« Malgré la volatilité, il faut rester investi sur les marchés »

Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les mouvements brusques des marchés, la tentation de se retirer peut être forte. Michel Dinet, Président de Sapienta Gestion nous explique son positionnement, conserver son exposition et ajuster son allocation reste une stratégie clé pour capter les opportunités et créer de la valeur dans la durée.
Quelles sont vos dernières actualités ?
Michel Dinet : Sapienta a doublé de taille en moins d'un an aujourd'hui. Tout ça grâce à l'effort de nos partenaires conseillers en gestion de patrimoine qui nous ont fait confiance pour nous confier les capitaux de leurs clients, soit au travers de nos OPC, soit au travers des efforts qu'on a fait avec les assureurs luxembourgeois pour pouvoir leur proposer des fonds internes dédiés sur une douzaine d'assureurs différents avec sept ou huit dépositaires. C'est ce qui nous a permis tout ce développement. Merci à eux.
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Quelle attitude adopter dans ce contexte ?
Rester investi pour traverser la volatilité des marchés
Michel Dinet : Les pessimistes font toujours de l'audience. Nous ce qu'on préfère c'est être optimiste et effectivement trouver des opportunités dans ce monde-là. Celui qui aurait eu le génie de vendre ses titres la veille de l'attaque américaine et qui voudrait re-rentrer aujourd'hui aurait déjà perdu de l'argent. Donc en fait, rester investi dans ces moments-là, juste ajuster les voiles, ne pas avoir l'ambition de changer le sens du vent, ça nous permet de créer de la valeur.
Quels sont les principaux changements macroéconomiques observés depuis le début de la crise iranienne ?
Michel Dinet : Ce qui semble très lisible, c'est l'augmentation du prix du pétrole, l'augmentation du prix du pétrole qui va influencer les chiffres d'inflation, les chiffres d'inflation qui vont influencer les taux d'intérêt. Et quand les taux montent, les actifs baissent. Mais en fait, quand les taux montent, ce qui est pratique, c'est quand on peut investir dans des obligations. On a aussi l'opportunité de racheter des produits obligataires avec des rendements plus élevés pour le futur.
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Quelles sont les conséquences pour les investisseurs maintenant ?
Michel Dinet : Les investisseurs n'ont pas vu pendant ce temps les bonnes nouvelles qui arrivaient sur le marché. Les bonnes nouvelles c'était les résultats, les fameux résultats de NVIDIA aux Etats-Unis par exemple. C'était les chiffres de croissance qu'on a pu avoir à certains endroits, même les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis qui peuvent être discutables. Mais si le marché qui a toujours raison à la fin est revenu sur des plus hauts, c'est bien qu'il y a des bonnes nouvelles sur le marché. Les marchés financiers sont des dérivés de l'économie, l'économie une dérivée de la politique. C'est pas parce qu'on attend la fin de la guerre qu'il faut investir, celui qui attend la fin de la guerre entre l'Ukraine et la Russie, il a loupé quand même beaucoup de choses par exemple.
Quelles sont vos bonnes idées du moment ?
ETF MSCI World et marchés émergents : quelles opportunités d’investissement ?
Michel Dinet : Dans les bonnes idées du moment, on adore le MSCI World par un ETF, ça nous permet de capter la puissance des marchés. Mais on peut aussi compléter cet indice-là par des pays émergents par exemple qui ne sont pas présents dans le MSCI World et dans les pays émergents, il y a toute une gamme avec des nouveaux pays qui vont être des pays développés dans les quelques mois qui viennent, je pense à la Grèce, notamment, et la Grèce nous ramène aux banques européennes. Je pense également à la Corée du Sud, où on a Samsung, qui est un acteur incontournable dans le monde électronique aujourd'hui. Donc aller chercher des performances au travers des actions et des ETF Grèce, Corée à côté du MSCI World, ça peut être un bon complément.
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En termes de secteur, les bancaires européennes, vous nous dites ?
Banques européennes : un secteur attractif en période de hausse des taux
Michel Dinet : Mais oui puisque les banques européennes sont moins chères aujourd'hui qu'il y a deux ans ou il y a trois ans puisque paradoxalement quand on regarde le PER du SX, c'est l'indice des banques européennes, il est encore inférieur à 10. Donc on a des banques solides avec des dividendes réguliers, des bonnes perspectives, un coût du risque qui n'augmente pas et une courbe de taux d'intérêt qui redevient favorable. C'est un secteur qu'on aime bien chez Sapienta. Dividendes importants, surtout sur les banques avec des rendements élevés.
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