Actionnariat salarié : les souscriptions atteignent un nouveau record en 2025

L’actionnariat salarié continue de gagner du terrain au sein des grandes entreprises. Selon l’édition 2026 de l’Observatoire Amundi de l’Actionnariat Salarié, les montants souscrits ont atteint 4,4 Mds€ en 2025, un niveau inédit qui marque une troisième année consécutive de record pour ce dispositif de partage de la valeur. Au-delà du volume collecté, l’étude met en évidence une transformation progressive du marché. Longtemps porté principalement par les salariés français, l’actionnariat salarié s’internationalise désormais à grande vitesse, tandis que les entreprises multiplient les opérations destinées à associer davantage leurs collaborateurs à leur développement.
Les entreprises françaises continuent d’étendre leurs dispositifs à leurs salariés présents hors de France. Cette dynamique se traduit par une progression continue de la participation internationale, qui franchit pour la première fois le seuil des 30 % en 2025.
Le déploiement des opérations gagne également en ampleur. La moitié des campagnes réalisées l’an dernier ont concerné au moins 15 pays. La France demeure toutefois le principal marché de souscription. Les salariés résidant sur le territoire représentent encore 60,7 % des montants investis et 56,7 % des souscripteurs. Cette prédominance tend néanmoins à diminuer progressivement au profit des collaborateurs situés à l’international.
L’étude souligne également que les niveaux de participation restent très contrastés d’un pays à l’autre. Les différences de fiscalité, de culture d’entreprise, de réglementation ou encore de maturité des dispositifs continuent d’influencer fortement le succès des opérations.
Des salariés français toujours fortement mobilisés
Si l’international progresse, la mobilisation des salariés français demeure particulièrement élevée.
Le taux moyen de participation atteint 52 % en France, confirmant l’intérêt des collaborateurs pour ce type de dispositif. Le montant moyen investi atteint lui aussi un niveau record avec 5 333 € par souscripteur, en hausse de 4 % sur un an.
Ces chiffres témoignent de la place désormais occupée par l’actionnariat salarié dans les stratégies d’épargne des collaborateurs lorsque les entreprises proposent des conditions d’investissement attractives.
Les mécanismes incitatifs restent les principaux moteurs du succès
La combinaison entre abondement de l’entreprise et décote sur le prix d’acquisition des actions demeure le principal levier de souscription. Ces dispositifs permettent aux salariés de bénéficier de conditions financières avantageuses et contribuent directement au succès des campagnes.
La fréquence des opérations apparaît également déterminante. Les entreprises qui renouvellent régulièrement leurs offres enregistrent généralement des niveaux de participation plus élevés que celles qui organisent des opérations ponctuelles.
Le calendrier joue lui aussi un rôle. Les campagnes réalisées au cours du premier semestre affichent des résultats supérieurs à celles lancées plus tard dans l’année.
Concernant les modalités de financement, les versements volontaires représentent 46 % des montants souscrits. L’abondement de l’entreprise constitue près d’un quart des sommes investies.
Lire aussi : Épargne salariale : 67 % des salariés épargnent leurs primes
Un outil de fidélisation sur le long terme
L’étude met également en lumière une caractéristique majeure de l’actionnariat salarié : son inscription dans la durée.
Les salariés actionnaires conservent leurs titres en moyenne pendant plus de 11 ans. Cette durée dépasse de plus de 6 ans la période légale de blocage habituellement associée à ces dispositifs.
Cette donnée illustre l’attachement des collaborateurs à leur entreprise et confirme le rôle de l’actionnariat salarié comme outil de fidélisation. Au-delà du partage de la valeur, ces dispositifs contribuent à associer durablement les salariés aux performances de leur société.
L’actionnariat salarié concerne désormais un nombre croissant de secteurs d’activité
L’industrie demeure le secteur le plus représenté avec 30 % des opérations recensées. Les biens de consommation représentent 15 % des opérations, devant la finance et la technologie qui totalisent chacune 12 %. Les services aux collectivités concentrent 9 % des opérations et la santé 6 %.
Cette diversité sectorielle illustre la diffusion progressive du modèle dans l’ensemble de l’économie.
Avec plus de 53 Mds€ d’encours en actionnariat salarié et 65 % de part de marché sur ce segment, Amundi conserve sa position de référence auprès des entreprises du SBF 120.
Pour Catherine Leroy, Directrice Épargne Salariale et Retraite chez Amundi, « cette 14e édition de l’Observatoire confirme la progression et toute la pertinence de l’actionnariat salarié comme outil de partage de la valeur à long terme. Les niveaux records de souscription observés témoignent de l’adhésion croissante des salariés à ce dispositif, en France comme à l’international. La récurrence des opérations, l’importance des mécanismes incitatifs et la diversité des profils observés montrent que l’actionnariat salarié s’inscrit désormais dans une logique durable de fidélisation et d’association des salariés à la performance de leur entreprise. Il constitue un véritable levier de cohésion sociale. »
Source : L’Observatoire s’appuie sur plus de 415 opérations réalisées par Amundi au cours des 13 dernières années, dont 37 en 2025, et couvre cette année plus de 2 millions de salariés éligibles
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Rétrospective en complément de lecture, publiée le 30 janvier 2025 :
Selon les premiers résultats de l’édition 2025 du Panorama de l’actionnariat salarié, réalisée par Eres, société de conseil et de gestion spécialisée en actionnariat salarié, retraite et épargne salariale.
En 2024, 38 opérations collectives ont été menées par des entreprises du SBF120, sous forme d’augmentations de capital réservées aux salariés ou de cession d’actions existantes.
Ces opérations collectives ont été réalisées par 34 entreprises du SBF120. Parmi elles, PLANISWARE et LVMH ont lancé leur tout premier plan collectif.
Le nombre d’opérations collectives reste légèrement inférieur à celui des deux dernières années mais demeure bien au-dessus de la moyenne annuelle de 31 observées sur la décennie précédente.
« En 2024, près d’un tiers des entreprises de l’indice ont proposé une opération collective, ce qui témoigne de l’intérêt soutenu des grands groupes cotés pour l’actionnariat salarié. Ces entreprises se distinguent par la régularité de leurs initiatives en matière de partage de la valeur. Elles proposent en moyenne un plan collectif tous les deux ans à l’ensemble de leurs employés. Parmi elles, une vingtaine va encore plus loin en ouvrant régulièrement leur capital aux salariés, signe d’une politique de ressources humaines forte pour fidéliser et motiver les talents. » Mirela Stoeva, Directrice de l’offre et des études chez Eres
Le partage de la valeur dans le secteur du luxe
L’année 2024 a été marquée par la première opération d’actionnariat salarié de LVMH, la capitalisation la plus importante du SBF120. Cet évènement marque une transformation majeure dans le secteur du luxe, qui, historiquement, privilégie le versement des primes d’intéressement et de participation. Le secteur demeure en tête du SBF120 avec en moyenne 15 418 € de primes collectives (primes d’intéressement, primes de participation, abondement) distribuées aux collaborateurs en 2023*. Pour comparaison, la prime moyenne s’élève à 6 392 € au sein de l’Indice. Bien que championnes des primes collectives, les entreprises du luxe sont restées longtemps en bas des classements des entreprises pratiquant l’actionnariat salarié, la forme ultime du partage du profit. Entre 2010 et 2024, seules 6 opérations d’actionnariat salarié collectif via des augmentations de capital réservées aux salariés, ont été réalisées dans le secteur du luxe par 3 entreprises (sur les 5 de l’indice).
« L’actionnariat salarié ne remplace pas les primes, mais les complète et forme une stratégie combinée : les primes valorisent les performances immédiates, tandis que l’actionnariat salarié pousse les collaborateurs à adopter une vision à long terme. Si ce modèle se généralise, il annonce une nouvelle ère où le luxe s’aligne mieux avec les valeurs de partage et de durabilité. » Mirela Stoeva, Directrice de l’offre et des études chez Eres
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L’actionnariat salarié dans les PME se démocratise de plus en plus
Conséquence d’une législation de plus en plus favorable et d’un intérêt grandissant, l’actionnariat salarié séduit également de plus en plus les PME. Notre équipe spécialisée dans l’actionnariat salarié accompagne tous les ans de plus en plus de clients dans l’ouverture de leur capital à leurs salariés via un fonds commun de placements d’entreprise (FCPE).
« Grâce à un partenariat avec Eres, l’opération menée par Trescal en 2024 s’est étendue pour la première fois à plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Allemagne. Avec un taux de souscription de 63 % en France et 33 % à l’international, l’actionnariat salarié s’impose comme un levier de renforcement du sentiment d’appartenance et d’engagement des salariés dans des entreprises internationales comme Trescal. » se réjouit Laëtitia Pesqueur, Directrice de l’actionnariat salarié chez Eres.
Par Eres
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