Altaroc : 6e millésime Odyssey et nouvelle convention de distribution

Private Equity
presentation gamme odyssey

Club Patrimoine a suivi le webinaire d’Altaroc consacré à son 6e millésime Odyssey et à la présentation des nouvelles conditions de rémunération de ses partenaires distributeurs.
Dans ses propos introductifs, Frédéric Stolar, Managing Partner, est revenu sur les derniers chiffres clés du spécialiste du Private Equity de qualité institutionnelle pour les investisseurs privés.

Plus de 600 millions d’€ collectés en 2025

En 2025, Altaroc a collecté plus de 600 millions d’euros, soit la meilleure année depuis sa création. En parallèle, sa base de clients s’est élargie avec 2 000 nouveaux investisseurs, et 95 % des accords de distribution avec ses partenaires ont été renouvelés. En 4 ans, Altarocaura collecté 2 milliards d’euros et changé d’échelle en se développant en Suisse, au Bénélux, et plus récemment en Allemagne et en Italie où deux nouveaux bureaux ont ouvert. Le gérant reste fidèle à son approche programmatique du Private Equity, le fameux Re-Up, qui consiste à investir sur plusieurs millésimes successifs pour lisser le risque et optimiser la performance de son portefeuille.

Les logiciels “Systems of Record”, bien armés face à l’IA

Ce webinaire a aussi fait le point sur l’état du marché du capital investissement et du secteur des logiciels, malmené par l’IA. Interrogé par Eliott Vincent, responsable grands comptes et partenaires, Louis Flamand, CIO, a indiqué qu’après la contraction née de la hausse brutale des taux en 2022, le marché était reparti depuis 2 ans, et que les valorisations en baisse des actifs représentaient de belles opportunités. Pour lui, les millésimes qui investissent en bas de cycle sont bien souvent les meilleurs.
Pour autant, le secteur des logiciels, en forte correction sur des craintes liées à la concurrence de l’IA est-il toujours intéressant ? Pour Louis Flamand, c’est le cas, même si tout ne se vaut pas dans ce domaine. Sa préférence va aux logiciels “Systems of Record” qui gèrent les données critiques et réglementaires des entreprises, et qui peuvent difficilement être remplacés. Dans ce registre, Altaroc investit dans un éditeur comme Onestream, qui consolide les comptes des grands groupes. Alors que l’IA va concerner tous les secteurs de l’économie, Altaroc fait le choix d’être exposé à ceux qui vont en profiter, en l'occurrence les éditeurs de logiciels SaaS qui vont l’intégrer dans leurs “Systems of Record”, et ce aux côtés de gérants expérimentés qui anticipent cette évolution depuis longtemps.

Lire aussi : Dix CEO, une même exigence : penser le Private Equity dans le temps long

6e millésime Odyssey : 120 millions d’€ déjà engagés auprès de 2 gérants phares

Concernant le nouveau millésime 2026 d’Odyssey, Louis Flamand a souligné qu’il s’inscrivait dans la continuité et qu’il conservait la même logique que ses prédécesseurs : investir dans le “Buy Out” et le “Growth Equity” au travers de 5 à 7 gérants institutionnels de premier ordre, 80 % étant consacrés aux deux stratégies principales et 20 % aux co-investissements, une exposition géographique de 45 % aux États-Unis et de 45 % à Europe, et une part de 50 à 60 % investis dans les logiciels “Systems of Record”, le reste se partageant entre la santé et les services B to B.
À ce jour, ce 6e millésime a déjà engagé quelque 120 millions d’euros d’investissements auprès deux gérants Hg et Main Capital qui font partie de l’univers de sélection de ce millésime avec Bridgepoint, Apax, ainsi que GTCR, qui serait une nouvelle relation pour Altaroc, tous ayant des spécialisations sectorielles très marquées, un atout majeur pour la performance en Private Equity.

Dimitri Bertrand, directeur d’investissements, est revenu sur les grandes spécialités de ces gérants, principalement axés sur le monde des logiciels B to B. Outre Hg avec lequel Altarocentretient une relation très suivie avec 340 millions d’investissements à ce jour, Main Capital est spécialisé dans le “Buy-and-Build” du segment bas du mid-market européen, Bridgepoint, lui, vise le haut de ce marché avec un fort ancrage régional, Apax rachète des “good companies” pour en faire des “great companies”, et GTCR, le nouveau venu, développe une stratégie de “Management Buy-In”, consistant à recruter des dirigeants de premier plan, puis d’acquérir les entreprises qu’ils dirigeront.
Au total, des expertises très complémentaires pour un millésime bien diversifié de quelque 150 sociétés en portefeuille.

De nouveaux outils et une rémunération des partenaires repensée

Moment clé de ce webinaire : les nouveaux outils et la refonte des conditions de rémunération.
Intervenant sur les nouveautés pour les distributeurs d’Altaroc, Thibault Laffont, directeur des services partenaires, a précisé les dernières améliorations apportées à l’onglet de pilotage du Re-Up, à commencer par le classement des investisseurs en 3 catégories : “Re-uppers”, “intermittents” et nouveaux entrants, pour mieux assurer leur suivi.
Autres améliorations de taille, celles apportées au simulateur, lancé il y a 2 ans, et très apprécié de ses utilisateurs. La nouvelle version sera davantage personnalisée avec des courbes de cash-flow individualisées par millésime, l’intégration des portefeuilles de chaque client, une lecture annuelle et semestrielle des flux, qui seront aussi plus précis grâce à l’intégration des droits d’entrée.
L’objectif est de faire gagner du temps aux distributeurs en fluidifiant leur conseil, et en leur donnant de meilleurs outils pour améliorer le service rendu à leurs clients dans la durée sans que la société de gestion ne se substitue au travail de conseil du distributeur.

Très attendue, la partie réglementaire de cette présentation assurée par Marion Lavigne, directrice juridique, et consacrée à la nouvelle convention de distribution qui prévoit un changement de rémunération des partenaires.
Suite aux amendes infligées par l’AMF à plusieurs sociétés de gestion, dont Altaroc, pour ne pas avoir apporté les preuves que la rémunération de leurs distributeurs était corrélée à l’amélioration des services rendus à la clientèle finale, Marion Lavigne a tenu à préciser qu’Altaroc avait réagi pour assurer sa conformité réglementaire à ce jour et telle que validée par leurs avocats et proposer des outils devant sécuriser la rémunération de ses partenaires.
Pour percevoir cette rémunération, elle pose 3 conditions impératives et cumulatives : le client doit bénéficier d’un service supplémentaire ou de niveau supérieur, il doit être l’unique bénéficiaire de ce service, et si le distributeur perçoit une rémunération dans la durée, l’amélioration du service rendu devra aussi être continue. Autrement dit, le partenaire doit aller au-delà de ses obligations réglementaires, et justifier d’une parfaite traçabilité de l’amélioration des services rendus.
Partant de cela, et pour répondre aux enjeux liés à la décision de l’AMF, Altaroc a décidé de revoir en profondeur son modèle de convention de distribution.

Un paiement scindé en 2 mais sans impact cash

Principal changement, la rémunération des partenaires sera scindée en 2 et sera payée sous conditions : 30 % du montant rémunérera le conseil initial et sera versé de façon trimestrielle à partir du 1er appel de fonds, et 70 % de la somme paiera les services supplémentaires - ou connexes - apportés sur toute la durée de l’investissement, avec un paiement au 1er trimestre de chaque année de la vie du fonds. Que les distributeurs se rassurent : l’impact cash de ces changements sera pratiquement neutre pour eux.
En parallèle, Altaroc s’assurera que ses partenaires et leurs équipes sont correctement formés au Private Equity. Dans ce cadre, l’accès au parcours de souscription de ses fonds ne sera ouvert au distributeur qu’après le suivi d’une formation et d’un test validant depuis son espace partenaire.
La distributeur aura 2 options pour valider l’amélioration du service rendu lors du conseil initial : envoyer à son client un ou plusieurs contenus pédagogiques d’Altaroc, ou réaliser une simulation personnalisée de son portefeuille, le tout sera tracé et auditable dans son espace partenaire.
Pour prouver l’amélioration des services connexes, il devra réaliser au moins 2 services supplémentaires par an via les outils mis à sa disposition (invitation à un webinaire, simulation de portefeuille à jour, envoi de contenus et infos clés), là encore, tout sera tracé dans son espace dédié.
L’idée générale étant que les développements déployés et les investissements réalisés par Altaroc dans ses outils digitaux permettent aux partenaires de justifier automatiquement des services rendus et d’assurer une proportionnalité entre amélioration du service rendu par le distributeur auprès de son client et versement des rétrocessions.


Points importants mentionnés par Marion Lavigne : seule l’utilisation des outils Altarocferont foi, les partenaires auront la responsabilité de former leurs propres collaborateurs, et des contrôles spot annuels pourront être effectués auprès des distributeurs, afin de s’assurer de l’utilisation effective des outils Altaroc par les distributeurs, condition sine qua non du versement de leurs rétrocessions.
En termes de calendrier, l’entrée en vigueur de cette nouvelle convention correspondra au lancement du 6e millésime et fera l’objet d’un déploiement opérationnel progressif sur 6 mois, avec des rappels réguliers des nouvelles règles aux partenaires.
La souscription du 6e millésime Altaroc de la gamme Odyssey doit s’ouvrir dans la 2e quinzaine d’avril, et dans cet intervalle de temps, le millésime 2025 restera ouvert.

Le private equity, capital investissement présente un risque de perte en capital et un risque d’illiquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

Voir aussi : Private Equity : un engouement croissant, mais un potentiel encore sous-exploité dans les allocations

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