“Premiers résultats : la tech divise, l’industrie européenne rassure”


Comme tous les vendredis nous retrouvons Léonard Cohen de chez Ginjer AM dans notre émission La Météo Boursière
Encore une semaine qui ressemble à d'autres depuis le début de l'année, avec toujours beaucoup d'incertitudes et souvent les mêmes autour de l'Iran, autour de la tech, mais on n'a pas beaucoup de réponses pour l'instant.
C'est ça, c'est depuis le mois de mai qu'on est entré dans une phase d'attente où les questions s'amoncellent. ;Il y a eu un rallye avant. Le point de départ, c'est qu'avant tout, les marchés ont beaucoup monté. Et depuis, effectivement, après le cessez-le-feu, on retourne dans un environnement un peu plus belliqueux entre les États-Unis et l'Iran. Pour l'instant, même si les outils et les proxys continuent d'exister, ça ne s'étend pas comme ça aurait pu s'étendre. Pour l'instant, Israël n'est pas touché. Ça peut réapparaître à n'importe quel moment, mais enfin, en tout cas, il y a des interrogations qui sont sensibles. Ça ramène le pétrole vers ses plus hauts progressivement. Donc ça montre bien que l'économie mondiale va une nouvelle fois être touchée. Du coup, les investisseurs se posent beaucoup de questions. On en reparlera pour l'action des banquiers centraux un peu plus tard.
On a quand même eu un petit peu de concret avec les publications de résultats. Donc on est sur la première semaine où il y en a pas mal. Qu'est-ce qu'on peut retenir de cette première salve ?
Les premiers résultats d'entreprises confortent les valeurs industrielles européennes malgré les doutes sur l'IA
La première, c'est que l'interrogation quant à l'évolution des investissements dans l'intelligence artificielle est assez marquée parce qu'on l'a vu dans les publications de Google notamment, les investissements sont forts, importants, donc réduisent les marges de certains. Mais parallèlement, on a de très bons résultats, notamment du côté des semi-conducteurs, mais pas de perspectives, comme ça avait été le cas à la fin du premier trimestre, qui soient différenciées entre les valeurs. C'est-à-dire que vous avez tout d'un coup un acteur qui vous dit qu'il va cartonner, entre guillemets, pour la suite, et puis un autre qui a des croissances prévues pour le trimestre suivant qui seront un peu moins élevées que ce qu'il avait jusqu'à présent. Et donc ça fait craindre des ralentissements, ça fait craindre toujours des ruptures dans les investissements liés à l'intelligence artificielle. Donc du côté de la tech, il y a un peu plus d'incertitudes, c'est normal, ça fait partie du jeu, et on les avait déjà en 2025 ces incertitudes. Ça réapparaît par séquence. Moi, je note en tout cas que du côté de certaines valeurs industrielles en Europe, que ce soit Airbus, même un Valeo, vous avez eu, sur des secteurs qui sont difficiles, de bons résultats, voire de très bons résultats, et une visibilité, étonnamment, qui s'améliore pour la suite. Donc c'est à noter. Ça ne correspond pas à l'idée naïve qu'on pourrait en avoir, mais ça va dans le sens de ce que nous vous disons depuis un moment sur les valeurs industrielles qui sont en retard et qui peuvent continuer de bien performer. Et les publications de résultats, ces premières publications, vont dans le bon sens. Je ne reviendrai pas sur les financières, pour nous ça reste des axes de stabilité dans le portefeuille.
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On va finir avec la BCE, c'est le plus récent puisque c'était hier. Qu'est-ce qu'il faut retenir de l'intervention d'hier ? Est-ce qu'il y a vraiment un des changements notables ?
Eh bien, comme toujours, à un mois près, six semaines près, ils montrent leur absence de visibilité quant à l'évolution de la guerre, l'impact sur les prix, et bien évidemment l'impact de la hausse du prix du baril sur l'inflation. S'ils espèrent réguler ça par la hausse des taux d'intérêt, bon courage, bonne chance, ce n'est pas par là qu'ils y arriveront. Donc, pour l'instant, ils n'apportent pas grand-chose, si ce n'est de l'incertitude et un peu de nervosité dans les marchés. C'est un peu dommage parce qu'on n'en a pas vraiment besoin. Je pense qu'il faut rester très calme et tout le monde devrait l'être, en tout cas dans ces périodes complexes.
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Commençons par la macro avec des chiffres plutôt rassurants globalement côté inflation notamment.
En fait, malheureusement, ça tombe juste au moment où Trump relance ses attaques en Iran. Donc il y a pas mal de points qui ne sont pas considérés par rapport aux publications, mais par rapport aux perspectives, bien sûr. Et là, vous ne pouvez pas profiter en fait de ces chiffres qui sont à peu près bons. C'est du même acabit que ce qu'on avait pu avoir lorsqu'il y avait la communication de la Fed. Eh bien, vous ne pouvez pas profiter de l'instant et vous dire que ça va aller un peu mieux dans la consommation.
Ça incite à des rotations sectorielles extrêmement fortes d'une journée à l'autre, d'une semaine à l'autre. Il faut rester très calme, ce sont des phénomènes de flux et les réponses vont plutôt arriver malheureusement à la rentrée, pas encore maintenant.
Les banques américaines lancent une saison des résultats bien orientée
Passons maintenant côté micro avec les publications de résultats qui débutaient. Ce sont les bancaires qui ont ouvert le bal.
Que ce soit dans leur activité traditionnelle ou dans le trading, vraiment ça a été un trimestre de très bons résultats pour les financières américaines. On s'en doutait, mais ça a été vraiment marqué sur tous les points. Et donc quelque part, ça a profité au secteur, un peu moins en Europe, et notamment sur les françaises où c'est un peu plus complexe compte tenu de la situation politique à venir et parce que les taux d'intérêt aussi, les spreads s'écartent.
On est dans la situation de juin 2024, donc il faut, là aussi, ne pas complètement généraliser les choses. Néanmoins, comme nous l'avons dit depuis plusieurs mois, les financières restent des valeurs très intéressantes, même en Europe, compte tenu de leur encore et toujours sous-évaluation. Elles sont en retard, même si elles avaient fait de très beaux parcours en 2024 et 2025.
Les autres secteurs vont suivre, mais pour l'instant on est encore loin de pouvoir analyser le spectre total au niveau microéconomique. Je rappelle qu'au niveau de Ginjer, on préfère les matières premières et les industriels par rapport aux autres valeurs et on laisse les rotations sectorielles se faire au jour le jour.
Les publications européennes monteront en puissance entre le 27 et le 30 juillet
Pour finir côté européen, les publications, quelles sont les choses à surveiller dans les jours et les semaines à venir ?
On va commencer par certaines industrielles dans les pays nordiques. Donc c'est par là que tout va commencer, mais c'est surtout dans 10 jours que toutes les publications vont se faire, entre le 27 et, notez-le, le 30 juillet, où c'est une grosse journée de publications. Là, vous aurez tous les secteurs qui publieront et on aura vraiment le spectre complet d'analyses permettant d'avoir des perspectives qui seront présentées aux investisseurs.
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