Private Equity : des écarts de performance jusqu'à 7 fois supérieurs à ceux des marchés cotés

Une nouvelle étude réalisée par Moonfare, plateforme mondiale d'investissement et de gestion spécialisée dans les marchés privés, met en évidence l'écart considérable entre les gérants de private equity les plus performants et les moins performants. Elle souligne ainsi l'importance de la sélection des gérants au sein d'une classe d'actifs où les performances peuvent varier sensiblement.
• L'écart de performance dans le private equity est près de sept fois aussi important que celui observé sur les actions cotées de grande capitalisation : 19,2 points de pourcentage entre les gérants du premier et du dernier quartile, contre 2,9 points pour les actions de grande capitalisation
• Cet écart se creuse au fil du temps : sur dix ans, la capitalisation des performances des fonds de private equity du premier quartile pourrait aboutir à une valeur finale environ deux fois supérieure à celle des fonds situés à la médiane
• La réputation d'un gérant ne garantit pas son succès : deux tiers des gérants classés dans le premier quartile ne réitèrent pas cette performance avec le millésime suivant
L'étude, intitulée Dispersion sur les marchés privés, montre qu'entre 2016 et 2026, l'écart de rendement annuel entre les gérants de private equity du premier et du dernier quartile s'est établi à 19,2 points de pourcentage, contre seulement 2,9 points pour les actions de grande capitalisation.*
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Une dispersion des performances qui s'amplifie sur la durée de vie des fonds
Dans une classe d'actifs caractérisée par des horizons d'investissement longs, cet écart s'accentue au fil du temps. Les différences de performance annuelle se cumulent et entraînent des écarts considérables de valeur finale sur toute la durée de vie d'un fonds. Un calcul illustratif à taux de rendement interne (TRI) constant, fondé sur les performances par quartile des millésimes de fonds de private equity de 2000 à 2023, fait ressortir, sur dix ans, une valeur finale correspondant aux performances du premier quartile environ deux fois supérieure à celle correspondant aux performances médianes. Ce calcul illustre la manière dont la dispersion des performances peut s'amplifier au fil du temps.
L'étude remet ainsi en question l'idée selon laquelle il existerait un rendement unique du private equity et souligne l'importance d'une sélection rigoureuse des fonds. Pour les investisseurs qui choisissent des gérants moins performants, l'écart de performance annuelle peut s'amplifier considérablement pendant toute la durée de vie du fonds, les laissant loin derrière ceux qui ont investi auprès des acteurs les plus performants du marché.
L'étude met également en lumière les difficultés d'accès aux meilleurs fonds, qui sont structurellement sursouscrits et dont les capacités sont souvent limitées.
« La réputation d'un gérant ne présage pas de ses performances futures »
Steffen Pauls, Fondateur et Co-CEO de Moonfare, déclare :
« Cette étude montre que le simple fait d'accéder aux marchés privés ne garantit pas aux investisseurs d'obtenir des rendements. La réputation d'un gérant témoigne de ce qu'il a accompli, mais ne présage pas de ses performances futures. D'ici à la fin de la décennie, nous nous attendons à ce que les capitaux se concentrent autour d'un cercle beaucoup plus restreint de gérants ayant démontré leur capacité à reproduire leur avantage dans la durée. Pour les autres, les levées de fonds pourraient alors s'allonger et devenir sensiblement plus difficiles. Du point de vue des investisseurs, la capacité à identifier les bons gérants et à accéder à leurs fonds deviendra donc plus importante encore. »
Persistance des performances : ce que révèle l'analyse de 647 transitions de fonds
Moonfare a analysé 647 passages d'un fonds à son successeur parmi des fonds de buyout fermés à durée de vie déterminée, afin d'évaluer la persistance des performances d'un fonds à l'autre. Dans 34 % des cas, un fonds du premier quartile a été suivi par un autre fonds du premier quartile. Ce résultat met en évidence le rôle des avantages structurels propres à certaines sociétés de gestion – notamment un sourcing différencié, un solide vivier d'opportunités et une expertise opérationnelle – dans le maintien d'une surperformance dans la durée.
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Pourquoi la réputation seule ne suffit pas à sélectionner un gérant
L'étude montre toutefois pourquoi la sélection des gérants ne peut reposer uniquement sur leur réputation : deux gérants sur trois (66 %) dont un fonds s'était classé dans le premier quartile ne sont pas parvenus à réitérer cette performance avec le fonds suivant.
J.P. Morgan Asset Management – Guide to Alternatives
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