissance légèrement supérieure aux attentes. La progression du PIB de 0,3 % au 4e trimestre a confirmé la résilience relative de l’activité, ce qui a contribué à renforcer la confiance des investisseurs. Dans ce contexte, la BCE a maintenu une posture attentiste, les marchés intégrant désormais un scénario de statu quo prolongé sur les taux directeurs.
L’euro s’est apprécié face au dollar américain et a atteint son plus haut niveau depuis 2021, soutenu par l’amélioration du différentiel de croissance perçu et par le repli du billet vert. En fin de mois, la période de publication des résultats des entreprises européennes a pris le relais des indicateurs macroéconomiques en soutien des marchés. Les publications du secteur bancaire se sont particulièrement distinguées, avec des résultats solides et des perspectives encourageantes. Enfin, des valorisations jugées moins élevées qu’aux États-Unis ont continué à attirer les investisseurs internationaux, malgré un contexte politique marqué par les menaces du président Trump d’imposer de nouveaux droits de douane, dans le cadre de l’escalade des tensions autour du Groenland.
Détente des taux souverains et surperformance du crédit européen
Sur les marchés obligataires, la détente des rendements souverains a constitué un soutien important à la performance. Les obligations d’État européennes à maturité intermédiaire (7–10 ans) ont vu leurs rendements reculer d’environ 5 points de base pour s’établir à 2,71 % en fin de mois.
Ce mouvement a favorisé une performance solide du crédit corporate européen, les segments Investment Grade (+0,80 %) et Haut Rendement (+0,70 %) surperformant leurs homologues américains. Si le resserrement des spreads de crédit est resté comparable entre ces zones géographiques, la baisse des taux souverains a amplifié la performance en zone euro. Une activité primaire limitée a également soutenu la demande sur le marché secondaire, contribuant à la compression des primes de risque. Le rendement du marché corporate européen s’établit en fin de mois à 5,16 %.
États-Unis : inflation persistante et tension sur les rendements
Aux États-Unis, l’économie a également fait preuve de résilience, mais reste dominée par une inflation persistante. Le marché du travail a montré des signes de normalisation avec près de 50 000 créations d’emplois et un taux de chômage proche de 4,4 %, traduisant un ralentissement progressif sans dégradation brutale.
La Fed a maintenu ses taux directeurs inchangés, conservant des coûts d’emprunt à leur plus haut niveau depuis fin 2022. La nomination de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale à compter de mai, sous réserve de confirmation par le Sénat, a contribué à stabiliser le dollar début février.
Les rendements des bons du Trésor se sont tendus, notamment sur les maturités 7–10 ans qui ont progressé de 10 points de base pour atteindre 4,16 %. Malgré cette hausse, le crédit corporate américain a résisté : l’Investment Grade a progressé de +0,27 % et le Haut Rendement de +0,50 %. En fin de mois, le rendement du marché corporate américain s’établit à 6,64 %.
Marchés émergents et matières premières : soutien de la diversification
Dans un environnement géopolitique complexe, la solidité de l’activité économique et la faiblesse du dollar ont favorisé la performance des actifs émergents. Les obligations souveraines en devises fortes ont progressé, portées par un resserrement des spreads, tandis que le Haut Rendement émergent a surperformé (+1,43 % contre +0,09 % pour l’Investment Grade). Le rendement du marché obligataire émergent atteint 7,24 % en fin de mois.
Les matières premières ont également contribué au climat de marché. Le pétrole a progressé de près de 15 % sur fond de tensions au Moyen-Orient et de perturbations d’approvisionnement. L’or a atteint un nouveau record, dépassant 5 300 dollars l’once, soutenu par la faiblesse du dollar et la recherche de valeurs refuges.
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