Cinq prévisions macroéconomiques clés pour 2026 (Swiss Life AM)

L’inflation hante à nouveau la politique américaine
Aux Etats-Unis, le débat autour du coût de la vie s’intensifie et pourrait, avant les midterms, faire se détendre le conflit commercial. La hausse de l’inflation liée aux tariffs est toutefois différée en raison d’effets d’anticipation. Elle est sous-estimée pour 2026. La Fed devrait ignorer cette inflation et continuer de baisser les taux – également sous la pression politique – vers un niveau neutre.
Le boom de l’IA couvre les faiblesses cycliques
Au plan cyclique, le tableau est mitigé aux Etats-Unis. Baisses de taux et soutien budgétaire donneront une croissance plus large en 2026, alors que les tariffs et la consommation timide freineront. Le boom de l’IA sera un moteur binaire en 2026. Si les entreprises informatiques respectent leurs plans d’investissement, ce boom compensera la faiblesse des autres investissements aux Etats-Unis. Si l’euphorie cesse brutalement, retour de bâton et risques de récession menacent.
Le cœur de l’Europe bouge à nouveau le continent
Les plans de relance produisent leur effet : Berlin dit adieu à la croissance nulle et contribue à nouveau, avec Paris, de manière adaptée à la croissance de la zone euro. Les anciennes têtes de pont de la croissance (Irlande et Europe méridionale) voient la dynamique ralentir. Malgré le ralentissement de la hausse des salaires, la croissance est portée par l’économie intérieure. L’inflation tutoie l’objectif de la BCE et la politique monétaire reste inchangée. Si le tableau cyclique est positif, l’Europe recule structurellement.
La grande convergence de la dette
Discipline budgétaire en Europe méridionale et détérioration dans le Nord rapprochent les pays de l’UEM en termes de ratios d’endettement et d’écarts de taux. En raison des déficits structurels élevés, la situation reste précaire aux Etats-Unis et en France. Les marchés obligataires restent toutefois un moteur de discipline. Dans ce contexte, la Suisse et son exceptionnalisme sont le dernier refuge.
La Chine reste un facteur de stress mondial
L’économie intérieure chinoise reste timide, freinée par la faiblesse persistante de l’immobilier et la campagne anti-involution, censée endiguer une concurrence excessive. En parallèle, le secteur high-tech progresse comme nouveau relais de croissance et déclenche une féroce concurrence mondiale. Le boom des exportations du second choc chinois va renforcer les tendances protectionnistes en Europe.
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