Baisse de l’inflation et volatilité des valeurs refuges

Analyses de marchés
Léonard Cohen
analyse inflation valeurs refuges février 2026

Une inflation en repli qui soutient les marchés financiers

On va commencer par l’inflation et comme depuis quelque temps, elle est toujours indiquée à la baisse et c’est plutôt une bonne surprise.

Oui, c’est une énorme surprise. Ce trend depuis 18 mois, bravo aux banquiers centraux. Je ne m’y attendais pas du tout, à ce que ça baisse franchement dans un environnement politique, géopolitique comme on le connaît, et avec les taxes sanitaires qui se sont installées en 2025. Il faut le prendre comme un soutien fantastique si les choses devaient empirer du côté de la croissance économique. Ça permettra aux banquiers centraux d’agir et donc voilà, ça fait partie des raisons qui font que nos valorisations se tiennent à des niveaux assez bas, parce qu’il y a des soutiens qui seront à la disposition des banquiers centraux et donc des investisseurs dans les prochains mois si nécessaire.

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Le recul des valeurs refuges après les rallyes de marché

On a vu aussi les valeurs refuges plutôt orientées à la baisse depuis une dizaine de jours, comment est-ce que vous l’expliquez ?

C’est une caractéristique un peu particulière dans cette période, un peu après les rallyes que l’on a connus, successifs, en 2025 et ce début 2026.
On a des moments de choc qui apparaissent, c’était le cas au mois d’août, c’est le cas en novembre aussi lors des publications de résultats où il y avait beaucoup de doutes sur Nvidia déjà. Et là, à nouveau, on va dire que les étendards que sont les valeurs refuges ont aussi, comme le bitcoin par exemple, emporté les matières premières, lors de l’argent qui était monté très très fort en ce début de l’année 2026. Il y a des prises de bénéfices, c’est logique. Ce sont des niveaux et des seuils qui ont été atteints, qui étaient inimaginables il y a encore six mois. C’est logique qu’au moindre petit coup de grisou, même ces sous-ensembles, entre guillemets, refuges, deviennent des outils de spéculation. On profite des plus-values pour un peu prendre ses bénéfices. Là encore, pour l’instant, nous n’avons pas dans nos analyses de dislocation des marchés faisant craindre de vrais dangers. Donc il y a des pauses, c’est normal. Les valeurs refuges sont peut-être exagérément considérées comme des valeurs refuge. C’est la seule chose qu’il faut retenir. Mais pour l’instant, on ne remet pas en question les trends haussiers sur les valeurs risquées que sont les actions.

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Publications de résultats, valorisations et prises de bénéfices sectorielles

Vous avez commencé à parler de prises de bénéfices, ça explique aussi un peu cette disparité dans les publications de résultats cette semaine ?

On en avait parlé en novembre. Quand il y a les publications du troisième trimestre, on commence à aborder l’année suivante, l’année 2026. Il y avait des interrogations sur les investissements dans la tech, notamment liées à l’IA. Après le rallye, sur les publications de résultats, on commence réellement à constater les valorisations sur les sociétés par rapport à leurs investissements, par rapport au retour sur justement ces investissements et aux bénéfices à venir. Et donc, il y a quelques exagérations qui méritent des prises de bénéfices dans la tech, sur les financières, tous les moteurs qui ont fonctionné. Mais par contre, il y a des indications intéressantes. Par exemple, quand Volvo Trucks, sur les camions, le management annonçait des reprises en Europe et aux États-Unis, ce sont des éléments favorables. Quand ArcelorMittal dit que la préférence européenne commence à jouer et que les marges commencent à s’améliorer après des années d’entrée d’acteurs étrangers dans nos zones, il y a des choses qui se mettent en place et ça sera favorable pour la suite. Il y a des choses générales qui méritent des prises de bénéfices, mais il y a des situations particulières qui montrent que sous la couche superficielle, il y a des choses intéressantes qui se mettent en place et on en parlera cette année.

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