Les actions qui se font "des cendres". Christian Bito (ESSEC et SLGP)


Des publications d’entreprises sous haute tension
Les publications des sociétés s'enchaînent mais au moindre aveux sur une activité qui pêche, les titres visés s'enflamment et chutent lourdement. Dans un premier temps, les investisseurs ne pardonnent rien. Pour le marché français, cela avait débuté par LVMH, puis Dassault Systèmes par exemple, ou aussi Airbus qui cède 7% dans la matinée du 19 février alors que ses résultats sont historiquement au plus haut. L'avionneur a mentionné une pénurie de moteurs Pratt & Whitney. Cette volatilité réserve aussi de bonnes surprises ou des rebonds comme Orange, Air France ou Pernod Ricard. L'observation globale des indices ne montre pas l'amplitude de ces variations entre valeurs qui, par report des investissements, se compensent en partie. Le S&P 500, le Nikkei ou l'Euro Stoxx gravitent toujours proche de leurs plus hauts historiques. Mais la tendance positive des derniers mois s'amenuise.
Géopolitique, pétrole et stabilité des taux
Les dossiers géopolitiques pèsent. Les négociations entre l'Ukraine et l'Iran ne donnent toujours pas de résultats concrets. Le cours du baril de Brent dépasse 71 dollars. Pourtant, les taux d'intérêt sont restés stables, vers 4,08 pour le 10 ans américain et 3,30 pour le 10 ans français. Comme la Fed le rappelle dans ses minutes, l'inflation reste scrutée scrupuleusement par l'institution. L'inflation CPI est en retrait pour le mois de janvier à 2,4 % aux Etats-Unis. Alors que l'inflation PCE, calculée sur un panier pondéré par le poids dans le PIB, évolue différemment en passant de 2,7 % à 2,9 %. Mais ce dernier chiffre a un mois de retard. Il concerne décembre 2025 alors que l'inflation SCPI en baisse est celle de janvier. En zone euro, l'inflation de janvier passe sous 2 % à 1,7 %.
Croissance américaine et perspectives bénéficiaires
La publication du PIB au quatrième trimestre aux Etats-Unis surprend à plus 1,4 seulement en rythme annualisé après un plus 4,4 au T3. Le maintien de la croissance sera un facteur clé afin d'atteindre la progression attendue à + 14 % des bénéfices des entreprises du S&P 500 pour 2026. Le PMI composite préliminaire de la zone euro s'améliore à nouveau en février à 51,9. Ils pointent dans la bonne direction car les attentes de progression de bénéfices en Europe sont aussi élevées qu'aux Etats-Unis.
Droits de douane et incertitudes politiques
Enfin, la Cour suprême vient de déclarer illégale la plupart des droits de douane imposés par l'administration Trump, mais les marchés européens ont peut-être eu tort de danser trop vite comme l'a dit Donald Trump. Car il décide ce week-end d'utiliser une loi de 1974 pour décréter des droits de douane mondiaux à 15%. Quelle passion quand la micro et la macro s'entremêlent.
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