"L’or noir à l’heure noire !" Christian Bito (ESSEC et SLGP)


La volatilité du pétrole au cœur des tensions sur les marchés
Les marchés broient du noir. Les fluctuations du cours du pétrole, l’or noir, captivent toute la tension sur les bourses. Les variations sont impressionnantes, il faut dire. 117 dollars pour le Brent lundi dernier, puis 85 dollars pour remonter à 103 dollars. Ces incertitudes l’emportent sur les nouvelles économiques pourtant importantes depuis quelques jours.
Une inflation américaine stable mais menacée par le choc énergétique
Ainsi, la bonne nouvelle de la semaine aurait pu être l’inflation américaine. L’indice PCE de février ressort stable à 2,4 %, idem pour l’inflation CORE au même niveau que janvier à 2,5 %. Mais ces mesures n’incluent pas encore le choc sur les prix de l’énergie qui est en train d’enfler.
Aussi, cette stabilité sera certainement remise en cause et retardera les baisses de taux attendues de la Fed. L’indice PCE, l’autre indice d’inflation, totale, passe de 2,9 % à 2,8 %, mais elle a un mois de retard puisque c’est l’indice de janvier.
Un marché du travail américain qui montre des signes de fragilité
Le marché du travail est toujours faible aux États-Unis puisque nous avons vu la perte de 92 000 emplois en février. La Banque centrale américaine doit poursuivre deux objectifs, la maîtrise de l’inflation et l’emploi. Le taux de chômage est encore bas mais monte un peu en passant de 4,3 % à 4,4 % en février.
Cette tendance l’inciterait plutôt à rester accommodante, voire baisser à nouveau ses taux. Mais pour l’inflation, ce sont les conséquences du conflit et sa durée qui pourraient plutôt l’amener à plus de sévérité, voire maintenir ses taux ou les relever.
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Une Fed susceptible de maintenir une pause monétaire
Entre ces deux directions opposées, il est probable qu’elle opte pour un mode pause avec des taux de refinancement inchangés à 3,75 %. Les marchés se sont accommodés de cette situation puisque les taux longs sont restés pour le 10 ans vers 4,28 %, quasiment le même niveau que le début de l’année, malgré la hausse à 100 dollars du baril de Brent.
La confiance des consommateurs et la croissance sous surveillance
L’autre nouvelle est l’indice de confiance des consommateurs américains de l’Université du Michigan. En février, il baisse un peu. Le sondage prend déjà en compte les premiers jours de mars, donc du conflit au Moyen-Orient.
La surprise viendra peut-être de la Fed qui a de la réserve pour agir et soutenir une croissance qui pourrait s’effriter puisque le PIB américain du T4 a été corrigé en baisse à seulement plus 0,7 % en rythme annualisé.
Avec la prolongation du conflit, le seul bénéficiaire pour le moment sur les marchés, c’est le dollar qui lentement remonte.
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