“Entre PMI solides et devises sous pression, les marchés restent volatils” Julien Quistrebert, Tailor AM


Des indicateurs macroéconomiques globalement résilients
Cette semaine, encore pas mal d'indicateurs macro, notamment avec le PMI et toujours des attentes autour de la Fed.
Globalement, c'est vrai qu'on a eu des chiffres de l'activité économique qui étaient plutôt bons, notamment du côté du PMI américain, mais aussi européen et même en Asie. Globalement, la partie industrielle se redresse. Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle, après toutes les craintes sur les droits de douane qu'on a pu avoir l'année dernière et une activité de ce point de vue-là qui était un petit peu faible, même si les services compensaient largement. Donc effectivement, ce sera un point d'attention pour la Fed qui doit parler. On attend plutôt une stabilité des taux. On a les chiffres de l'inflation qui sont restés dans une zone, on va dire, raisonnable, avec un core ici qui est sorti à 2,8 %. Et puis donc une inflation qui reste sous contrôle. On notera quand même que le rapport de l'ADP sur l'emploi était un petit peu faible, encore 7 700 créations d'emplois, ça reste très limité. Donc pas de grosses réactions à attendre du côté de la Fed, mais globalement la bonne nouvelle c'est qu'on voit que les indicateurs avancés de la croissance économique sont plutôt résilients.
De fortes tensions sur les devises, entre dollar et yen
On va enchaîner avec deux devises qui sont assez chahutées avec des interrogations sur le point de vue politique, c'est le yen et le dollar, alors pour des raisons différentes évidemment, mais qui sont très influencées par le contexte géopolitique et politique interne.
Tout à fait, on a des mouvements assez significatifs sur les devises, ce qui explique aussi en aparté les mouvements qu'on peut avoir sur l'or. Tout le monde est à la recherche de valeurs refuges, de devises refuges. Et on a eu encore des déclarations de Donald Trump qui disaient que pour l'euro dollar, la faiblesse n'était pas vraiment un sujet. Donc on a passé 1,20, niveau qu'on n'avait pas vu depuis 2021. Pour mémoire, on était à 0,95 en 2022 sur la parité euro dollar. Donc, c'est des mouvements qui sont assez significatifs. On doit en tenir compte, évidemment, si on a des investissements. De notre côté, en tout cas, par exemple, ça nous amène à être assez prudents sur des investissements en dollars, notamment sur les actions américaines, si on n'a pas de système de couverture. Il y a des mouvements assez importants. Et côté japonais, on connaît l'histoire, c'est des déficits importants, une dette importante, et un gouvernement qui a choisi de faire des élections anticipées pour mettre en place son programme. Et en face de ça, beaucoup de mouvements sur les taux longs japonais, sur le yen, et on a entendu des rumeurs récemment, peut-être d'interventions combinées entre la Banque du Japon et la Fed pour essayer de calmer les mouvements sur le change.
Ecouter/lire aussi : “Le dollar américain fragilisé malgré la résilience économique”
Des publications d’entreprises contrastées en Europe et aux États-Unis
On finit avec les publications qui sont toujours en cours, même si la plupart des macro events sont encore attendus, notamment cette semaine.
Quelle publication est-ce qu'il faut retenir ?
Je dirais qu'en Europe, aujourd'hui, c'est un peu le grand écart. Vous avez ASML qui sort une publication globalement en ligne avec un niveau de carnet de commandes explosif, près de 13 milliards de commandes, alors que le marché attendait plutôt 6-7 milliards sur le trimestre. Le titre qui réagit très positivement. Et puis à l'inverse, LVMH, la consommation qui reste difficile avec la maroquinerie toujours un peu en souffrance, même si on a des bons retours du côté de Dior. Pour le reste, ça reste quand même assez faible et la direction s'est montrée assez prudente sur 2026, sans s'attendre à une catastrophe évidemment. On voit bien qu'il y a deux vitesses aujourd'hui sur le marché, la tech qui continue de connaître des investissements importants avec des zones de tension comme sur les mémoires, et puis de l'autre, la consommation discrétionnaire qui reste difficile dans un environnement où le marché de l'emploi est un peu plus difficile sur certaines zones et l'inflation, malgré tout, si elle reste contenue, elle est présente et donc c'est un peu plus difficile. Du côté de la tech, on commence ce mercredi soir avec Microsoft, Meta et puis Tesla. Dès jeudi, on aura Apple, donc évidemment le marché sera très attentif. Et côté américain, warning de United Health, donc le géant du secteur de l'assurance santé, moins 20 % en séance. United Health est une valeur membre du Dow Jones, donc des mouvements assez significatifs, donc un marché très volatil.
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