27 % des logements anciens vendus sont classés C, progrès réel ou effet de calcul ?
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Les ventes de logements anciens se déplacent vers de meilleures étiquettes énergie. Au 2e trimestre 2026, les biens classés C représentent 27 % des transactions, contre 23 % un an plus tôt, selon la note de conjoncture n°73 des Notaires de France. Les notaires demandent pourtant de lire ces chiffres avec précaution.
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Les étiquettes C et D gagnent du terrain, la classe E recule
En 2025, les logements classés C pèsent 23 % des ventes dans l’ancien, soit 2 points de plus qu’en 2024. La classe D progresse de 3 points, à 35 %. À l’inverse, la part des logements classés E perd 5 points et tombe à 20 %.
La tendance se poursuit en 2026. Au 2e trimestre, la classe C atteint 27 % des ventes, la D 34 % et la E 17 %. Les étiquettes F et G comptent respectivement pour 8 % et 5 % des transactions, contre 6 % pour la B et 3 % pour la A. Les gains des classes C et D se sont faits au détriment des logements E, F et G.
Lire aussi : DPE 2027 : 300 000 logements vont sortir du statut de passoire énergétique
Les petites surfaces toujours moins bien classées
Les petits appartements restent en retrait. En 2025, 18 % de leurs ventes portent sur des biens classés C et 32 % sur des biens classés D. Pour l’ensemble des appartements, ces parts sont de 28 % et 36 %.
Ce segment est pourtant celui qui progresse le plus. Sur un an, la part des étiquettes C et D y gagne 7 points, contre 4 points pour l’ensemble des appartements.
Amélioration du parc ou ajustement du DPE ?
L’interdiction progressive de louer les passoires thermiques, lancée en juillet 2021, a d’abord gonflé la part des logements F et G mis en vente. Elle est passée de 11 % des ventes en 2021 à 16 % en 2022, puis à 17 % en 2023. Selon le calendrier rappelé par les notaires, l’interdiction vise les logements G+ depuis 2023 et tous les G depuis 2025. Elle doit s’étendre aux F en 2028, puis aux E en 2034.
Dans le même temps, le mode de calcul du DPE a changé. Depuis le 1er janvier 2024, les seuils de consommation des logements de moins de 40 m² ont été revus pour corriger leur classement défavorable. Le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire a aussi été fortement abaissé, ce qui avantage les logements chauffés à l’électricité.
Pour les notaires, la meilleure répartition des ventes peut refléter un vrai progrès énergétique du parc. Elle peut aussi, et peut-être surtout, venir de ces changements de méthode. Des logements de petite surface ou chauffés à l’électricité ont pu gagner une classe sans que leur performance réelle ait changé.
Sources : Notaires de France, note de conjoncture immobilière n°73
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