L'or signe son pire mois depuis 2008 : la Fed et le dollar mettent fin au rallye

Alors que l'or avait enchaîné les records ces derniers mois, le métal précieux traverse une phase de correction particulièrement marquée. En juin, son recul pourrait constituer sa plus forte baisse mensuelle depuis octobre 2008, dans un contexte où les anticipations de hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) et le renforcement du dollar prennent le pas sur son statut de valeur refuge.
L'or enregistre sa plus forte baisse mensuelle depuis la crise financière
L'once d'or au comptant évoluait autour de 3 985 dollars mardi 30 juin, en baisse de près de 12 % sur le mois, selon les données de Reuters. Les contrats à terme américains reculaient également sous le seuil des 4 000 dollars. Cette correction marque une rupture après plusieurs mois de hausse. L'or s'oriente également vers son premier trimestre négatif depuis 2024, avec un repli qui serait le plus marqué depuis le deuxième trimestre 2013.
L'once est désormais en retrait d'environ 25 % par rapport au pic proche de 5 600 dollars atteint fin janvier, mettant fin à une envolée exceptionnelle qui avait porté le métal jaune tout au long de 2025.
Lire aussi : Les turbulences géopolitiques redessinent les portefeuilles des investisseurs
Une Fed plus restrictive modifie les anticipations des marchés
Le principal facteur de cette correction réside dans l'évolution des anticipations concernant la politique monétaire américaine.
Alors que les investisseurs envisageaient encore des baisses de taux il y a quelques mois, le regain des tensions inflationnistes a profondément changé le scénario. Le conflit au Moyen-Orient, qui a provoqué une flambée temporaire des prix de l'énergie, nourrit désormais les craintes d'une inflation plus persistante.
Les marchés anticipent désormais trois hausses de taux de la Fed d'ici la fin de l'année, avec une probabilité d'environ 64 % d'un premier relèvement dès septembre, selon l'outil FedWatch du CME Group.
Dans ce contexte, les investisseurs attendent désormais les prochaines statistiques américaines sur l'emploi, notamment l'enquête ADP et le rapport sur l'emploi (NFP), qui pourraient confirmer ou non le maintien d'une politique monétaire restrictive.
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Le dollar retrouve son rôle de concurrent de l'or
La remontée du billet vert accentue également la pression sur le métal précieux.
L'indice du dollar s'oriente vers un deuxième trimestre consécutif de hausse. Un dollar plus fort renchérit mécaniquement le coût de l'or pour les investisseurs utilisant d'autres devises, ce qui limite la demande internationale.
Pour Edward Meir, analyste chez Marex, cité par Reuters, la combinaison d'une inflation élevée, d'anticipations de taux en hausse et d'un dollar fort l'emporte désormais sur les facteurs traditionnellement favorables à l'or.
Christopher Wong, stratégiste chez OCBC, estime également qu'un nouveau rebond nécessiterait au moins l'un des éléments suivants : une baisse des taux réels, un affaiblissement du dollar ou un assouplissement des anticipations concernant la Fed.
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Le reflux des tensions géopolitiques réduit la demande de valeur refuge
L'évolution du contexte géopolitique participe également à cette correction.
Après avoir soutenu les cours durant les tensions entre Israël, l'Iran et les États-Unis, la prime de risque géopolitique s'est progressivement réduite avec le reflux des prix du pétrole et l'espoir d'une désescalade diplomatique.
Parallèlement, les marchés actions mondiaux retrouvent de l'élan. En Asie, plusieurs indices s'apprêtent à clôturer un trimestre historique, soutenus par les valeurs technologiques, tandis que Wall Street reste proche de ses plus hauts. Ce retour de l'appétit pour le risque détourne une partie des flux d'investissement des actifs refuges comme l'or.
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Les autres métaux précieux suivent le mouvement
La correction ne concerne pas uniquement l'or.
L'argent, le platine et le palladium affichent eux aussi des performances négatives sur le mois et sur le trimestre, même si le palladium limite ses pertes grâce à un léger rebond en fin de période.
L'évolution de l'ensemble du compartiment des métaux précieux confirme que la remontée des taux réels et la vigueur du dollar constituent aujourd'hui les principaux déterminants du marché.
Source : Reuters
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Publié le 26 Janv. 2026
L’or a franchi pour la première fois de son histoire la barre symbolique des 5 000 dollars l’once, évoluant lundi 26 janvier 2026 au-dessus de ce seuil, autour de 5 080 dollars, après avoir atteint un pic à 5 093,05 dollars dans la matinée. En euros, le prix du métal jaune dépasse 4 220 euros l’once. Cette progression s’inscrit dans une hausse quasi continue observée depuis deux ans, l’once valant un peu plus de 2 000 dollars en janvier 2024.
Après avoir atteint les 4 000 dollars à l’automne, puis les 4 500 dollars en décembre 2025, le franchissement du seuil des 5 000 dollars marque une nouvelle étape symbolique dans l’envolée des cours, au terme de plusieurs semaines de très forte hausse.
L’or soutenu par son statut de valeur refuge
Le métal jaune profite pleinement de son statut de valeur refuge dans un contexte marqué par de fortes incertitudes géopolitiques, commerciales et monétaires. Les tensions autour du Groenland, après les déclarations du président américain évoquant une possible prise de contrôle du territoire et la menace de droits de douane contre les alliés européens, ont contribué à renforcer l’attrait pour l’or.
Même le relatif apaisement observé au Forum économique mondial de Davos, où Donald Trump a retiré certaines menaces de nouveaux droits de douane, n’a pas interrompu la progression des cours. Les investisseurs demeurent attentifs aux évolutions géopolitiques en Ukraine, à Gaza ou en Iran, dans un climat d’incertitude nourri par les revirements fréquents de l’administration américaine.
Affaiblissement du dollar et arbitrages des investisseurs
La hausse de l’or est également soutenue par l’affaiblissement du dollar et par le désengagement partiel des investisseurs des obligations d’État américaines, traditionnellement considérées comme des valeurs refuges concurrentes. Dans un environnement de taux d’intérêt bas ou anticipés en baisse, les actifs sans rendement, comme l’or, retrouvent un attrait particulier.
Les attentes du marché concernant d’éventuelles réductions des taux d’intérêt aux États-Unis en 2026 ont également contribué à alimenter la dynamique haussière du métal précieux.
Voir aussi : « Les facteurs de soutien du cours de l’or s’inscrivent dans la durée »
Une envolée des valeurs minières aurifères
La flambée du cours de l’or se répercute directement sur les valeurs minières. Les actions des principaux producteurs ont fortement progressé dans les échanges avant Bourse. Newmont a gagné 4,4 %, tandis que Barrick Mining a progressé de 3,8 %. Les groupes sud-africains Gold Fields, AngloGold Ashanti, Harmony Gold et Sibanye Stillwater ont enregistré des hausses comprises entre près de 2 % et 4,3 %.
Les sociétés canadiennes Agnico Eagle Mines et Kinross Gold ont également vu leurs actions cotées aux États-Unis progresser d’environ 4 %. Un prix de l’or plus élevé renforce généralement les revenus, les marges et les flux de trésorerie des groupes miniers, leur offrant davantage de flexibilité pour financer leurs investissements, distribuer des dividendes ou réduire leur endettement.
Lire aussi : L'or, valeur refuge mais pas que… véritable investissement patrimonial
Une dynamique alimentée par la demande et la spéculation
La progression du cours de l’or est aussi portée par une demande croissante des investisseurs particuliers, via des produits financiers facilitant l’accès au métal précieux, ainsi que par des flux importants vers les ETF adossés à l’or. Les achats massifs des banques centrales contribuent également à soutenir les cours.
Une dimension spéculative renforce cette dynamique, certains investisseurs anticipant la poursuite de la hausse et alimentant mécaniquement la progression des prix.
Les autres métaux précieux également orientés à la hausse
Dans le sillage de l’or, les autres métaux précieux affichent également une tendance haussière. L’argent a lui aussi atteint un record en dépassant les 100 dollars l’once. Au-delà de leur statut de valeur refuge, certains métaux comme le cuivre ou l’argent bénéficient d’une demande industrielle soutenue, contribuant à la hausse de leurs cours.
Sources : France Info, Boursorama, Ouest France
Lire aussi :
Quelles perspectives pour le marché de l'or ?
L’once d’or ne cesse de progresser, enregistrant un cinquième jour consécutif de records. En dollars comme en euros, la tendance reste résolument haussière, avec un nouveau sommet à 3744 euros. Les investisseurs, de plus en plus prudents face à la conjoncture mondiale, continuent de privilégier les valeurs refuges, confirmant ainsi le rôle protecteur du métal jaune.
Vers 8h15, l’once atteignait 4360,10 dollars, soit une progression de 0,7 %. Sur les quinze derniers jours de négoce, l’or a inscrit onze séances de hausse, gagnant plus de 600 dollars, soit environ 16 % sur cette période. Une envolée spectaculaire qui traduit la forte demande pour cet actif refuge.
Des tensions géopolitiques et économiques qui dopent la demande
Les tensions commerciales persistantes entre Pékin et Washington, ainsi que la paralysie partielle des services fédéraux américains, alimentent un climat d’incertitude favorable à l’or. Les investisseurs se tournent vers des placements jugés sûrs pour préserver la valeur de leurs capitaux, selon les analyses publiées par Trading Economics.
Depuis le début de l’année, le métal jaune affiche une performance exceptionnelle, avec une hausse cumulée de plus de 60 %. Ce mouvement est également soutenu par les achats massifs des banques centrales, qui continuent de renforcer leurs réserves en or pour se prémunir contre les fluctuations monétaires et les risques géopolitiques.
L’argent profite aussi du regain d’intérêt pour les métaux précieux
L’argent suit la même trajectoire ascendante. L’once progressait de 0,2 % à 54,32 dollars, atteignant elle aussi des niveaux records. Ce double mouvement de hausse sur l’or et l’argent reflète la confiance persistante des marchés dans les métaux précieux comme valeurs de protection en période de turbulences économiques.
Les investisseurs surveilleront désormais de près l’évolution des tensions commerciales et les politiques monétaires, facteurs clés susceptibles d’influencer la poursuite de cette dynamique haussière sur les métaux précieux.
Lire aussi : L'argent : le métal stratégique qui défie l’or et les marchés
Voir aussi : Est-il encore temps d’investir dans l’or ?
Sources : Zone Bourse
Atteignant 4 001,11 dollars sur le marché au comptant, cette progression spectaculaire s’inscrit dans une envolée de plus de 51 % depuis le début de l’année, et de 135 % sur trois ans. Valeur refuge par excellence, le métal jaune bénéficie d’un contexte international dominé par les tensions géopolitiques, les inquiétudes économiques et le retour de politiques monétaires plus souples.
Les investisseurs se tournent massivement vers l’or dans un environnement marqué par la paralysie du gouvernement américain, la crise politique française et la multiplication des foyers de tension en Ukraine et au Proche-Orient.
L’incertitude budgétaire aux États-Unis alimente les craintes de ralentissement, tandis que les turbulences politiques européennes renforcent l’attrait des actifs tangibles.
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a ajouté une dimension supplémentaire à cette instabilité. Sa politique commerciale, les menaces de droits de douane contre la Chine et l’Union européenne, ainsi que la pression exercée sur la Réserve fédérale pour une baisse des taux, ont contribué à affaiblir le dollar. Or, lorsque le billet vert recule, la valeur de l’or exprimée en dollars tend mécaniquement à s’apprécier.
La baisse des taux d’intérêt observée en Europe puis aux États-Unis renforce le mouvement. L’or, qui ne génère pas de rendement, devient plus attractif dans un environnement de taux faibles.
Les banques centrales des pays émergents – notamment la Russie, la Chine et la Turquie – ont poursuivi leurs achats pour diversifier leurs réserves et réduire leur dépendance au dollar. Selon les estimations, ces institutions devraient acquérir 80 tonnes d’or en 2025 et 70 tonnes en 2026, confirmant la tendance structurelle à la reconstitution des réserves aurifères.
Les ETF adossés à l’or ont eux aussi amplifié la demande. D’après le World Gold Council, ces produits cotés ont attiré 64 milliards de dollars depuis le début de l’année, dont 17,3 milliards en septembre. Ces flux témoignent de la confiance des investisseurs dans la solidité de l’actif.
L’année 2025 est également marquée par l’essor de l’intelligence artificielle, qui a concentré une part importante des investissements mondiaux. Si ce secteur soutient les indices actions, il alimente aussi les craintes d’une bulle technologique et d’une hausse structurelle de la consommation énergétique, notamment liée aux data centers. Cette perception de risque systémique pousse une partie des investisseurs à se rééquilibrer vers l’or pour sécuriser leurs portefeuilles.
Des paliers symboliques franchis en série depuis trois ans
Depuis la pandémie de 2020, l’or n’a cessé d’atteindre de nouveaux records. Après avoir franchi les 2 000 dollars l’once en août 2020, le métal précieux a dépassé les 2 500 dollars en août 2024, puis les 3 000 dollars en mars 2025, et enfin les 3 500 dollars en septembre avant de franchir le cap historique des 4 000 dollars en octobre.
Chaque seuil reflète une combinaison de facteurs : ralentissement économique mondial, inflation persistante et dépréciation du dollar. À chaque épisode de tension géopolitique ou de fragilité financière, l’or confirme sa fonction de valeur refuge universelle, un rôle qu’aucun autre actif n’a su durablement concurrencer.
Des perspectives haussières prolongées selon Goldman Sachs
La banque américaine Goldman Sachs anticipe désormais une once d’or à 4 900 dollars d’ici décembre 2026, contre une estimation précédente de 4 300 dollars. Elle prévoit que les achats des banques centrales et la diversification des portefeuilles privés via les ETF continueront de soutenir la demande.
La banque évoque également la possibilité d’une révision haussière supplémentaire si les flux d’investissement vers l’or s’intensifient dans un marché structurellement limité en offre.
Une demande soutenue par la rareté et la défiance
L’or bénéficie d’un double moteur : la défiance vis-à-vis des devises fiduciaires et la rareté physique du métal. En parallèle de la demande institutionnelle, les investisseurs particuliers reviennent vers les lingots et pièces d’or physiques, tandis que les fonds spécialisés diversifient leurs expositions.
La volatilité du marché obligataire, la remontée des spreads souverains et les risques politiques en Europe alimentent cette quête de stabilité. Dans un contexte où la diversification devient essentielle, l’or s’impose de nouveau comme l’un des rares actifs capables de préserver la valeur à long terme.
Sources : Le Figaro, Ouest-France, Boursorama, ZoneBourse
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Le 23 septembre 2025, l’or enchaîne les records historiques et dépasse désormais les 3 700 dollars l’once, soutenu par l’assouplissement de la politique monétaire américaine et un contexte géopolitique toujours tendu. Cette envolée, qui reflète à la fois la recherche de valeurs refuges et l’impact des baisses de taux de la Fed, confirme le rôle stratégique du métal précieux dans les portefeuilles d’investissement.

En ce début d’automne 2025, l’or enchaîne les records et dépasse désormais 3 738 dollars l’once, soit plus de 101 800 euros le kilo. Cette progression spectaculaire s’inscrit dans un contexte d’assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui a abaissé ses taux directeurs de 25 points de base à 4,25 % et pourrait encore les réduire d’ici la fin de l’année. Des taux plus bas diminuent le coût d’opportunité de la détention d’un actif non rémunérateur comme l’or et renforcent son attrait auprès des investisseurs.
Outre la politique monétaire, l’or bénéficie d’un climat international tendu. Les conflits persistants en Ukraine, les tensions au Proche-Orient et les incertitudes liées aux relations commerciales entre les grandes puissances poussent les marchés vers des valeurs refuges. La baisse récente du dollar accentue par ailleurs la hausse des cours, renforçant la demande mondiale pour le métal précieux.
Après plusieurs séances de consolidation, l’once d’or a repris sa progression dès l’ouverture des marchés ce lundi, signant un troisième record au-dessus des 3 700 dollars en moins d’une semaine. Deutsche Bank anticipe désormais un objectif de 4 000 dollars l’once d’ici 2026, estimant que la combinaison de taux d’intérêt plus bas, d’une offre limitée et d’achats soutenus par les banques centrales émergentes devrait continuer d’alimenter la tendance.
Avec une performance de plus de 40 % depuis le début de l’année, l’or confirme son rôle de couverture face aux risques économiques et géopolitiques. Les analystes soulignent que la rareté des nouveaux gisements, la demande persistante des banques centrales et le cycle de baisse des taux américains constituent des moteurs structurels susceptibles de prolonger la hausse. Pour les investisseurs, ce contexte conforte la place de l’or comme composante clé d’une stratégie de diversification patrimoniale.
Sources : Boursier.com, L’Express, BDOR
Les données officielles publiées vendredi 5 septembre ont confirmé la mauvaise dynamique en matière de créations d’emplois aux États-Unis. Le ministère du Travail a annoncé seulement 22 000 créations d’emplois non-agricoles en août, alors que le consensus de MarketWatch attendait 75 000. Ce chiffre marque un net repli après les 79 000 enregistrés en juillet. Le taux de chômage est ressorti à 4,3 % en août, en légère hausse de 0,1 point par rapport au mois précédent.
Profitant de la chute du dollar à la suite de ces chiffres, l’or s’est envolé à un nouveau sommet historique. Le métal précieux a atteint 3 596 dollars l’once à 16h, heure française, frôlant la barre symbolique des 3 600 dollars. Cette hausse renforce une dynamique haussière déjà amorcée depuis le début de la semaine, marquée par une progression spectaculaire.
Selon les analystes, l’affaiblissement du marché du travail, conjugué à une inflation encore élevée, nourrit les craintes de stagflation. Dans ce contexte, l’or est perçu comme la meilleure valeur refuge. Cette configuration incite les investisseurs à renforcer leur exposition au métal jaune, qui caracole en tête des matières premières avec une hausse de plus d’un tiers depuis le début de l’année et un quasi-doublement sur trois ans.
Cette publication intervient dans un climat tendu. Elle est la première depuis le renvoi de la directrice du Bureau of Labor Statistics (BLS), Donald Trump ayant jugé le précédent rapport "bidonné". Le ralentissement généralisé pourrait accentuer la pression exercée par le président américain sur la Réserve fédérale pour qu’elle procède à une baisse rapide de ses taux. Les marchés suivent de près l’évolution de la situation, conscients que la politique monétaire américaine reste l’un des principaux catalyseurs de l’or.
Au-delà de cette réaction immédiate aux chiffres de l’emploi, l’or a clôturé une semaine exceptionnelle. Mardi 2 septembre, il avait déjà franchi le seuil des 3 500 dollars l’once et culminé à 3 578 dollars le lendemain avant de poursuivre sa course vers de nouveaux records. Le précédent sommet d’avril, fixé à 3 500 dollars, a ainsi été nettement dépassé, confirmant l’engouement inédit pour le métal précieux.
Sources : Boursorama, Le Monde
Le 2 septembre, le prix de l’or a franchi un nouveau sommet en atteignant 3 501,59 dollars (2 989,75 euros) l’once³. Ce record dépasse le précédent de 3 500,10 dollars d’avril, porté cette fois par la combinaison de plusieurs facteurs :
- les anticipations d’une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine,
- les doutes sur l’indépendance de la banque centrale, menacée par la tentative de révocation de la gouverneure Lisa Cook,
- l’incertitude juridique autour des droits de douane imposés par Donald Trump, dont une cour d’appel fédérale a jugé une large part illégale,
- la persistance d’une inflation américaine, confirmée par l’indice PCE en août.
Depuis le début de l’année, le métal jaune affiche une progression d’environ un tiers³, consolidant son rôle de valeur refuge face aux tensions géopolitiques et commerciales.
En août, l’once d’or a terminé à 3 429 dollars, soit 2 937 euros, avec une performance mensuelle de +3,95 % en dollar et +1,58 % en euro¹. Depuis janvier, l’appréciation atteint +17,1 % en euro et +31,34 % en dollar¹, plaçant l’or loin devant les actions françaises (+4,3 % pour le CAC40 hors dividendes), les obligations (+0,64 %) et l’immobilier resté atone.
La dernière semaine d’août a été particulièrement révélatrice : l’or a gagné 2,8 % alors que les marchés actions perdaient 3,5 %. Ce comportement défensif a été alimenté par l’instabilité politique française, avec le vote de confiance de François Bayrou, et par les tensions américaines, notamment le limogeage de Lisa Cook.

La dette française et le spectre d’une nouvelle crise souveraine
Le climat d’inquiétude s’est renforcé avec la situation budgétaire française. Un déficit de 5,4 % du PIB et près de 190 milliards d’euros de dette à refinancer d’ici fin 2025 font peser un risque de hausse des taux d’emprunt. Trois des quatre grandes agences de notation ont déjà placé la France sous perspective négative.
Ce contexte rappelle la crise de 2010-2011, période où l’or s’était apprécié de 38 % en 2010 et de 15 % en 2011. Actif indépendant de toute dette souveraine, le métal jaune se distingue par sa résilience dans les phases de défiance envers les États.
Le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, réunissant dix pays dont la Chine, la Russie et l’Inde, a mis en avant l’importance de ce bloc qui représente plus de 40 % de la population mondiale. Ensemble, ses membres produisent plus d’un quart du métal jaune et concentrent près de 38 % de la demande mondiale.
Le rapprochement de l’Inde avec Moscou et Pékin, dans un contexte de tensions commerciales avec Washington, renforce l’importance géopolitique de ce groupe et son rôle central sur le marché de l’or.
L’été a également été marqué par plusieurs indicateurs de demande : production record en Ouzbékistan (87 tonnes, soit 9,7 milliards de dollars)², importations chinoises en hausse de 120 % via Hong Kong, achats continus de la banque centrale chinoise, doublement des réserves irakiennes en trois ans, et anticipation de la saison festive en Inde. Les profits triplés de Gold Fields au premier semestre illustrent enfin la rentabilité accrue du secteur.
L’or tokenisé s’impose comme un relais de croissance
En parallèle, le marché de l’or tokenisé a franchi un record de 2,57 milliards de dollars de capitalisation⁴. Cette dynamique est portée par deux acteurs dominants : XAUT de Tether, qui atteint 1,3 milliard après l’émission de 129 000 nouveaux tokens en août, et PAXG de Paxos, désormais valorisé à 983 millions.
Cette tendance illustre l’essor des actifs numériques adossés physiquement à l’or, offrant aux investisseurs sécurité, liquidité et flexibilité. Avec plus de 90 % du marché concentré entre XAUT et PAXG, l’or tokenisé s’installe comme un segment durable entre finance traditionnelle et blockchain.
¹ Sources LBMA, Comptoir National de l’Or (gold.fr)² Estimation production Murunto, 2024³ Le Monde, 2 septembre 2025⁴ CoinTribune, 2 septembre 2025
Lire aussi :
Le prix de l’or a récemment franchi un cap historique, s’approchant des 3 000 dollars l’once. Cette envolée s’explique en grande partie par le regain de tensions géopolitiques, notamment après les récentes déclarations de Donald Trump concernant Gaza.

L’or confirme ainsi son rôle de valeur refuge dans un contexte marqué par des incertitudes économiques et des tensions géopolitiques.
Sources : ZoneBourse, Le Figaro
Le cours de l’or continue son ascension et enchaîne les records. Le 10 février 2025, en séance, l’once d’or a atteint un sommet de 2 909 dollars, se rapprochant ainsi rapidement de la barrière symbolique des 3 000 dollars. En euros, un nouveau record historique a été enregistré à 2 819 euros l’once, dépassant pour la première fois les 90 000 euros le kilo.

Après une envolée de 8,17 % en janvier, le métal jaune poursuit sur sa lancée avec une appréciation de 3,9 % en février, portant ainsi sa performance annuelle à plus de 12 % en euros. Sur un an, la progression du cours dépasse même 50 %, confirmant l’intérêt grandissant des investisseurs pour cette valeur refuge.
Cette flambée des prix s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, les incertitudes économiques mondiales incitent les investisseurs à se tourner vers l’or pour sécuriser leur capital. D’autre part, les banques centrales multiplient les achats, renforçant la demande et contribuant à la hausse des prix.
Sources Reuters.com
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