Luxe : la baisse des valeurs offre-t-elle des points d’entrée ?

On va parler de la thématique luxe et lifestyle. C'est une des thématiques qui vit une année compliquée.
Comment expliquer la sous-performance de la thématique d'investissement luxe et lifestyle ?
Effectivement, l'année 2026 est très compliquée pour la thématique luxe et lifestyle, qui se place dernière dans les 25 thématiques qu'on a identifiées chez Galiléa Asset Management au 31 août. Donc une année assez complexe qui s'explique en premier lieu par la normalisation de la consommation qu'on a connue depuis quelques années maintenant, depuis les années post-Covid qui avaient été des années assez exceptionnelles pour la thématique, avec vraiment un ralentissement qui s'est prononcé cette année, notamment en Chine et aux États-Unis pour certaines valeurs de la thématique. C'est ce qui explique justement une performance qui est négative, -7 % depuis le début de l'année. Et on l'a vu dans les publications de résultats qui sont arrivées durant cet été, encore un environnement qui est complexe pour les acteurs de la thématique comme LVMH notamment, qui voit justement un ralentissement de la demande, notamment pour le segment mode et maroquinerie.
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Est-ce que ces difficultés sont passagères ou est-ce qu'il y a des tendances structurelles permettant de voir des jours meilleurs ?
Pour nous, c'est vraiment conjoncturel. Les habitudes de consommation évoluent, mais vraiment, on pense que les moteurs de long terme restent en place, notamment cet accès de plus en plus important pour une classe moyenne également de plus en plus riche dans les pays émergents et notamment pour l'Asie. Ce qui est véritablement important à noter, c'est qu'on a une multitude de situations qui sont très différentes. J'évoquais juste avant la mode et la maroquinerie qui souffrent véritablement en 2026, mais on a des acteurs comme Ferrari ou encore Hermès qui sont positionnés sur un segment beaucoup plus premium, qui arrivent à capter encore une demande qui est importante. Donc il faut vraiment faire le tri dans la thématique. Mais véritablement, les moteurs de croissance sont toujours là. Alors certes, c'est compliqué depuis 2024, 2025 pour la thématique dans son ensemble, mais il y a vraiment des actions qu'on peut piocher et des choses à faire encore sur certaines valeurs bien précises de la thématique.
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Cette sous-performance donne-t-elle des points d'entrée pour cette thématique ?
Oui, alors quand on regarde la thématique dans son ensemble, aujourd'hui, la thématique se paye quand même encore 23 fois les profits, contre un MSCI World qui se paye autour de 20 fois. Donc la thématique est vraiment encore dans sa moyenne qu'on peut connaître depuis 3-4 ans en termes de valorisation. Mais quand on regarde au cas par cas, il y a vraiment des segments qui sont assez intéressants. On l'a vu lors des publications de résultats, notamment pour Richemont, tout le secteur de la joaillerie, tout le secteur également des montres qui performe bien, Ferrari également. Donc ça peut offrir aujourd'hui des points d'entrée qui sont intéressants sur Ferrari, sur Richemont, sur d'autres valeurs de la thématique. Après, pour des valeurs comme Kering ou LVMH, il faudra vraiment regarder les prochaines publications de résultats, voir comment les marchés les accueillent. Est-ce que la demande est repartie ou pas en Chine et aux États-Unis ? Mais véritablement, je pense qu'il y a des choses à faire, des points d'entrée assez intéressants pour une partie de la thématique, plutôt la partie premium, vraiment luxe.
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