No items found.
No items found.
Norma Capital
No items found.
No items found.
Rémy Gicquel
No items found.
No items found.
No items found.
Yann Defloraine
BDL Capital Management
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
iCapital
No items found.
Sunny AM
No items found.
Dorval Asset Management
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
Claire Bourgeois
Groupe MAGELLIM
No items found.
Euryale
No items found.
Eres
No items found.
Private Corner
No items found.
Altaroc
No items found.
No items found.
No items found.
Groupama AM
No items found.
IVO Capital Partners
No items found.
No items found.
Benoît Berchebru
No items found.
No items found.
J.P. Morgan Asset Management
No items found.
Eiffel Investment Group
No items found.
Pictet AM
Thomas d'Hauteville
Sunny AM
No items found.
Pictet AM
No items found.
No items found.
Adrien Khaznadji
No items found.
No items found.
Le comptoir
No items found.
Pictet AM
No items found.
Perial Asset Management
No items found.
Natixis Investment Managers
No items found.
Ginjer AM
Léonard Cohen
Ginjer AM
No items found.
No items found.
Christian Bito
Tailor AM
Julien Quistrebert
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
Prosper Conseil
Groupe La Française
No items found.
No items found.
Natixis Wealth Management
LBO
No items found.
RGREEN INVEST
Private Corner
No items found.
Opale Capital
No items found.
No items found.
No items found.
Groupama AM
No items found.
iCapital
No items found.
No items found.
Gérald Grant
Perial Asset Management
No items found.
No items found.
No items found.
Althéis
No items found.
Tailor AM
No items found.
Swiss Life Asset Managers France
No items found.
Elevation Capital Partners
No items found.
Tikehau Capital
No items found.
Astoria Finance
Benoît Berchebru
Perial Asset Management
No items found.
Arkéa Asset Management
No items found.
Perial Asset Management
Jules Rousselet
Valhyr Capital
No items found.
No items found.
Christian Bito
Perial Asset Management
Jules Rousselet
Groupe MAGELLIM
No items found.
No items found.
Clésame
No items found.
No items found.
No items found.
No items found.
Ginjer AM
Léonard Cohen
IRIVEST Investment Managers
No items found.
No items found.
No items found.
Janus Henderson Investors
No items found.
Alderan
No items found.
No items found.
Gérald Grant
No items found.
Christophe Tunica
Alienor Capital
No items found.
No items found.
No items found.
Generali Investments
No items found.
Allianz Global Investors France
No items found.
Esprit Horizon
No items found.
Galilee Asset Management
No items found.
H2O AM
No items found.
No items found.
No items found.
J.P. Morgan Asset Management
No items found.
No items found.
No items found.
Groupe MAGELLIM
No items found.
Financière de l'Arc
No items found.
Amiral Gestion
No items found.
Apax by Seven2
No items found.
Pictet AM
No items found.
Ginjer AM
Léonard Cohen
No items found.
No items found.
No items found.
Rémy Gicquel
Candriam
Groupe La Française
No items found.
Financière de l'Arc
No items found.
Opale Capital
No items found.
No items found.
Clarisse Hermelin
No items found.
Gérald Grant
Tailor AM
No items found.
Candriam
No items found.

Financement de l'Europe : le rapport Draghi face au tabou de l'épargne française (BDL Capital Management)

Epargne
epargne europe financement etats unis

Le rapport Draghi : un électrochoc pour la compétitivité européenne

Il y a déjà plusieurs mois, Mario Draghi remettait son rapport sur l’avenir de la compétitivité européenne, véritable électrochoc censé réveiller un continent assoupi. Pourtant, le temps passe et le constat est amer : l'élan initial semble s'être fracassé contre les lenteurs bureaucratiques et les calculs politiques nationaux. Nous sommes aujourd'hui loin d'avoir exécuté les propositions audacieuses de l'ancien président de la BCE, alors que l'urgence, elle, ne cesse de croître.

Le diagnostic de Draghi était pourtant sans appel : pour ne pas décrocher face aux États-Unis et à la Chine, l’Europe doit investir 800 milliards d’euros supplémentaires par an. Un « plan Marshall » du XXIe siècle destiné à la défense, à la transition énergétique et à l'innovation technologique. Mais derrière l'ambition, un obstacle majeur reste passé sous silence : le moteur financier de l'Europe est grippé. Non pas par manque de capitaux, mais par une allocation de ces ressources qui confine à l’aberration stratégique.

La gestion passive mondiale : un financement indirect de l’économie américaine

Le paradoxe est cruel : alors que l’Europe cherche désespérément des fonds pour financer ses champions technologiques, elle est devenue le premier financeur de la croissance américaine. En préférant massivement la gestion passive indexée sur des indices mondiaux (MSCI World en tête), les investisseurs institutionnels et les épargnants du Vieux Continent dirigent mécaniquement 75 % de leurs flux vers les géants de Wall Street. Nous exportons notre capital pour importer, quelques années plus tard, les technologies que nous n’avons pas su financer chez nous. Le plan Draghi ne pourra sortir de l'ornière que si nous brisons enfin cette « tyrannie des indices » qui vide l’Europe de sa substance financière au profit de ses concurrents.

L’épargne française : une préférence historique pour la dette publique

En France, le problème prend une dimension quasi culturelle. À peine 5 % de l’épargne des Français est investie en actions cotées, soit quatre fois moins qu’aux États-Unis. Cette frilosité n'est pas une simple préférence psychologique ; elle est le résultat d'une politique publique qui, depuis des décennies, encourage le citoyen à devenir un « rentier de la dette ». En plaçant l’essentiel de leur patrimoine dans des livrets réglementés ou des contrats en euros, les Français ne financent pas l’économie de demain, mais le train de vie et le déficit budgétaire de l’État.

Il existe ici un conflit d’intérêts majeur pour les pouvoirs publics. D'un côté, le discours officiel exhorte les Français à « flécher l’épargne vers l’entreprise » pour soutenir la souveraineté nationale. De l'autre, l’État a un besoin vital de cette manne pour absorber ses 3 100 milliards d'euros de dette. Encourager massivement le passage de l’obligation vers l’action, c’est fragiliser le financement du déficit public. Pour résoudre ce dilemme, on multiplie les mesures cosmétiques — comme les « plans d'épargne avenir climat » — qui ne traitent que des fractions infimes de l'encours global, laissant le cœur du problème intact.

Cette situation est d’autant plus alarmante que les règles du jeu sont en train de changer. L’Europe s'enfonce dans une bureaucratie normative qui asphyxie la gestion active de conviction, la seule capable de diriger intelligemment le capital vers les projets productifs. Des réglementations comme le « Value for Money » risquent, sous couvert de protection du consommateur, de favoriser encore davantage les produits de gestion passive à bas coûts, déconnectés de toute réalité économique locale. On privilégie le prix du service financier au détriment de la valeur créée pour l’économie réelle.

Lire aussi : Taux d’épargne : record en 2025, quelle trajectoire en 2026 ?

Transformer l’épargne européenne pour financer la souveraineté économique

Pour que l'élan Draghi ne reste pas une lettre morte de plus dans les archives bruxelloises, nous devons opérer une révolution copernicienne de notre épargne. Le vrai risque pour l’épargnant européen aujourd’hui n'est pas la volatilité des marchés actions, mais l’érosion lente d'un patrimoine investi dans des États de plus en plus endettés et de moins en moins souverains. La solidité financière des dix prochaines années ne se trouvera pas dans les bilans publics, mais dans la capacité des grandes entreprises européennes à dominer leurs marchés mondiaux.

Il est impératif de transformer l’épargne de précaution en épargne de conquête. Cela passe par une révision profonde de la fiscalité, mais aussi par une prise de conscience : chaque euro placé par un Français est un bulletin de vote pour le monde de demain. Si nous continuons de financer notre passé (la dette) au détriment de notre futur (l'entreprise), aucune proposition, aussi brillante soit-elle, ne pourra empêcher le déclin économique du continent.

Par Laurent Chaudeurge, Membre du comité d’investissement de BDL Capital Management

Lire aussi :

Dans un monde incertain, l’assurance-vie rappelle que les fondamentaux comptent encore

Comment l’épargne des ménages français finance l’économie ?

Les motivations à l'épargne des Français

Épargne des Français en 2025 : un record historique aux multiples contrastes

Découvrez d'autres contenus du même partenaire
Sondage Club Patrimoine - A vos suggestions !
C'est le moment de nous faire part de vos remarques et suggestions. Prenez quelques instants pour répondre à nos questions concernant votre expérience et vos attentes concernant notre site Club Patrimoine.
Répondre au sondage

Contributeurs

Les indispensables de votre veille professionnelle

Graph du jour

Chaque jour, nous sélectionnons pour vous, professionnels de la gestion d'actifs, une actualité chiffrée précieuse à vos analyses de marchés.
Statistiques marchés, baromètres, enquêtes, classements, résumés en un graphique ou une infographie dans divers domaines : épargne, immobilier, économie, finances, etc. Ne manquez pas l'info visuelle quotidienne !

Économie

Demandeurs d'emploi au 2ᵉ trimestre 2026 : +0,8 %, une hausse à relativiser

Un taux de chômage en France marqué chez les jeunes et des perspectives encore incertaines en 2026.

Voir tous nos graphs
Agenda

Un outil pratique mis à votre disposition pour découvrir et vous inscrire aux prochains événements de nos partenaires : webinars, roadshow, formations, etc.

Voir notre agenda
Challenges & Club Patrimoine
Lire une sélection d'articles publiés dans le numéro spécial 2025 Gestion de Patrimoine "Le nouveau paradigme". Retrouvez également notre sélection 2024.
Découvrir
A venir bientôt : l'édition 2026 !
Les fonds de nos partenaires
Les performances en direct des fonds par univers d'investissement