La souveraineté européenne à l'épreuve de la guerre au Moyen-Orient

Le blocage prolongé du Détroit d’Ormuz renchérit les coûts des énergies fossiles et pourrait même menacer à terme l’approvisionnement des pays européens. Dans ce contexte, l’électrification des usages apparaît plus que jamais comme une alternative pour renforcer la souveraineté énergétique du vieux continent. Cette thématique est naturellement présente au sein du fonds VEGA Europe Autonomie.
« La guerre au Moyen-Orient et le blocage prolongé du Détroit d’Ormuz n’ont pas manqué de perturber la vie du fonds, dont certaines valeurs sont directement affectées par la flambée des prix du gaz et du pétrole. Au-delà des effets à court terme, l’Europe doit y voir un nouveau motif pour renforcer son autonomie dans plusieurs domaines stratégiques. En ce sens, le contexte légitimise un peu plus la transition énergétique, qui ne vise plus seulement à lutter contre le changement climatique mais contribue, dès lors, à réduire notre dépendance aux importations d’hydrocarbures. Le gouvernement français a ainsi émis l’idée d’utiliser le surplus de recettes fiscales tiré de la hausse du prix des carburants pour financer les efforts d’électrification de l’économie. Dans le même esprit, l’Allemagne a dévoilé un plan de 8 milliards d’euros pour atteindre ses objectifs climatiques à l’horizon 2030. Cette dynamique, au même titre que la hausse de la consommation liée au déploiement de l’IA, soutient la croissance des réseaux électriques, une activité à laquelle le fonds est exposé au travers de valeurs comme Iberdrola, E.ON, Terna ou encore Engie, qui vient d’acquérir UKPN, un distributeur d’électricité de référence au Royaume-Uni.
En parallèle, le conflit fait figure de test pour les engagements de réarmement de l’Europe alors que certains pays pourraient être tentés de procéder à des arbitrages budgétaires au profit de la lutte contre l’inflation. Cette perspective a dans un premier temps pesé sur les valeurs européennes de la défense avant que des propos de D.Trump sur une possible sortie des Etats-Unis de l’OTAN n’engendrent leur rebond. Bien que peu crédible, la menace pourrait servir à persuader les autres membres de l’organisation de poursuivre leurs efforts pour respecter l’engagement de consacrer 5% de leur PIB aux dépenses de sécurité et de défense à l’horizon 2035. En attendant, le dernier rapport annuel de l’OTAN confirme la crédibilité de la trajectoire en révélant une progression de 20% de leurs dépenses de défense en 2025 et l’atteinte, pour la première fois, du seuil historique de 2% par l’ensemble des pays membres. »
Olivier DAVID, Gérant du fonds, VEGA Europe Autonomie
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