Small et Mid Caps : un premier semestre porteur, un second plus délicat. Stéphane Pasqualetti, Keren Finance

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Un bilan 2025 contrasté entre un premier semestre porteur et un second semestre plus difficile

Alors nous arrivons, nous nous rapprochons de la fin d'année. Nous savons que décembre est un mois qui est souvent un petit peu plus calme. Est-ce que nous pouvons faire un premier bilan des performances des small et mid caps cette année ?

Oui, clairement. Alors, une performance coupée en deux pour l'instant sur cette année avec un premier semestre qui a été assez fantastique pour notre univers avec de fortes performances, et un deuxième semestre depuis les publications du mois d'été qui a été un peu en dedans. Et le CAC 40, du coup, les large caps surperforment assez massivement notre univers. Les small et mid caps ont été davantage pénalisées par l’essai des tarifs douaniers, il y a beaucoup de stand-by et d'indécision de la part des donneurs d'ordre. Cela a davantage pénalisé l'univers des petites et moyennes valeurs, la dégradation du dollar, nous l'avons vu, et aussi en France un contexte politique très négatif pour notre univers. Enfin, je pense que beaucoup d'anticipation a eu lieu sur la croissance de l'économie européenne, notamment tirée par le plan allemand, et c'est vrai que nous ne le verrons pas dès cette année en tout cas.

Un écart marqué entre small caps et mid caps en 2025

Alors nous parlons souvent des small et mid caps de manière conjointe, mais il y a quand même une différence dans les performances cette année, notamment entre le CAC Small qui a bien mieux performé que les mid caps.

Comment est-ce que cela s'explique ?

Tout simplement, le CAC Small a une pondération de valeurs biotech extrêmement importante, aujourd'hui autour de 18 %. Le CAC Small, depuis cet été, c’est encore +15 % et cela s'explique tout simplement par ce segment-là qui a progressé de 260 % depuis l'été, et notamment Abivax, fer de lance des biotech. Abivax qui prend +1 400 % depuis début juillet. Les réussites sont rares dans les biotech. C'est vrai que pour nous, en tant que Gérants, faire des hypothèses de chiffre d'affaires, de résultats opérationnels ou de free cash-flow, c'est quasiment impossible à faire. Après, la spéculation est de mise pour le rachat d'Aldivia. Elle a réussi son plan de développement et va sûrement se faire acheter par un grand du secteur.

Des perspectives 2026 soutenues par des valorisations faibles et une amélioration progressive du contexte économique

Et nous allons finir par une perspective sur 2026. Comment est-ce que vous abordez l'année prochaine ?

Déjà sur cette année, nous sommes plutôt satisfaits avec, pour l'instant, des performances à plus de 2 chiffres pour notre univers. Donc nous sommes extrêmement confiants, contents. Et sur 2026, confiants parce que les valorisations nous semblent encore extrêmement basses. Il y a beaucoup de sociétés qui ne se valorisent que 5 fois les EBITDA au regard des grandes capitalisations, voire du non coté, où là l’indice Argos affiche un niveau de 8 à 7 fois la valorisation des sociétés non cotées. Enfin, des indicateurs économiques, les derniers PMI qui sont sortis sont plutôt positifs. En France, légère amélioration, même si nous ne sommes toujours pas en phase d'expansion. Et en Allemagne, nous restons au-delà de 50, mais avec un fléchissement quelque peu attendu sur cette fin d'année. Pour l'Europe 2026, le plan allemand va enfin se matérialiser. Je pense que les changes auront une moindre volatilité. Les taux d'intérêt ne devraient plus augmenter. Enfin, les derniers pourparlers sur une fin de la guerre en Ukraine pourraient être positifs pour l'économie européenne. Donc, quelques dossiers qui nous semblent très intéressants à 1 ou 2 ans, clairement des dossiers qui ont eu des difficultés conjoncturelles sur 2025, qui pour nous ne sont pas structurelles. Nous avons Sopra dans les ESN, qui devrait afficher un retour à la croissance en 2026, TEB dans les biens de consommation qui a vécu une année sur Ubisoft, tout a été de travers, nous pensons que cela reviendra en 2026. Enfin Ipsos, Ipsos dont la valorisation récente n’a de sens que si la société n'existe plus dans 10 ans, ce qui nous semble peu probable.

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