Où faut-il placer son argent en 2026 ? (Pictet AM)

Epargne
Où faut-il placer son argent en 2026 ?

La diversification est la clé de la réussite en épargne. Tout le monde en convient. En revanche, qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Chaque début d’année, c’est pareil. C’est le moment de faire ses choix d’allocation d'épargne pour les mois à venir. La diversification est la clé de la réussite. Mais concrètement, ça veut dire quoi ?

Les actions internationales occupent toujours une place de choix


L’histoire ne se répète pas toujours. Mais il est intéressant de l’étudier. Lorsque le Nasdaq Composite progresse pendant trois années consécutives après une perte annuelle comme en 2022, l’historique depuis le début des années 1970 montre que ces gains annuels se sont poursuivis jusqu’à la quatrième année dans les deux tiers des cas. Ces gains sont, en général, amplifiés si cela coïncide avec une période de baisse des taux. Ça tombe bien, ce sera le cas en 2026 ! La Réserve Fédérale américaine devrait baisser ses taux au moins à deux reprises, avec un taux terminal estimé à 3% contre 3,50% actuellement. On murmure même que la Banque Centrale Européenne pourrait opérer une ultime baisse des taux. Dans tous les cas, c’est positif pour les actions, en particulier les actions technologiques américaines qui profitent toujours de l’engouement pour l’intelligence artificielle, la robotique et les biotechnologies.

Le contexte de baisse des taux est, en revanche, moins favorable pour les fonds monétaires puisque leur rendement va automatiquement diminuer. Les milliards de dollars qui sont actuellement investis sur ce support vont progressivement venir irriguer les actions et soutenir la tendance structurellement haussière des indices.

Bien évidemment, il y aura des phases de respiration du marché (des corrections). C’est sain. Il faut passer par là pour que les actions continuent de monter. Difficile de savoir ce qui en sera à l’origine. Peut-être des choix d’allocation de la part des fonds spéculatifs. On sait qu’ils exercent un rôle déterminant sur l’évolution de la tendance. Peut-être la géopolitique ou la politique monétaire. Ce qu’il faut retenir, c’est que les périodes de respiration du marché constituent de bonnes opportunités pour acheter à la décote des actions. Ce fut le cas au premier trimestre 2025 avec les actions technologiques américaines qui avaient beaucoup souffert, par exemple.

Quid de l’effet du taux de change qui a réduit la performance des actions américaines en 2025 à cause de la baisse du dollar face à l’euro ? Le dollar a chuté de 12% face à la monnaie unique l’an dernier. C’est une baisse totalement anormale et qui était impossible à prévoir.

Habituellement, cette paire de devises est plutôt stable. Statistiquement, il est peu probable qu’une telle dégringolade se reproduise en 2026, d’où l’intérêt faible d’opter pour une stratégie de couverture du taux de change (qui est payante, évidemment) lorsqu’on est exposé à des actifs en dollar. Ce qui s’est produit était une anomalie de marché, comme il en arrive tous les ans.

Sélectivité européenne


Les actions européennes ont évidemment toute leur place, même s’il faut être prudent. Les excès qu’on a pu observer au profit de certains secteurs, comme la défense, pourraient retomber tel un soufflé. D’où l’importance d’être sélectif. Prenons le luxe, qui est en pleine métamorphose. Il y a eu des bonnes et des mauvaises surprises en 2025. LVMH fait partie des géants du secteur qui s’en sortent bien. Comment l’expliquer ? Le groupe, qui est surtout connu pour le luxe transactionnel (achat d’un sac Louis Vuitton par exemple), intègre progressivement l’hospitalité dans sa chaîne de valeur avec les hôtels de luxe Cheval Blanc et Belmond. LVMH a bien compris que l’avenir du luxe n’est plus dans le produit, mais dans l’expérience vécue. Il faut vendre un souvenir, un repas, une nuit. C’est une stratégie de rétention émotionnelle. Et ça marche. Son cours de bourse a augmenté de 40% sur les six derniers mois. En revanche, c’est plus compliqué pour son concurrent Hermès qui peine à réduire sa dépendance au luxe transactionnel, pour le moment. L’échec en bourse est palpable : son action est en chute de 9% sur un an.

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