“Accord iranien : attention aux anticipations excessives”


Comme tous les vendredis, nous retrouvons Léonard Cohen, Ginjer AM, dans la série La Météo Boursière pour faire un point sur les marchés
Commençons par l'Iran, comme souvent. Mais cette semaine, on a eu pas mal de tergiversations autour de l'accord. On pensait qu'il était signé il y a 2 jours. Puis on est revenu en arrière hier.
Des négociations avec l’Iran encore loin d’un retour à la normale
Difficile à lire, cette situation. Oui, de toute façon, on ne fait que commencer la négociation qui va durer 60 jours. Par contre, effectivement, on sait depuis quasiment deux mois que Trump veut arrêter cette guerre et qu'il en a besoin pour différentes raisons. Après, on verra bien jusqu'où tout ceci ira, mais en tout cas, le marché s'est progressivement mis dans cette idée que la guerre allait s'arrêter. Maintenant, de là à imaginer une reprise du commerce mondial, un retour des flux tels qu'ils étaient avant, que ce soit au niveau des flux commerciaux, que ce soit au niveau des niveaux du pétrole, des matières premières, je pense que c'est exagéré. On est qu'au début de la négociation, une négociation qui va être compliquée, qui est gérable. On comprend que c'est gérable, c'est possible. Mais de là à imaginer que tout revienne comme c'était avant, je pense qu'il faudra énormément de temps. Et là, le marché va parfois assez vite en besogne et je pense qu'il va un peu trop vite en besogne, justement.
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L'autre événement de la semaine, c'était la première prise de parole de Kevin Walsh en tant que président de la Fed. Qu'est-ce qu'on peut retenir de cette première prise de parole ?
Kevin Warsh cherche à affirmer son indépendance à la Fed
Vous avez raison de le signaler. Il faut considérer que M. Warsh est officiellement le candidat de Trump. Et donc il a beaucoup à justifier, c'est ce qu'il cherche à faire, c'est-à-dire qu'on l'a bien vu dans sa première conférence de presse, il n'y a rien de nouveau, c'est un statu quo complet sur tous les sujets. Par contre, et bien sûr avec révision à la hausse de l'inflation et révision à la baisse de la croissance compte tenu du contexte international, c'est toujours en décalé que ça se produit. Maintenant dans sa communication, il a cherché, un, à ne pas donner clairement son avis, il a simplement fait un commentaire beaucoup plus succinct dans le compte-rendu qui a été formulé, montrant qu'il ne voulait pas s'étendre, il voulait être factuel. Il a mis en place cinq missions et expliqué les futures décisions qui seront prises, et donc pour essayer de montrer qu'il n'est pas le candidat d'un homme, il n'est pas le pantin de Trump, mais tout sera justifié. Bon, écoutez, ça va prendre un peu de temps là aussi, mais en tout cas, il cherche à bien faire les choses. Ce sera pas mal pour les marchés un peu plus tard.
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On va conclure avec un point un peu plus large sur cette fin de semestre. Il y a eu quelques repositionnements.
Comment est-ce que vous l'interprétez et qu'est-ce que ça change éventuellement pour les prochains mois ?
Les investisseurs se repositionnent en cette fin de semestre
Avec l'idée de fin du conflit, depuis le début du mois de juin, il y a un repositionnement sur certaines valeurs, certains secteurs qui étaient mis de côté, notamment ceux liés à la consommation, au luxe, l'assurance. Tout simplement parce que les investisseurs considèrent que ça y est le plus dur est derrière nous, que l'inflation va progressivement rebaisser, en tout cas les prix des matières premières vont rebaisser progressivement, c'est ce qui est le cas dans un premier temps mais ça ne veut pas dire que ça ira jusqu'au niveau d'avant comme je le disais au tout début d'intervention. Et donc il y a une bascule et comme on est à la fin du semestre, il y a un rééquilibrage de performance qui est tout à fait naturel. Maintenant, nous, on n'a aucune raison de changer nos axes. C'est des moments où il faut être courageux et accepter ces choix qui peuvent être différents de ceux du marché. Depuis le début du mois de juin, peu plus à l'écart de ses choix mais on reste pour l'instant vraiment dans notre axe et on garde notre cap.
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