Le Private equity reste la 1ère classe d'actifs des Family Offices avec 34 % des portefeuilles

Le private equity conserve sa place de première classe d'actifs dans les portefeuilles des Family Offices. Selon le 11e Baromètre réalisé par l'Association Française du Family Office (AFFO) et EY Société d'Avocats, il représente 34 % des allocations en 2025, devant les actions cotées (23 %), l'immobilier d'investissement (16 %), les obligations (12 %), les liquidités (8 %) et les classes d'actifs alternatives (7 %). Réalisée auprès de Family Offices représentant 928 familles, cette étude met en lumière des investisseurs qui demeurent engagés dans l'économie réelle tout en adaptant leurs stratégies à un environnement plus complexe.
Malgré un léger recul de son poids dans les portefeuilles, le private equity reste la principale classe d'actifs des Family Offices. Les allocations se répartissent désormais entre 14 % d'investissements directs et 20 % réalisés via des fonds.
L'un des principaux enseignements du baromètre réside dans cette évolution des modes d'investissement. Les investissements via des fonds progressent de 10 points, tandis que les investissements directs reculent de 14 points. Cette tendance traduit une volonté accrue de diversification, d'accès à des opportunités plus nombreuses et de recours à des expertises spécialisées dans un contexte d'investissement plus exigeant.
Les perspectives demeurent favorables pour 2026. 70 % des répondants anticipent une stabilité ou une progression de leurs investissements en private equity. Les Family Offices continuent également de privilégier le financement des PME (45 %) et des ETI (36 %), confirmant leur rôle dans l'accompagnement de l'économie réelle.
Les Family Offices restent investis malgré les tensions géopolitiques et fiscales
L'étude montre que les Family Offices font preuve d'une forte capacité d'adaptation.
Les facteurs macroéconomiques demeurent le principal moteur des décisions d'investissement (88 %), mais les tensions géopolitiques (73 %) et les incertitudes politiques et fiscales (71 %) occupent désormais une place centrale dans les réflexions des investisseurs.
Pour autant, cette instabilité ne remet pas en cause leurs stratégies de long terme. 65 % des répondants considèrent encore 2026 comme une année porteuse d'opportunités. Les investisseurs privilégient davantage les modèles économiques solides et recherchent un meilleur équilibre entre création de valeur, diversification et maîtrise des risques.
La fiscalité devient la première préoccupation des investisseurs patrimoniaux
Autre enseignement marquant de cette édition : la fiscalité devient la première attente exprimée par les Family Offices.
Elle est désormais citée par 44 % des répondants, soit une progression de 17 points en un an, devant l'accès à l'information et les enjeux réglementaires.
Cette évolution traduit le besoin croissant de stabilité et de visibilité exprimé par les familles dans un contexte où les décisions d'investissement et de transmission s'inscrivent dans le temps long.
Les investissements reviennent progressivement vers l'Europe
Le baromètre met également en évidence une évolution de la répartition géographique des investissements.
Les allocations vers l'Europe progressent de 8 points, tandis que les investissements réalisés hors d'Europe reculent de 28 points. Les Family Offices privilégient ainsi des environnements jugés plus lisibles et plus stables dans un contexte marqué par les tensions internationales.
Les actions cotées, l'immobilier et les obligations gagnent du terrain
Si le private equity conserve sa première place, les autres classes d'actifs enregistrent également des évolutions notables.
Les actions cotées représentent désormais 23 % des portefeuilles, en hausse de 5,7 points sur un an, principalement grâce aux investissements réalisés via des fonds.
L'immobilier d'investissement retrouve progressivement de l'attractivité et représente 16 % des allocations, après le ralentissement observé en 2024 dans un contexte de hausse des taux.
Les obligations poursuivent également leur progression et atteignent 12 % des portefeuilles, tandis que les liquidités (8 %) et les classes d'actifs alternatives (7 %) complètent les allocations des Family Offices.
Technologies, santé et croissance rentable dominent les stratégies d'investissement
Les technologies demeurent le secteur privilégié des Family Offices, cité par 73 % des répondants, devant la santé et les sciences de la vie (48 %).
Au-delà des secteurs, les investisseurs mettent désormais l'accent sur la croissance rentable, citée par près de 66 % des répondants, devant la recherche de rendement (34 %). À l'inverse, les stratégies de développement international et l'investissement durable reculent dans les priorités, au profit d'une approche davantage centrée sur la visibilité, la solidité des modèles économiques et la maîtrise des risques.
Transmission, philanthropie et création de valeur restent au cœur des préoccupations
Enfin, le baromètre rappelle que la transmission intergénérationnelle demeure la première préoccupation des familles (72 %), devant les changements de politiques fiscales (58 %), les enjeux géopolitiques (43 %) et la gouvernance familiale (38 %).
La philanthropie continue également de progresser. Plus de la moitié des Family Offices disposent désormais d'une politique dédiée et nombre d'entre eux financent des fonds de dotation, des fondations ou des organismes d'intérêt général, illustrant une vision patrimoniale qui dépasse la seule performance financière.
Source : 11ᵉ Baromètre des Family Offices – AFFO et EY Société d'Avocats.
Family Offices : un réajustement de portefeuilles face à la volatilité des taux en 2023
Les family offices ont modifié leurs portefeuilles à un environnement de taux d'intérêt en hausse, augmentant leurs investissements en obligations à 19%, le plus haut niveau en 5 ans. Malgré une préférence pour les actions (28% des investissements), ils se tournent également vers le private equity (22%) pour la diversification et des rendements potentiels élevés. La moitié de leurs investissements se concentre aux États-Unis, suivis par l'Europe occidentale et l'Asie Pacifique. Les préoccupations majeures incluent les conflits géopolitiques, les taux élevés et l'inflation.
Lire aussi : Les choix sectoriels des Family Offices en 2025

Une réallocation stratégique vers le capital-investissement et la dette privée
Selon le rapport UBS Billionaire Ambitions 2023, le private equity non coté reste l’axe central de la stratégie d’allocation des grandes fortunes. En moyenne, les Family Offices y allouent 26 % de leur portefeuille, contre 12 % pour les actions cotées. Ce déséquilibre traduit une préférence nette pour des investissements à long terme, à plus forte valeur ajoutée, souvent dans des entreprises en croissance ou à fort levier technologique.
L’immobilier conserve une place structurante, mais en recul
L’immobilier représente 13 % des allocations totales, soit un poids conséquent mais en légère baisse par rapport aux années précédentes. Les Family Offices privilégient désormais des actifs très ciblés, avec un accent croissant sur la logistique, la santé et les infrastructures vertes. Cette sélectivité accrue reflète une approche plus opportuniste, guidée par les perspectives de rendement ajustées au risque et la résilience sectorielle.
La dette privée s’impose comme un pilier de diversification
La montée en puissance de la dette privée est manifeste : 11 % des allocations lui sont désormais consacrées. Dans un contexte de remontée des taux et de restrictions bancaires, elle apparaît comme une alternative attractive pour générer du rendement tout en maintenant un certain contrôle sur les structures de financement. Les Family Offices y voient également un outil de soutien direct à l’économie réelle.
Une baisse relative des actions cotées, reflet d’une gestion active du risque
Les actions cotées ne représentent plus que 12 % des portefeuilles, selon le rapport UBS. Cette diminution s’explique par une volonté de se prémunir contre la volatilité des marchés publics, en faveur d’actifs moins corrélés, plus lisibles à long terme et souvent plus contrôlables dans leur gouvernance.
Une vision transgénérationnelle qui influence l’allocation
Enfin, le rapport souligne que les jeunes générations, en voie de prendre les rênes dans de nombreux Family Offices, affichent une préférence marquée pour les investissements à impact, les thématiques durables et les projets entrepreneuriaux à fort contenu technologique. Cette transition générationnelle influence déjà la structure des portefeuilles et renforce la dimension stratégique de l’allocation d’actifs.
Lire aussi : Les family offices se tournent vers les marchés privés
Contributeurs
Les indispensables de votre veille professionnelle
Graph du jour
Chaque jour, nous sélectionnons pour vous, professionnels de la gestion d'actifs, une actualité chiffrée précieuse à vos analyses de marchés.
Statistiques marchés, baromètres, enquêtes, classements, résumés en un graphique ou une infographie dans divers domaines : épargne, immobilier, économie, finances, etc. Ne manquez pas l'info visuelle quotidienne !
Le top 5 des graphiques les plus consultés
Demandeurs d’emploi : une légère baisse au 1er trimestre 2026
Croissance 2025 : l’Europe à plusieurs vitesses selon Bruxelles
Le prix du cacao fond face à l’affaiblissement de la demande
Dette et déficit : 50 ans de déséquilibre budgétaire
LMNP, réintégration des amortissements, faut-il privilégier la SCI à l'IS ?
Un outil pratique mis à votre disposition pour découvrir et vous inscrire aux prochains événements de nos partenaires : webinars, roadshow, formations, etc.

.webp)



































