Midterms : Wall Street vote-t-elle toujours pour la hausse ?

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Le S&P 500 a progressé systématiquement dans les six et douze mois suivant les élections de mi-mandat depuis 1950. Autrement dit, quelle que soit la couleur politique du président en place, les marchés actions américains ont toujours terminé ces deux périodes en territoire positif.
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Une régularité historique étonnante, qui soulève une question : les élections de mi-mandat constituent-elles réellement un catalyseur boursier, ou cette performance s’explique-t-elle par des facteurs économiques et financiers plus profonds ?
Élections de mi-mandat : quel impact historique sur le S&P 500 ?
Un rendez-vous politique... et boursier. Organisées tous les quatre ans, à mi-parcours du mandat présidentiel, les élections de mi-mandat renouvellent l’intégralité de la Chambre des représentants et environ un tiers du Sénat américain.
Elles constituent souvent un moment délicat pour le président en exercice, dont le parti peut perdre sa majorité au Congrès. Pourtant, cette incertitude politique ne semble historiquement pas avoir pénalisé durablement Wall Street.
Depuis 1950, les performances du S&P 500 à douze mois après les élections sont toutes positives, mais leur amplitude varie considérablement, d’environ 2% après les élections de 2014 sous Barack Obama à plus de 30% après celles de 1954 sous Dwight Eisenhower. Le phénomène dépasse donc largement l’alternance entre démocrates et républicains. Mais une corrélation aussi régulière suffit-elle à établir un lien de causalité ?
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Pourquoi les marchés actions montent après les midterms ?
Quand l'incertitude disparaît, les marchés respirent. L’explication la plus convaincante réside moins dans le résultat électoral que dans la disparition progressive de l’incertitude.
Avant les élections, les investisseurs doivent intégrer plusieurs scénarios concernant la fiscalité, les dépenses publiques ou encore la réglementation. Cette visibilité réduite peut peser sur les valorisations et encourager une certaine prudence.
Une fois le scrutin passé, les perspectives politiques deviennent plus lisibles. Les investisseurs peuvent réévaluer les risques, ajuster leurs anticipations et revenir sur les marchés actions.
Politique monétaire, bénéfices, cycle économique : des facteurs difficiles à isoler
Mais attribuer ces performances aux seules élections serait une erreur. Les midterms interviennent systématiquement au milieu du cycle présidentiel, une période durant laquelle les marchés peuvent également bénéficier d’autres facteurs, évolution de la politique monétaire, reprise des bénéfices des entreprises ou amélioration des perspectives économiques.
L’exemple de 1982 est révélateur. Le rebond des actions américaines s’inscrivait dans un contexte de sortie de récession et d’assouplissement monétaire de la Fed. Difficile, dans ces conditions, d’isoler l’effet propre des élections.
Il faut également rappeler que les marchés américains progressent structurellement sur longue période. La statistique des 100% repose sur seulement 19 élections depuis 1950, un échantillon relativement limité pour en tirer une règle prédictive.
J.P. Morgan rappelle que le S&P 500 a gagné environ 15% en moyenne dans les douze mois suivant les midterms depuis 1950. Mais la configuration actuelle présente une différence importante, le marché américain affiche déjà une progression supérieure à 10% depuis le début de l’année.
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Le vote de Wall Street surtout pour la visibilité
L’histoire boursière américaine révèle une régularité spectaculaire, depuis 1950, aucune élection de mi-mandat n’a été suivie d’une performance négative du S&P 500 à six ou douze mois.
Mais cette statistique ne signifie pas que les élections font mécaniquement monter les marchés.
Elle illustre surtout une caractéristique fondamentale des investisseurs, les marchés peuvent davantage souffrir de l’incertitude précédant un événement que de l’événement lui-même.
Reste à savoir si 2026 prolongera cette série historique ou rappellera que, même à Wall Street, aucune statistique n’est éternelle... Wall Street ne vote pas nécessairement pour un parti. Elle vote surtout pour la visibilité !
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