"Les bourses passent à l’heure d’été-héran !"


Une Bourse sous dépendance directe des cours du pétrole
Ce week-end, nous sommes passés à l'heure d'été, ce qui d'ailleurs nous rapproche d'une heure de celle de l'Iran. Tout comme les marchés financiers qui sont maintenant littéralement collés à l'évolution des cours du pétrole. Les moindres déclarations des belligérants font monter ou baisser le cours du baril. Depuis huit jours, ils zigzaguent entre 96 dollars et 115. Dès que le pétrole monte dans la journée, les indices baissent, entraînés par les valeurs pétrolières, les transports.
Hausse des taux, dollar fort et recul de l’or
Les taux montent, 3,87 % pour le dix ans français, et le dollar se raffermit. De plus, bizarrement, l'or baisse, peut-être parce que la hausse des taux ferait concurrence à l'or qui, lui, n'a pas de rendement. Peu de tendance sectorielle se démarque dans ces variations.
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Semi-conducteurs et IA, rares soutiens sectoriels
Notons seulement la semaine dernière l'intérêt pour les fabricants de semi-conducteurs dopés par l'annonce d'une nouvelle puce dédiée à l'IA du britannique ARM. Sinon, sur le plan des fondamentaux économiques, comme nous pouvions l'attendre, plus le conflit dure, plus les statistiques se dégradent, lentement mais sûrement. L'indice IFO du climat des affaires en Allemagne recule à 86,4.Le PMI composite américain toujours au-dessus de 50 mais il baisse à 51,4. La Banque de France revoit la croissance timidement de plus 1 % pour 2026 à maintenant plus 0,9 %.
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Une croissance mondiale maintenue malgré le ralentissement
Cependant, l'OCDE, dans ses perspectives publiées ce 26 mars, maintient sa prévision de croissance mondiale à plus de 2,9 % pour 2026. Ce qui justifie son relatif optimisme, la vigueur des investissements dans la technologie, les dépenses de la défense et les droits de douane qui sont finalement plus bas que prévu.
Discours politiques et incertitudes économiques en France
Mais il n'y a pas que les bourses qui rétropédalent. Notre ministre de l'économie déclare à l'Assemblée, le 24 mars dernier, que nous subissons un choc systémique. Il nous rappelle 1974 où Paris roulait à vélo. Thème à la mode puisque le nouveau maire de la capitale s'est rendu à l'hôtel de ville en bicyclette. Et dès le lendemain, M. Lescure rétro-pédale en déclarant que ce terme de choc ne s'appliquait en aucun cas à la situation française. Pas étonnant que les marchés pédalent en réponse à ces changements de vitesse. En France aussi, nous en connaissons un rayon, déjà les premières rustines de 70 millions d'euros pour compenser la hausse des carburants.
Allez, tout le monde à vélo, à la semaine prochaine.
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