Carmignac
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Althéis
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Rivage Investment
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Principal Asset Management
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Triodos IM
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Sunny AM
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Apax by Seven2
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Christian Bito
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Natixis Investment Managers
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VEGA Investment Solutions
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Janus Henderson Investors
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H2O AM
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La dette française grimpe de 59,6 Md€ en 3 mois, un record depuis 1946

Économie
dette publique france 2000 à 2026

La dette publique française a atteint un nouveau sommet. Selon l'Insee, elle s'élève à 3 595,5 Md€ au 30 juin 2026, en hausse de 59,6 Md€ en 3 mois, soit 119,0 % du PIB contre 117,5 % fin mars. Un ratio inédit depuis 1946, alors que le coût de financement de l'État continue d'augmenter.

dette publique france 2000 à 2026

Une hausse de 59,6 Md€ en un trimestre

Le rythme ralentit légèrement par rapport au 1er trimestre, qui avait vu la dette progresser de 75,8 Md€. Le ratio d'endettement gagne tout de même 1,5 point de PIB en 3 mois.

La dette nette progresse plus vite que la dette brute

Les administrations publiques ont réduit leur trésorerie de 6,8 Md€, après l'avoir augmentée de 21,3 Md€ au trimestre précédent. Leur dette nette grimpe donc de 68,2 Md€, plus que la dette brute. Elle atteint 111,4 % du PIB, contre 109,7 % fin mars.

L'État concentre l'essentiel de la hausse

L'État pèse pour 53,0 Md€ dans la progression du trimestre, après 66,3 Md€ au 1er trimestre. Ses titres négociables de long terme augmentent de 36,9 Md€ (contre +58,4 Md€). Les titres de court terme accélèrent, à +16,5 Md€ après +7,9 Md€.

L'État a par ailleurs puisé 10,8 Md€ dans sa trésorerie et réduit de 1,2 Md€ ses prêts de long terme détenus. Sa dette nette bondit ainsi de 65,1 Md€, contre +39,3 Md€ 3 mois plus tôt.

Les Odac quasi stables

La contribution des organismes divers d'administration centrale (Odac) recule de 0,1 Md€, après +0,3 Md€. Leurs obligations de long terme progressent de 0,2 Md€, leurs crédits de long terme baissent de 0,3 Md€. SNCF Réseau s'endette de 0,3 Md€ supplémentaires, tandis que Bpifrance Participations (-0,2 Md€) et France Compétences (-0,1 Md€) se désendettent.

Sécurité sociale : +8,4 Md€ pour le 2e trimestre consécutif

La dette des administrations de sécurité sociale (Asso) augmente de 8,4 Md€, comme au 1er trimestre. L'Urssaf Caisse nationale (+4,8 Md€) et la Cades (+4,0 Md€) en sont les principaux moteurs. La Cnaf réduit son endettement de 0,9 Md€.

Les titres négociables de long terme progressent de 12,8 Md€ et les prêts de court terme de 3,1 Md€. Les titres de court terme reculent de 7,3 Md€ et les prêts de long terme de 0,2 Md€. Grâce à une trésorerie renforcée de 3,9 Md€ et à des détentions d'obligations réduites de 0,8 Md€, la dette nette des Asso ne progresse que de 5,2 Md€, contre +15,6 Md€ au 1er trimestre.

Les collectivités locales se désendettent

La dette des administrations publiques locales (Apul) baisse de 1,7 Md€, après +0,8 Md€ au trimestre précédent. Prêts de long terme (-0,8 Md€), titres de long terme (-0,7 Md€) et titres de court terme (-0,2 Md€) reculent, seuls les crédits de court terme augmentant (+0,1 Md€). Leur dette nette diminue de 1,8 Md€.

Les régions réduisent leur endettement de 1,1 Md€, les communes de 0,6 Md€ et les départements de 0,4 Md€. Les organismes divers d'administration locale s'endettent en revanche de 0,3 Md€, dont 0,2 Md€ pour Île-de-France Mobilités. Les syndicats de collectivités locales progressent de 0,1 Md€.

121,7 % du PIB attendus en 2027

Bercy anticipe une dette publique à 119,3 % du PIB fin 2026, puis à 121,7 % en 2027. Ce niveau représenterait plus du double du plafond européen de 60 % et un record depuis 1978, d'après les données de l'Insee. « Cette hausse est mécanique. Elle est la conséquence d'un déficit qui demeure élevé », a justifié le ministère de l'Économie.

Le gouvernement prévoit un déficit public de 5,4 % du PIB en 2026, contre 5,1 % en 2025. Le Premier ministre Sébastien Lecornu vise 5 % en 2027, avec un effort budgétaire d'environ 54 Md€. Le retour sous la barre européenne des 3 % n'est pas espéré avant 2029.

Charge d'intérêts et taux : la pression monte

Selon le ministre de l'Économie et des Finances Roland Lescure, les intérêts de la dette devraient atteindre 91 Md€ en 2027. Le taux des obligations françaises à 10 ans s'établissait à 4,7 % lundi, contre environ 3,6 % pour leurs équivalentes allemandes. Un écart inédit depuis 2012.

Lire aussi : Dette publique : la charge d’intérêts pourrait atteindre 124 milliards d’euros en 2030

« Cela s'inscrit dans un mouvement mondial de hausse des taux », nuance Eric Dor, directeur des études économiques à l'Ieseg. Cette remontée est alimentée par l'inflation liée à la crise énergétique, par la crainte que les banques centrales ne la répercutent dans leurs taux directeurs et par une demande d'emprunts « qui explose ». Elle émane des États, mais aussi des entreprises engagées dans le développement de centres de données et de l'intelligence artificielle.

Les investisseurs s'interrogent toutefois davantage sur la France. « D'où le rôle crucial de la confiance », poursuit l'économiste : « Si le fonds de pension japonais qui prête à (horizon) dix ans à la France commence à se gratter la tête en se demandant si elle trouvera dix ans plus tard d'autres prêteurs pour le rembourser, il exigera un taux d'intérêt supérieur. Et si tout d'un coup la confiance s'érode totalement, là c'est Grèce 2010, il n'y a plus de prêteurs ». À ses yeux, « on est dans la phase où les prêteurs (...) froncent les sourcils, mais prêtent toujours à la France, plus cher ». Rapportée au PIB, la charge de la dette est passée de 1,2 % en 2020 à environ 2,5 %, « une augmentation énorme ».

Sources : Insee, Le Monde, Le Figaro

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Publié le 27 Mars 2026

Dette publique en France : 115,6 % du PIB fin 2025, en recul par rapport au trimestre précédent malgré un déficit élevé

À la fin du quatrième trimestre 2025, la dette publique au sens de Maastricht s’établit à 3 460,5 Md€, soit une diminution de 23,6 Md€, après +66,9 Md€ au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut, elle ressort à 115,6 % après 117,2 % au troisième trimestre 2025.

Ce recul marque une inflexion après plusieurs trimestres de hausse. Pour la première fois depuis fin 2024, la dette publique diminue sur un trimestre, tout en restant à un niveau élevé.

Une dette nette en hausse malgré la baisse de la dette brute

Contrairement au trimestre précédent, la diminution de la dette publique s’accompagne d’une baisse de la trésorerie des administrations publiques, à hauteur de 31,1 Md€ après une hausse de 6,4 Md€. Dans ce contexte, la dette nette augmente de 8,1 Md€ et s’établit à 3 245,5 Md€, soit 108,4 % du PIB après 108,9 % au trimestre précédent. L’écart entre la baisse de la dette brute et la hausse de la dette nette s’explique principalement par la diminution de la trésorerie de l’État et des administrations de sécurité sociale. La baisse du ratio de dette nette résulte de la progression du PIB en valeur, plus dynamique que celle de l’endettement.

La contribution de l’État à la dette publique diminue de 22,6 Md€, après une augmentation de 58,1 Md€ au trimestre précédent. L’encours de titres négociables de long terme recule de 15,3 Md€, celui de court terme de 4,8 Md€, tandis que les dépôts et les prêts diminuent également. Dans le même temps, la trésorerie de l’État se contracte de 25,1 Md€, ce qui entraîne une hausse de sa dette nette de 2,5 Md€. La contribution des organismes divers d’administration centrale diminue légèrement, de 0,2 Md€. Cette évolution recouvre une baisse des obligations de long terme et une hausse des crédits à court et long terme. SNCF Réseau réduit sa dette, tandis que France Compétences accroît son endettement.

Une baisse marquée du côté de la sécurité sociale

La contribution des administrations de sécurité sociale diminue de 13,0 Md€, après une hausse de 7,6 Md€ au trimestre précédent. Cette baisse est portée par la Cades, l’Urssaf Caisse nationale et la CNAM, tandis que la Cnaf voit sa dette augmenter. Cette évolution s’explique par une diminution des titres négociables de long terme, des crédits de court terme et des crédits de long terme, partiellement compensée par une hausse des obligations à court terme. La baisse de la dette s’accompagne d’une diminution des actifs de 6,2 Md€, notamment de trésorerie, ce qui limite la réduction de la dette nette à 6,8 Md€.

À l’inverse, la dette des administrations publiques locales augmente de 12,2 Md€ au quatrième trimestre 2025. Cette progression est liée à la hausse des crédits de long terme, partiellement atténuée par une baisse des crédits de court terme. Les communes, les départements et les régions contribuent à cette hausse, respectivement à hauteur de 5,5 Md€, 2,7 Md€ et 1,4 Md€. D’autres acteurs, comme les syndicats de collectivités et Île-de-France Mobilités, participent également à cette dynamique.

Des actifs financiers en progression

Au-delà de la dette nette, les administrations publiques voient la valeur de leurs actions cotées et de leurs titres d’organismes de placement collectif progresser de 8,9 Md€ au quatrième trimestre 2025, pour atteindre 318,3 Md€. Cette hausse est principalement portée par les administrations de sécurité sociale, ainsi que par les organismes centraux et, dans une moindre mesure, par l’État.

Un déficit public inférieur aux attentes en 2025

En parallèle, le déficit public s’établit à 5,1 % du PIB en 2025, contre une prévision de 5,4 %. Il recule par rapport à 2024, où il atteignait 5,8 %. Cette amélioration s’explique par une progression des recettes de 3,9 %, portée notamment par de meilleures rentrées fiscales, et par un ralentissement des dépenses à 2,5 %.

Une trajectoire budgétaire encore fragile pour 2026

Malgré cette amélioration du déficit, la dette publique reste à un niveau élevé et continue de constituer un enjeu majeur. Pour 2026, l’objectif est de ramener le déficit autour de 5 % du PIB, dans un environnement marqué par des incertitudes économiques et géopolitiques. La croissance reste limitée, tandis que l’inflation et la remontée des taux d’intérêt pourraient peser sur les dépenses et la charge de la dette.

Sources : Insee, Le Monde, Ouest France

Lire aussi :‍

Inflation, croissance, chômage : les scénarios inquiétants de la Banque de France‍

Croissance mondiale 2026 : Goldman revoit à la baisse ses prévisions

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Publié le 29 septembre 2025 :

Au T2 2025 : la dette française franchit un nouveau sommet historique

La dette publique française a encore gonflé au deuxième trimestre 2025 pour atteindre 3 416,3 milliards d’euros, soit 115,6 % du produit intérieur brut (PIB), après 113,9 % au premier trimestre. Cette progression de 70,9 milliards d’euros en trois mois constitue un nouveau record, dépassant largement les niveaux du début du quinquennat Macron où la dette s’établissait à 101,2 % du PIB, soit 2 281,3 milliards d’euros.

En 2025 : La France, troisième pays le plus endetté de la zone euro

Avec une dette représentant 115,6 % du PIB, la France se classe désormais troisième pays le plus endetté de la zone euro, derrière la Grèce et l’Italie. Son déficit public, attendu à 5,4 % du PIB cette année, reste largement au-dessus du seuil européen de 3 % qui permettrait de stabiliser l’endettement. Pour 2026, l’effort budgétaire à consentir reste incertain, entre les 35 milliards envisagés par la droite et les 22 milliards souhaités par les socialistes, loin des 44 milliards initialement proposés pour ramener le déficit à 4,6 % du PIB.

Alors que la France voit sa note dégradée par Fitch et ses perspectives abaissées à « négatives » par Scope Ratings, l’Espagne, l’Italie et le Portugal enregistrent des améliorations. Madrid a récemment été récompensée par Moody’s et Fitch pour ses gains de productivité et la vigueur de son économie. L’Italie et le Portugal ont également vu leur notation relevée, signe de la confiance retrouvée dans leur trajectoire budgétaire.

Une divergence croissante avec la zone euro

Selon Eurostat, entre fin 2022 et début 2025, le ratio dette/PIB a augmenté de 2,7 points en France, alors qu’il a reculé dans la zone euro. Sur dix ans, la France enregistre une hausse de 14,4 points quand la zone euro affiche une baisse de 3,6 points. Ce décrochage s’explique par l’absence d’ajustements budgétaires comparables à ceux menés par les pays du Sud, qui ont profité de la crise de la zone euro pour réformer leurs finances publiques.

Lire aussi : Écart de taux France-Italie : une convergence inédite en 2025

Des perspectives inquiétantes pour les prochaines années

Fitch anticipe une dette française à 121 % du PIB en 2027, sans horizon clair de stabilisation. L’OCDE avertit que la France devra mener des efforts significatifs pour inverser la tendance, dans un contexte politique fragmenté qui complique la mise en place d’un plan budgétaire pluriannuel. Les débats portent désormais sur les leviers d’action : hausse d’impôts, réduction des dépenses ou mesures combinées, alors que de nombreux secteurs comme l’armée, la justice ou la santé sont jugés intouchables.

Une répartition contrastée de l’endettement public

Au deuxième trimestre 2025, la hausse de la dette concerne principalement l’État, dont la contribution progresse de 64,3 milliards d’euros. Les administrations de sécurité sociale augmentent aussi leur dette de 7,8 milliards, tandis que celle des administrations publiques locales reste quasi stable. Malgré cette progression, la dette nette augmente légèrement moins vite que la dette brute grâce à une hausse de la trésorerie des administrations publiques.

Sources : 20 Minutes, Le Figaro, Public Sénat, Insee

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Depuis 1975, la France n’a jamais cessé d’accumuler des déficits

Depuis 1975, la France n’a jamais cessé d’accumuler des déficits, entraînant une hausse continue de l’endettement, particulièrement marquée depuis 2019. Outre les mesures de soutien face aux crises sanitaire et inflationniste, la baisse non financée de certains prélèvements obligatoires et une croissance économique plus faible que prévu expliquent cette aggravation. Les économistes soulignent que le déficit français est désormais structurel, un tournant ayant été observé dès la crise des gilets jaunes.

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dette publique france 2000 à T4 2025

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