"Et si Versailles était 'compté' !"


Comme tous les lundis, le podcast de Christian Bito "L'humeur hebdo" . Cette semaine, les marchés scrutent l’ouverture des négociations entre les États-Unis et l’Iran, les tensions persistantes au Moyen-Orient et leurs conséquences sur les prix du pétrole. Il revient également sur la communication des banques centrales après les réunions de la BCE et de la Fed, ainsi que sur les signaux contradictoires envoyés par la croissance française et le rebond du climat des affaires en zone euro.
Un compte à rebours de 60 jours pour les négociations entre les États-Unis et l'Iran
Un véritable compte à rebours de 60 jours a débuté à Versailles avec l'ouverture des négociations. Durant cette période certainement tendue pour les marchés, la communication des nouvelles économiques ou géopolitiques a une importance primordiale dans sa forme.
Ainsi, si nous écoutons la presse anglo-saxonne, le protocole d'accord USA-Iran n'est pas un succès sur le plan économique. Mais sa gestion médiatique par le président américain, couronnée par la signature entre la poire et le fromage lors du dîner à Versailles, a clôturé une semaine qui a porté les indices à nouveau vers des sommets historiques. Comme souvent observé, les marchés montent par avance sur les rumeurs de la nouvelle, ici savamment orchestrée par Donald Trump depuis le jour de son anniversaire. Depuis, le comptage des 60 jours afin de concrétiser les différents points, comme le contrôle maritime du détroit d'Ormuz, court. Il réservera probablement des surprises.
Des incertitudes persistantes autour du dossier géopolitique
Déjà, les observateurs se demandent si un lapin était au menu du dîner de Versailles, car ce vendredi, les Américains ne se présentent pas à la première réunion prévue avec les Iraniens en Suisse. Elle débute finalement ce dimanche.
Et dans ce temps, Israël poursuit d'intenses frappes au Liban. La rapide décrue des cours du pétrole la semaine dernière semble d'ailleurs stopper vers 80 pour le baril de Brent.
La BCE réussit sa communication avant l'été
La communication concerne également les banques centrales, qui tenaient leur dernière réunion avant l'été.
En un mot, nous pourrions dire que la BCE a plutôt bien manœuvré, puisque la relative mauvaise nouvelle d'une hausse des taux de 0,25 n'a pas provoqué de tension sur le marché obligataire.
La première intervention de Kevin Warsh déçoit les marchés
Pour la Fed, la première intervention de son nouveau président, M. Warsh, a été bien moins bien perçue. La bonne nouvelle de l'absence de hausse de taux directeur, à l'inverse de la BCE, lors de cette réunion du 16 juin, a été masquée par l'impression donnée au marché de futures hausses à venir, éventuellement plusieurs à attendre d'ici quelques mois à la Fed.
Entre discours politique et ralentissement économique en France
Enfin, communication politique en économie également. Notre ministre de l'Économie, M. Roland Lescure, a déclaré : « C'est le temps de la relance ».
Et le lendemain, la Banque de France revoit à la baisse ses prévisions de croissance qui tombent à +0,5 % en France pour 2026.
Le climat des affaires en zone euro envoie un signal encourageant
Terminons tout de même sur une note positive en ce temps des cerises pour le début de l'été, puisque ce podcast est aussi de la communication.
L'indicateur ZEW du climat des affaires en zone euro vient de remonter pour juin en passant d'un très bas négatif de -9,1 en mai à +9,5. C'est loin des records de chaleur pour cet indice ZEW, mais c'est une petite tendance vers la reprise.
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