“Résultats d’entreprises : un point d’inflexion clé pour les marchés européens” Léonard Cohen, Ginjer AM


La désescalade géopolitique et l’évolution du pétrole
La semaine dernière, on en parlait, il y avait quelques mouvements sur le pétrole, mais le calme de cette semaine, la désescalade en tout cas, a plutôt eu tendance à apaiser les choses cette semaine.
C'est le seul élément important de la semaine au niveau des données macroéconomiques. C'est bien évidemment cet espoir de désescalade. On verra bien ce qu'il en est des populations et c'est toujours très inquiétant, avec effectivement un effet sur le pétrole, sur le baril du pétrole, mais globalement on est dans un environnement qui est identique à celui de la semaine dernière sur les marchés financiers.
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La défense et les semi-conducteurs comme moteurs des marchés
Ce qui est assez fou, c'est bien évidemment le moteur défense, des valeurs liées à la défense qui s'étaient allumées en début d'année avec le Venezuela, et qui, avec des valeurs comme Rheinmetall, ont pris 25 % en 15 jours. Et l'autre, c'est celui des semi-conducteurs et en particulier des valeurs de la tech qui sont liées au développement des data centers et aux demandes de puces de semi-conducteurs. ASML est également à 25 % de hausse en l'espace de 15 jours. On voit que ça attire toujours beaucoup et pour l'instant, ce sont les arbres qui sont devant la forêt.
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L’emploi, l’inflation et la politique monétaire américaine
Les autres éléments qui ont attiré un peu les regards, c'est les chiffres de l'emploi et de l'inflation et de l'agitation générale un peu autour de la Fed également.
Oui, bien évidemment, les chiffres ne remettent rien en question par rapport aux espoirs de baisse des taux d'intérêt aux États-Unis courant 2026. Globalement, on a une économie qui tient, un marché de l'emploi qui s'est bien évidemment un peu tassé, mais des chiffres d'inflation qui restent très favorables par rapport à ce qu'on eût pu imaginer, et donc un cadre qui permet des mouvements. Face à cela, il y a bien évidemment cette polémique autour de la relation entre Trump et Powell. Il ne faut pas oublier qu'il reste quatre mois de mandat à Powell, donc je crois que l'affaire est pliée et le marché ne s'en affole pas plus, même si, bien évidemment, la façon de diriger de Trump pose toujours question.
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La saison des résultats et les perspectives de bénéfices
Vous avez commencé à en parler dans la première réponse. C'est la tech et la défense qui tirent toujours les marchés, mais on entre aussi dans la période de résultats. On a le début avec les financières américaines notamment. À quoi est-ce qu'il faut s'attendre sur cette période de résultats ? Qu'est-ce que vous allez surveiller en particulier ?
Bien évidemment, ça va être très important cette année parce qu'on est dans un point d'inflexion au niveau de la croissance des bénéfices, en particulier en Europe, puisque ce qui est attendu, c'est du 11 % de croissance en 2026. Donc, une partie a été jouée dans la hausse des marchés financiers de l'année 2025. Néanmoins, si la croissance économique tient, on peut s'attendre à des effets encore plus positifs sur les bénéfices de certaines entreprises. C'est pour ça que ce sera important de guetter tout cela.
Les financières, les matières premières et les industrielles en ligne de mire
Pour l'instant, les financières américaines n'ont pas déçu quant à leur chiffre d'affaires globalement. Il y a quelques investissements supplémentaires du côté de JP Morgan, notamment. Donc chacun fait son choix par rapport à son rythme de développement. Néanmoins, les chiffres restent très bons et ça, c'est bien pour ce début de publication. En Europe, ce sont les matières premières et les financières qui portent la croissance des résultats. Donc, ce sera important de les suivre.
Nous, on reste très confiants. Et comme je le disais, si la croissance économique tient, les valeurs industrielles devraient en profiter. Or, elles, elles sont encore très loin d'un prix d'équilibre de milieu de cycle, on va dire ça comme ça, pour faire simple, d'une moyenne historique. Et donc, il reste encore de la place pour une revalorisation importante.
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